Spartakus, queer et subversif


Iran : Dissidents, homosexuels, meurtres à la chaîne

farrokhazd.jpg

Nous devons rappeler qu’une grande vague d’épuration morale et politique eut lieu en Iran de 1996 à 2001 (… jusqu’à ce jour). Appelée “Chain Murders of Iran”, cette terrifiante chasse aux opposants fit de nombreuses victimes. Ainsi, les fondateurs du parti laïque “Mellat Iran”, Dariush Forouhar et sa femme Parvaneh Eskandari Forouhar furent assassinés dans leur maison en 1998. D’autres ont suivi, notamment un accident d’autobus en Arménie tua 21 journalistes. Un coupable fut désigné, Saeed Emami, personnage sombre qui appartenait aux services secrets et qui fut lui-même éliminé en 1999 par empoisonnement, en prison. Parmi les victimes de cette “Chain Murders”, il y eut également Ahmad Tafazzoli, historien assassiné en 1997, et Mohammad Mokhtari, assassiné en 1998.

Des homosexuels célèbres furent victime de cette chasse à l’immoralité. D’abord Fereydoun Farrokhzad, poète et chanteur homosexuel et figure de l’opposition. Né en 1936, il fut assassiné le 8 août 1992, à Bonn en Allemagne à son domicile. Il fut découpé en morceaux et sa tête et ses testicules envoyés à sa famille.
Le plus célèbre de tous, fut Ali Akbar Saidi Sirjani dit Saidi Sirjani (1931-1994) (“Under the Cloak of Hypocrisy“), il fut arrêté le 14 mai 1994 et il est mort en prison dans des circonstances non élucidées accusé de crimes d’espionnage et d’homosexualité.
Vidéo de Saidi Sirjani

Plusieurs rapports témoignent de l’application de la peine de mort pour homosexualité, et cette sentence a souvent été appliquée contre des dissidents, elle constitue un moyen de pression contre l’opposition politique comme pour les homosexuels.
D’après la Boroumand Foundation, il y eut entre 1979 et 1990 au moins 107 exécutions pour des comportements homosexuels. D’après Amnesty International, au moins 5 homosexuels dont deux femmes furent exécutés publiquement en janvier 1990. En Avril 1992, le Docteur Ali Mozafarian, un leader sunnite de la province de Fars (Sud Iran), fut exécuté à Shiraz après avoir été convaincu d’espionnage, adultère, et sodomie. Sa confession enregistrée sur cassette fut diffusée à la télévision à Shiraz et dans les rues de Kazerun et de Lar. Le 12 Novembre 1995, sur le verdict de la huitième branche judiciaire de Hamadan et sur la confirmation de la Cour suprême d’Iran, Mehdi Barazandeh, aussi connu sous le nom de Safa Ali Shah Hamadani, fut condamné à mort. Les autorités judiciaires annoncèrent que les crimes de Barazandeh étaient des actes répétés d’adultère et “de sodomie obscène”. Le verdict de la Cour fut appliqué sous la forme de lapidation. Barazandeh appartenait à la secte Khaksarieh de Dervishes (Journaux de la république islamique, 14 Novembre 1995 et rapport dans le magazine Homan, 10 Juin 1996). L’exécution d’Ali Sharifi fut rapportée à Hamadan pas le Washington Blade en 1998. Sharifi fut pendu pour homosexualité, adultère, consommation d’alcool, et vente de drogue.
En 2005, les deux très célèbres jeunes adolescents, Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni furent tous deux condamnés à mort pour ce que certains groupes de défense des Droits de l’homme appelaient “relation homosexuelle consensuelle”.
4000 personnes ont statistiquement été exécutées en Iran depuis 1979 pour homosexualité et lesbianisme.

Le 22 juillet 2007, six hommes sur 12 furent pendus pour, entre autres chefs d’inculpation, “sodomie”.



Nigéria : Exécution de 18 homosexuels en vertu de loi islamique

bkackii3.jpg

Nigéria : Exécution de 18 homosexuels en vertu de loi islamique

La situation difficile des personnes gays autour de la planète ne suscite que peu d’attention aux organismes gays des Etats-Unis. Tandis que les organismes politiques LGBT en Amérique demeurent relativement insouciants au sujet des droits de l’homme maltraités et nos frères et soeurs dans des pays trop lointains, ils ne font pas l’objet d’articles dans les journaux.
Ceci étant dit, voici quelques nouvelles très déprimantes, extraites du service de l’Agence France-Presse :
Dix-huit hommes ont été arrêtés au Nigéria-Nord pour sodomie déclarée, ce qui est passible de la peine de mort en vertu de la loi islamique et de la sharia de l’état de Bauchi, rapporté jeudi par l’agence NAN.
Le juge Malam Tanimu a renvoyé en prison les 18 personnes jusqu’à la prochaine audition le 24 août, après leur arrestation dimanche dans un hôtel de la ville de Bauchi.
La cour mercredi a constaté que ces hommes, qui portaient des vêtements féminins, étaient venus de cinq états voisins pour célébrer un “mariage” gay. Ils seraient accusés d’offense sexuelle et de sodomie. L’officier de police Tadius Boboi a dit que ces hommes avaient violé le code pénal de la sharia adopté dans Bauchi et d’autres états du Nigéria-Nord, musulman depuis huit ans lors de la fin du régime militaire.
Dans l’état nigérian le gouverneur doit donner son approbation à la sharia avant que des punitions comme la mort ou l’amputation soient prononcées par les cours de la sharia et ne soient effectuées réellement.

Article de référence Michael Petrelis



Global Gay Solidarity Days, 3 et 4 Août 2007

globalgay.jpg

Canada, Pologne, USA… :
Actions pour les «Global Gay Solidarity Days», 3 et 4 août 2007
.

Message de Michael Petrelis :

Les «Global Gay Solidarity Days» (Journées Mondiales de Solidarité Homosexuelle), les 3 et 4 août, vont avoir lieu et je vous soumets ces deux e-mail que j’ai reçus aujourd’hui :
Le premier est de mon ami Lukasz Palucki de Varsovie, qui a organisé une action samedi avec un appel national pour que tous les bars et cafés gays allument des bougies toute la journée. Lukasz est un activiste courageux, faisant tout ce qu’il peut en faveur du LGBT local et international et il m’inspire profondément. Nous avons besoin de plus de Lukasz !

Le deuxième email vient du Canada, de la «Vancouver Pride Society» (VPS) qui publient dans leur communiqué de presse le programme de leur action du vendredi 3 août pour la «solidarité gay mondiale». Citoyens de Vancouver, LGBT, merci de nous soutenir et d’organiser une action à la laquelle beaucoup peuvent participer. Courage !

Le message de Pologne :

S’il vous plait, n’oubliez pas Varsovie. Nous nous réunirons au «Candle Meeting» près de l’Ambassade d’Iran (Krolowej Aldony 22 Str.) à Varsovie, le 4 août à 20 h.
J’ai envoyé le message à tous les clubs gays de Pologne pour mettre une bougie sur les bars, samedi, comme signe de SOLIDARITÉ GAY MONDIALE.
Vous savez qu’en Pologne, le mot “SOLIDARITÉ” est très important dans notre histoire.
J’enverrai des photos plus tard sur mon blog. Je mettrai une vidéo de notre action.
Lukasz Palucki : luke.santi@eranet.pl

Le message de Vancouver :

La « Vancouver Pride Society » (VPS) tiendra un stand et inaugurera le premier jour Solidarité Gay Mondiale qui aura lieu vendredi 3 août 2007.
Le VPS commémorera la journée en par un moment de silence lors du lancement de l’ « Official Vancouver Pride Week-end » à midi à la Vancouver Art Galerie pour se souvenir de ceux qui furent les victime des abus et manquements aux Droits de l’Homme en raison de leur orientation sexuelle.
Les « Global Gay Solidarity Days» commémorent les atrocités faites à la communauté internationale LGBT. Les activistes s’uniront dans le monde entier et enverront des messages aux fonctionnaires de leurs gouvernements, en particulier à l’ONU, pour étudier des abus de Droits de l’Homme concernant les personnes LGBT tout autour de la planète.
Vancouver sera la 10ème ville à célébrer cette journée, parmi les autres villes, New York, Caracas, Cologne, Varsovie, Mexico City, Washington DC, et Stockholm.
Quoi : Moment de silence pour le « Global Gay Solidarity Day » (lors du lancement de l’ «Official Vancouver Pride Week-end»).
Quand : Vendredi 3 Août, 2007.
Heure : 12:30
Où : Georgia St. Side to the Vancouver Art Gallery
Pourquoi : : Demande de l‘égalité des droits LGBT partout dans le Monde.
Qui : : John Boychuk, Président de la «Vancouver Pride Society», Ken Coolen, Organisateur de «Vancouver Pride Parade», Bruyère Hendelson de la «New York Pride», Tomasz Baczkowski, organisateur de la «Warsaw Pride», Marquez Tewksbury, défenseur de Droits de l’Homme.
Pour plus de renseignements, contactez Rachel Ricketts : rachel@pamelagroberman.com
Michael Petrelis

Message de Brendan Fay :

Les activistes gays des Droits de l’Homme vont se réunir à midi pour une veille (vigil) à l’ONU, pour rappeler les Principes de Yogyakarta, au mémorial Raoul Wallenberg, vendredi 3 août à midi.
Le rendez-vous est fixé au Dag Hammarskjöld Plaza, 47ème rue, et mené par John Maynard, avec bougies et guirlandes.
Les avocats concernés par ces manquements aux droits de l’homme, aux lesbiennes, aux homosexuels, bisexuels et transgenres (LGBT) organiseront ces veilles (vigils) de solidarité dans plusieurs villes autour du monde ce week-end des 3 et 4 août, Caracas, Cologne, Mexico, New York, San Diego, San Francisco, Stockholm, Vancouver, Varsovie et Washington. Les veilles de solidarité mondiale sont une réponse à l’augmentation croissante de la violence et aux dénis des droits de l’homme dans le monde entier contre les personnes LGBT.
“Nous refusons d’être silencieux face à la torture, à la discrimination et aux exécutions en Iran, aux combats homophobes à Moscou, aux autorités lithuaniennes qui interdisent le drapeau arc-en-ciel dans les rues de Vilnius. Nous refusons d’être silencieux quand beaucoup de réfugiés LGBT et de porteurs du HIV, des demandeurs d’asile, des immigrés séropositifs arrivent aux USA pour ne rencontrer que discrimination et portes fermées, ” dit Brendan Fay.
“Ce vigil reflète un esprit de la responsabilité globale parmi les activistes LGBT du monde entier. Nous refusons d’être silencieux quand nos familles, nos amours et nos vies sont traitées comme de deuxième classe partout à travers le monde. Nous serons ensembles de New York à New Delhi, de Bagdad à Belfast.”
Les organisateurs réclament l’application des principes de Yogyakarta, qui ont été approuvés cette année à la session du Conseil de droits de l’homme de l’ONU à Genève. “Ces principes établissent des normes de base pour les gouvernements qui doivent traiter les personnes dont les droits sont trop souvent niés et dont la dignité est trop souvent outragée et injuriée” a dit Scott Long, le directeur du programme LGBT des droits de l’homme. Les principes de Yogyakarta sont une réponse aux abus en raison de l’identité et de l’orientation sexuelle et de genre réelles ou perçues. Fay et les organisateurs invitent Ban Ki-Moon, le secrétaire général, et le haut-commissaire de l’ONU pour des droits de l’homme, Louise Arbour, d’assurer les droits des personnes LGBT et de les considérer comme “prioritaire pendant la prochaine session.”
“À la veille du Sweden’s National Pride Festival nous appelons à la mémoire de Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l’ONU, homosexuel et pionnier des droits de l’homme,” a dit l’organisateur Gibert Baker. Baker est également le créateur du drapeau arc-en-ciel, symbole international du mouvement de droits civiques LGBT.
Le 3 août marque également l’anniversaire de l’exécution de l’Irlandais humaniste Roger Casement in 1916 (confirmé par ses journaux intimes). Casement, homosexuel et avocat des droits de l’homme a risqué sa vie en s’opposant à la brutalité coloniale en Afrique et en Amérique latine.
“Nous nous associons à tous nos frères et soeurs LGBT du monde en réclamant la fin des attaques, des massacres et de la discrimination des LGBT a dit George Plagianos d’Axios, de l’organisation orthodoxe LGBT.

“Aujourd’hui, nous rendons hommage aux vies de Barbara Gittings, Letty Russell, Roger Casement, Simon Nkoli et à tous les avocats des droits LGBT”.
“Nous rappelons la torture, la discrimination, l’emprisonnement et la mort. Dag Hammarskjöld a dit : “La vie exige seulement de vous la force que vous possédez. Un seul exploit est possible, celui de ne pas s’enfuir…”
“Aujourd’hui, nous mettons en valeur ces mots et nous espérons que les Nations Unies le feront aussi” dit Brendan Fay.
Traduction HJL

Liens du jour :
Iran-Resist : Pendaison d’un bandit subversif
La Manica Tagliata : L’alerte de Shiva Nazar Ahari à ADN Kronos International
La Manica Tagliata : Forte inquiétude sur les journalistes kurdes
RSF : Pétition en faveur des journalistes kurdes condamnés à mort en Iran



Sodome ou Gomorrhe
August 1, 2007, 2:24 pm
Filed under: Anti-sodomy, Censure, Death Penalty, Gay, Hanged, Homophobie, Iran, Peine de mort, Queer, Torture

sodomeougomorrhe2.jpg

La Bible hébraïque décrit ses crimes et son châtiment : Dieu, alerté par “le cri contre Sodome”, dont le “péché est énorme”, est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le “péché” est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Lot, le neveu d’Abraham, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Lot en demandant qu’il leur livre les deux étrangers pour qu’ils les “connaissent” (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Lot: “Où sont les hommes qui sont venus chez vous cette nuit ? Amenez-les nous pour que nous les connaissions.” En fait, la traduction pourrait être “abuser”, voire “pénétrer” plutôt que “connaître”.

Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par “le soufre et le feu” en même temps que la cité voisine de Gomorrhe. Le récit raconte :
“Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l’Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu, ce fut l’Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l’endroit où il s’était tenu en présence de l’Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l’étendue de la plaine, et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d’une fournaise.”

Téhéran, 31 juillet (AKI) – Une agence iranienne liée à l’establishment islamiste extrémiste d’Iran a assailli le Maroc en prétendant qu’il était l’état nord-africain “de l’homosexualité et de la pédophilie”.
Dans un éditorial, Taghrib a critiqué le manque du gouvernement marocain à empêcher des groupes d’homosexuels de former une association.
“Au Maroc, un pays d’Islam, l’homosexualité est devenue une réalité admise à tel point qu’elle risque de devenir un état séculaire sans foi comme les nations occidentales”.
Le “Maroc risque de devenir une nouvelle Sodome”, dit Taghrib.
Selon la Bible et le Coran, Sodome, était avec une autre ville, Gomorrhe, détruite par God en raison du comportement immoral de ses habitants.
Source : ADN Kronos International
Source : La Manica Tagliata

NB : L’Iran est un des premiers pays au tourisme pédophile du monde (en grand secret, bien sûr) et aux profit des gros cigares européens.
L’Iran est devenu une dictature sanguinaire (les bassidji) et où les exécutions sommaires sont quotidiennes. Il n’y a plus de jugements équitables. Où l’on accuse de tout et à tout va : les opposants politiques, de sodomie, les homosexuels, de viol, les femmes, d’adultère…
La défloration d’une jeune-fille de 9 ans est admise avec l’aval paternel.
Alors, qui est Sodome et qui est Gomorrhe ?
Dieu n’existe pas pour les détruire, mais c’est Ahmadinejad qui va bientôt se balancer au bout d’une corde.
“Le jugement de Dieu est impitoyable”, ne dit-il pas.
Et il en sera de même pour tous les mollahs pédophiles qui abusent du jeune peuple, sexuellement et moralement.
Votre pêché est avéré.

Je vous assigne.

Deux journalistes, Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour, viennent d’être condamnés à être pendus.



Iran : Le challagh (Fouet) – Public Lashing
August 1, 2007, 10:50 am
Filed under: Anti-sodomy, Gay, Homophobie, Iran, Peine de mort, Public Lashing, Torture, Vidéo, lashing

Depuis l’établissement de la république islamique en 1979, les lois iraniennes sont basées sur une interprétation de la Charia. Toutes les relations sexuelles qui ont lieu en dehors du traditionnel mariage hétérosexuel sont illégales et aucune distinction légale n’est faite entre les relations consenties ou non consenties. Les relations homosexuelles qui ont lieu entre deux adultes consentants en privé est considéré comme un crime et la peine maximale pour ce crime peut être la mort. Les articles 108 à 140 du code pénal iranien votées par le Majles le 30 juillet 1991 abordent en détail l’homosexualité et les peines associées.

Homosexualité masculine:
La sodomie est un crime pour lequel les deux partenaires sont punis. La peine peut être la mort si les participants sont adultes, sains d’esprit et consentants; la méthode d’exécution est à l’appréciation du juge. Un mineur qui commet la sodomie consensuelle est sujet à une peine de 74 coups de fouet. La sodomie est prouvée si une personne avoue avoir commis la sodomie quatre fois ou sur le témoignage de quatre hommes. Le témoignage d’une femme seule ou accompagnée d’un homme ne prouve pas la sodomie. Le Tafhiz (“caresse des fesses ou des cuisses”) et actes du même type commis par deux hommes est puni de 100 coups de fouet. A la quatrième occasion, la peine est la mort. Si deux hommes « se tiennent nus l’un sur l’autre sans aucune nécessité », tous deux sont punis jusqu’à 99 coups de fouet, si un homme « embrasse un autre homme », la peine est de 60 coups de fouet. Si la sodomie, ou les autres délits moins graves décrits ci-dessus sont avoués, et si la personne se repend, le juge peut décider son pardon. Si une personne qui a avoué les crimes moindres se repend avant que d’autres personnes aient apporté leur témoignage, la peine est annulée.

Homosexualité féminine:
La peine pour les actes homosexuels féminins mettant en présence deux adultes, sains d’esprit et consentants est de 100 coups de fouet. Si l’acte est répété trois fois et que la peine est appliquée à chaque fois, la peine de mort s’appliquera à la quatrième occasion. Les moyens de prouver les actes lesbiens sont les mêmes que pour l’homosexualité mâle. Les musulmans et les non-musulmans sont sujets au même régime de peines. Les règles d’annulation de la sentence, ou du pardon sont les mêmes que pour les délits homosexuels masculins. Les femmes qui « se tiennent nues l’une sur l’autre sans aucune nécessité et qui ne sont pas unies par des liens familiaux » sont punies de jusqu’à 100 coups de fouet.
Source Wiki.

Le challagh (fouet) est appliqué dans le but de provoquer la mort par hémorragie interne.



I am object, nouvelle vague de répression en Iran, 300 condamnations
July 30, 2007, 10:59 am
Filed under: Anti-sodomy, Asylum, Censure, France, Féminisme, Gay, Hanged, Homophobie, Iran, Peine de mort, Queer, Torture

imobject.jpg

Nouvelle vague de répression en Iran (IRQO)

Dans les dernières deux semaines, avec la protestation légitime des Iraniens au sujet des pressions toujours croissantes du gouvernement, une nouvelle vague de répression et d’élimination a commencé à l’intérieur du pays.

Lors d’un entretien dans l’émission TV «Kooleh Poshty», le 24 juillet, Saeed Mortazavi a souligné et détaillé chaque groupe et individus visés par la nouvelle vague de violence et d’assassinat du gouvernement d’Iran. Dans ces commentaires, il décrit clairement les groupes qui violent prétendument les lois islamiques officielles et il parle en détail des diverses formes de vêtements, de robes, de maquillage, et de coiffure considérées comme inacceptables et impardonnables. Mais, pour expliquer la mesure de ces violentes menaces, Saeed Mortazavi considère que les coupables ne seront pas punis à la première arrestation mais recevront d’abord un avertissement et des «conseils». Apparemment lors de son intervention, Mortazavi ne se réfère pas aux images et aux rapports reproduits dans la presse de ces méthodes de punition des autorités face à ceux qu’il considère coupables de ces prétendues offenses immorales.

Vu les circonstances, le respect pour la loi et les droits fondamentaux des personnes est un moindre souci pour le système juridique. Dès qu’individu sera visé, il sera traité de façon brutale et violente avec intimidation verbale et menaces physiques, dans de nombreux cas, avant que l‘accusé n’ait pu répondre à son accusation, il est battu à sang. Les propos de Mortazavi ne rassurent pas et n’inspirent pas la confiance des auditeurs !

Lors de l’interview, Saeed Mortazavi a fait, intentionnellement et inexactement, cinq références inexactes au terme «hamjensbaz» (qui a des relations avec une personne du même sexe) plutôt qu’au terme «homosexuel» qui aurait été plus correct.

À cause d’une traduction incorrecte de l’expression «I am object» (Je suis objet), slogan sur un tee-shirt porté par un jeune homme, la communauté homosexuelle en Iran a été soumise à un très fort châtiment.

L’organisation étrangère iranienne (IRQO) condamne la violation continue des droits de l’homme commise par le gouvernement de la République Islamique d’Iran qui utilise toute méthode de violence et de pression à l’encontre de tous les secteurs de la société, en particulier sur les minorités sexuelles iraniennes, et demande à tous les individus et aux organismes actifs des Droits de l’Homme dans le Royaume de s’engager pour une l’intervention afin de que l’homosexualité soit décriminalisée.

Tenant compte des révélations issues de la sombre et criminelle histoire de la République Islamique d’Iran, nous pouvons penser que Saeed Mortazavi, visage bien connu pour sa puissance juridique et accusé de morts et de condamnations innombrables, y compris celle de Zahra Kazemi, s’efforce d’expliquer et d’imposer des modèles de coiffures et les slogans des vêtements à la jeune génération provocante et réprimée. Tandis que l’insécurité, l’injustice, le chômage, la corruption et le manque toujours croissant de liberté civile ont compromis la vie de la société.

Malheureusement, de tels commentaires psycho-maniaques sont le combustible à de nouveaux cycles de violence, de meurtre, et de violation des droits de l’homme.

Nous avons tous entendu que de nouvelles exécutions sont à venir et nous serons vigilants sur la suite de ces massacres. D’après des rapports, il est prévu que trois cents individus soient victimes de cette phase de suppression et de répression et qu’ils soient exécutés pour des crimes chimériques.

Où que nous soyons, élevons nos voix pour protester contre ces actes sauvages commis par ce régime et faisons pression sur les organismes internationaux de Droits de l’Homme afin d’arrêter cette vague de violence et de massacre.

Traduction HJL

Organisation Étrangère Iranienne – IRQO



Iran : Point-presse Ministère des Affaires Étrangères
July 26, 2007, 8:16 pm
Filed under: Anti-sodomy, Asile, Asylum, Death Penalty, France, Gay, Hanged, Homophobie, Iran, Peine de mort

crane.jpg

Point presse Ministère des affaires étrangères Paris 26 juillet :

IRAN

La France, qui, comme ses partenaires européens, s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances et en tous lieux, condamne l’exécution de douze citoyens iraniens survenue le 22 juillet.
La France relève avec une préoccupation particulière qu’un officiel iranien avait annoncé le 10 juillet que l’orientation sexuelle des condamnés figurait parmi les chefs d’inculpation.
Ces condamnations et ces exécutions viennent s’ajouter à la lapidation pour adultère d’un homme le 5 juillet et pourraient annoncer d’autres exécutions.
A la demande de Mme Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme, le chargé d’affaires iranien à Paris a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et européennes ce matin. Nous lui avons marqué notre extrême préoccupation et rappelé :
- notre opposition à la peine de mort en toutes circonstances,
- notre engagement en faveur de son abolition universelle,
- notre attachement au respect, par les autorités iraniennes, de leur moratoire de 2002 sur les lapidations,
- notre appel à ce qu’aucune autre condamnation à la lapidation ne soit exécutée.
(Avez-vous demandé à l’Iran de révéler de façon claire les motifs individuels de condamnation pour chaque homme exécuté ?)
Je vous renvoie à ma déclaration.
(Avez-vous abordé le sort des condamnés pour “lavat” (sodomie) avec le chargé d’affaires iranien ?)
Toutes les condamnations à mort prononcées ces derniers jours ont été abordées.
(Avez-vous abordé les conditions de vie des homosexuels en Iran ?)
Le but de cette convocation était de marquer notre opposition à la peine de mort en toutes circonstances.
(La France et l’Europe sont-elles entendues par le président iranien lorsqu’elles évoquent la peine de mort dans ce pays ?)
L’Union européenne et ses membres sont engagés en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Ils saisissent toutes les occasions pour le rappeler aux pays qui, comme l’Iran, n’ont pas encore renoncé à la pratiquer.



Iran : De sodomites à hooligans
July 23, 2007, 8:11 am
Filed under: Anti-sodomy, Death Penalty, Gay, Homophobie, Iran, Peine de mort, Queer

hooliganroseiran.jpg

16 PENDAISONS SANS POLÉMIQUE
23.07.2007

Le procureur Saïd Mortazavi a triomphalement annoncé la pendaison de « 16 des plus célèbres hooligans de Téhéran ». 12 d’entre eux ont été pendus ce dimanche à l’aube à l’intéreur de la prison d’Evin et 4 autres avaient été exécutés la semaine dernière. Il s’agit des personnes dont le porte-parole du système judiciaire avait la semaine dernière annoncé la prochaine pendaison.
Il est à noter que dans le nouveau communiqué officiel du régime, diffusé par le procureur de Téhéran, on évoque des charges comme enlèvements, viols et trafic de drogue, mais il n’est plus question de sodomie (mot qui désigne l’homosexualité).
Idem, 17 autres personnes accusées de viols, enlèvements et trafic de drogue attendent la décision du tribunal et seront vraisemblablement pendus, mais là encore le régime évite d’utiliser des mots qui pourront déclancher une campagne internationale sur le thème sensible de la répression des homosexuels.
Ces « criminels célèbres » n’avaient pas été appréhendés pendant leurs terribles forfaits : il s’agit de jeunes qui ont été tirés du lit par des miliciens cagoulés armés de matraques, de mitraillettes et de sabres !
Ils avaient alors été rudement molestés avant d’être embarqués, et toute l’opération avait été filmée de A à Z par des cameramen suivant pas à pas les hommes armés de sabre.
De nombreux iraniens pensent que les jeunes appréhendés et finalement pendus n’étaient pas des criminels, mais des jeunes charismatiques des quartiers populaires qui tenaient tête aux véritables voyous que sont les miliciens du régime (Pasdaran ou Bassidjis).
Dans un premier temps, ces jeunes avaient été accusés de tout et finalement ils ont été pendus sans aucune référence à un thème sensible et mobilisateur en Europe. Cette modification sera suivie d’un grand soulagement chez les journalistes français qui se verront exemptés de la corvée de protestation contre leur pendaison.
La mobilisation du réseau Spartakus a prouvé l’efficacité d’une action ciblée. Même si cette mobilisation n’a pas permis de sauver ces vies, nous savons désormais que l’on peut influencer le régime. Cependant, sans le concours de la presse française, il n’y aura pas de résultat spectaculaire dans ce domaine et les Français n’auront de l’Iran actuel que les images très esthétiques du Persépolis de Marjane Satrapi où, à aucun moment, on n’évoque les lapidations ou la pendaison des mineurs ou encore la mise à mort des « sodomites ».

© WWW.IRAN-RESIST.ORG



Lois anti-sodomie en Iran
July 21, 2007, 10:08 am
Filed under: Anti-sodomy, Death Penalty, Gay, Homophobie, Iran, Peine de mort, Queer

darius4.jpg

Lois anti-sodomie en Iran
Date : 20 juillet 2007

Par Hossein Alizadeh et Grace Poore.
Commission des Droits de l’Homme Gays et Lesbiens Internationaux (IGLHRC).

Les lois contre la sodomie (anti-sodomie) en font un crime pour être un acte sexuel non procréatif. Crimes contre-nature, conduites sexuelles déviantes, homosexualité sont des termes utilisés dans les codes criminels partout autour du monde. Pourtant fréquemment, dans le contexte d‘une arrestation et d’un emprisonnement, un acte réel de sodomie n’a pas été commis. La loi est plutôt employée pour viser ceux dont la sexualité défie les normes et contraire aux préférences sociales pour les rapports hétérosexuels. La loi justifie son l’action en débarrassant les «contrevenants» de la communauté.

En même temps, dans la structure de beaucoup de codes pénaux, sinon dans l’esprit du grand public, les lois de sodomie regroupent le viol, l’attentat à la pudeur, l’inceste et l’abus sexuel d’enfants (pédophilie) combinant de ce fait des crimes de violence sexuelle avec des actes de sexualité non procréative. Ces deux groupes sont considérés de la même manière en tant que déviants sociaux. Ils doivent être mis à l’index, punis et, dans le cas de certains pays comme l’Iran, exécutés.

En Iran, un modèle inquiétant qui conjugue viol et sodomie a émergé, laissant LGBT, féministes et défenseurs des droits des homosexuels dépourvus en terme de réponse. Il est assez difficile de défier un gouvernement qui masque son processus criminel et manoeuvre l’opinion publique autour de la sexualité, et qui ajoute à ceci l’exécution publique de jeunes hommes pour cet amalgame et confusion entre sodomie et viol.
Si les associations qui luttent en faveur de droits LGBT organisent une campagne pour lutter contre les accusations contre les homosexuels, ils risquent de mettre en danger d’autres homosexuels dans le pays relayant la rumeur que peut-être des viols sont commis. Si les associations pour les droits des femmes demeurent silencieuses, elles risquent tacitement d’admettre que l’exécution pour viol est acceptable, ignorant cette notion de sexualité homosexuelle.
En outre, si nous remettons en cause l’innocence des hommes accusés, nous courons le risque de capitulation face à la campagne du gouvernement iranien qui effectue ces assassinats homophobes. Si nous assumons leur innocence et si nous les défendons, nous oeuvrons en faveur de la polarisation culturelle contre les victimes du viol dont on dénie habituellement l’accusation.

Les autorités iraniennes semblent satisfaites d’afficher publiquement ses lois en tenant compte de la punition contre les lesbiennes et les homosexuels. Il y a une semaine le porte-parole de l’ordre judiciaire iranien a annoncé que dans les jours à venir 20 criminels seront pendus à Téhéran pour multiples frais, y compris le viol et la sodomie (Agence ISNA, 10 juillet 2007). Ceci fait écho à l’affaire du 19 juillet 2005 où deux adolescents, Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni, ont été pendus en public pour sodomie. Les deux adolescents étaient mineurs lors de leur arrestation, et encore mineurs à l’heure de leur exécution.

Le code pénal iranien considère comme les rapports sexuels entre personnes du même sexe comme un crime punissable par la mort pour les hommes et par des coups de fouet pour les femmes (Code pénal islamique d’Iran, article 108-134). N’importe quel homme reconnu coupable d’acte sexuel pénétratif avec un autre homme doit être tué, que les partenaires soient consentants ou pas. Que l’un soit mineur ou l’autre adulte n’est pas pris en considération (Code pénal islamique de l’Iran, article 108).

En revanche, le deuxième tome du Code pénal islamique, qui couvre toutes les formes de crimes sexuels, reste silencieux au sujet du viol entre personnes mariées. Et le viol d’un mineur est un crime seulement si l’acte sexuel est hors relation sanctionnée religieusement. Par exemple, un homme adulte qui force une jeune fille de neuf ans n’est pas considéré comme avoir commis un crime si le père de la victime assure que le violeur va épouser sa fille.

La loi exige également que toutes les plaintes pour crimes sexuels soient accompagnées d’au moins quatre témoins masculins adultes. Dans les cas où ceux qui portent plainte pour viol et ne fournissent pas ce que la cour considère comme les preuves requises, ils sont punis. (Code pénal islamique d’Iran, Section 5, Livre 2, Chapitre 2, articles 139-164). Donc, les lois qui régissent le viol et les abus sexuel rendent presque impossible à beaucoup de victimes de venir demander justice.

Étant donné l’ambiguïté du code pénal d’Iran sur l’abus sexuel et le viol sur enfant, et vu que dans la plupart des cas annoncés, les malfaiteurs allégués de viol et/ou d’abus d’enfant (pédophilie) sont également reconnus coupable de sodomie, il n’est pas possible de déterminer si les personnes condamnées sont vraiment coupables d’offenses sexuelles, ou si elles sont pénalisées pour homosexualité. En outre, dans le cas de l’Iran (et également d’autres pays comme la Malaisie), il est difficile de savoir si les personnes accusées de sodomie sont vraiment homosexuelles ou sont considérées par le gouvernement comme étant homosexuelles. Dans les cas récents rapportés par l’IGLHRC, les autorités iraniennes n’ont pas présenté publiquement les quatre témoins masculins condamnés, de ce fait éveillant nos soupçons sur ces pratiques courantes qui sont de débarrasser la société des lesbiennes et des homosexuels, et de provoquer la crainte publique.

Prenons l’exemple d’Ali-Akbar Saidi Sirjani, l’auteur iranien bien connu, qui a été arrêté et tué en 1994 par les autorités iraniennes. Il a été accusé de plusieurs «crimes de moralité» y compris l’homosexualité. Son cas est un exemple de la façon dont les autorités iraniennes utilisent la loi contre la sodomie pour discréditer et enfermer leurs adversaires politiques.

L’exécution des êtres humains est inhumaine et illégale au regard de droits de l’homme. L’abus sexuel et le viol d’enfants sont des crimes répréhensibles et honteux. L’IGLHRC ne croit pas que la condamnation de l’un est antithétique à la condamnation de l’autre. Tous deux font partie d’un plus grand système d’oppression.

Une activiste des droits des femmes en Iran qui utilise le pseudonyme Azzadeh (qui signifie liberté) observe : «Toutes sortes de personnes sont exécutées. Toutes sortes de personnes sont emprisonnées. Nous avons des personnes du mouvement des femmes, du mouvement des étudiants, du mouvement ouvrier, des employés des transports, du mouvement des professeurs. Tous ceux qui luttent pour des droits civiques, les uns après les autres sont arrêtés. Les passeports sont repris, les activistes ne peuvent pas partir du pays. C’est comme un endroit où une bombe tombe et les gens courent partout, en essayant ainsi ne pas être touché et cela, pour survivre.»

C’est un moment important pour nous tous de se réunir, pour confronter les nuances et les ambiguïtés, et pour trouver la façon de s’exprimer sur ces atrocités. Car pour nous, défenseurs de droits de l’homme, il en va de notre mandat. En tant qu’êtres humains nous n’avons aucun autre choix.

Hossein Alizadeh est coordonnateur des communications d’IGLHRC et homosexuel iranien. Grace Poore est chercheuse à l’IGLHRC, correspondante politique pour l’Asie et les îles Pacifiques et avocate féministe malaisienne.

IGLHRC
80 Première Ruelle, suite 1505
New York, NY 10038
Téléphone : 212.268.8040
Fax : 212.430.6060
email : iglhrc@iglhrc.org



Irangay

mahmoudahmadinejad2.jpg

Notre capacité à appréhender ce qui se déroule à l’étranger est, la plupart du temps, liée à la manière dont les médias en rendent compte. Je veux dire encore davantage que concernant nos “affaires nationales”, pour lesquelles nous pouvons nous faire un avis plus aisément et, simplement, les comprendre, ne serait-ce que pour des raisons culturelles. J’ai donc généralement beaucoup de réticences à traiter de faits internationaux sur lesquels, pour des raisons diverses et variées, je ne me sens pas capable de produire une simple opinion.

La note d’aujourd’hui pose – notamment – ce type de questions.

Depuis plusieurs jours, HJL, photographe et cinéaste, sonne le tocsin – ici et ailleurs – sur la condamnation à mort (par pendaison) d’homosexuels en Iran.

Il a fini par me contacter par mail (nous ne nous connaissons pas) pour me demander de relayer son inquiétude.

Vous allez comprendre en le lisant ici ce matin que des versions contradictoires circulent.

Vous allez surtout croiser, parmi les plus farouches défenseurs de l’Iran, un certain Thierry Meyssan, de sinistre mémoire

Je ne suis absolument pas capable de dire de manière affirmative, à 100 %, qu’HJL a raison sur les motifs précis pour lesquels ces iraniens risquent cette mort barbare. La polémique est, en effet, née après des affirmations faisant de certains des condamnés de dangereux pédophiles. Mais quand bien même certains se seraient-ils rendus coupables de ces crimes (ou d’autres), il me semble légitime de lutter, partout, pour que la peine de mort disparaisse.

Je cède donc aujourd’hui la place à HJL (attention, ce blog est hard).

Il passera dans la journée discuter avec nous.

Guy Birenbaum

Mercredi 11 juillet, l’agence de presse italienne, La Manica Tagliata, AKI (ADN Kronos International) et Reuters avertirent le monde de l’exécution imminente de 20 personnes pour “crimes immoraux” parmi lesquelles 6 homosexuels.

Ces exécutions à venir font suite à des rafles exercées par le gouvernement d’Iran, dans les semaines précédentes, qui avait mis en oeuvre une campagne de répression pour “attitudes immorales”. Entre 170 et 200 personnes furent arrêtées, la plupart dans les quartiers “populaires” (1000 selon certaines sources). 20 sont déjà condamnés à la pendaison ou à la lapidation.

Blaise Gauquelin de “Têtu” écrivit immédiatement une newsletter.

Pascal Riché de Rue 89 rendit comte de la rafle.

Ainsi, Peter Tatchell de l’organisation Outrage (GB), Têtu, Rue 89, mais aussi Arcigay en Italie et le Quai d’Orsay furent alertés.

Une contre information venant du Réseau Voltaire et de Thierry Meyssan prétendit que ces accusés étaient des voleurs, des violeurs ou des trafiquants de drogue et que leur condamnation à mort serait légitime.

Ce sont les accusations habituelles en ce qui concerne la persécution des homosexuels. Pendant la deuxième guerre mondiale en France, les homos furent raflés pour d’autres raisons que leur homosexualité (voleurs, violeurs, juifs, communistes et mélangés aux droit-communs) (cf. Moi Pierre Seel, déporté homosexuel) et ils portaient d’ailleurs à ce moments-là des barrettes bleues et non pas l’étoile rose.

Pascal Riché subit en retour une fronde injuste, « Voltaire me vole dans les plumes », me dit-il alors.

L’information fut tout de même reprise correctement en Italie par Arcigay qui avertit le gouvernement.
La Nouvelle-Zélande sortit aussi l’info.

Samedi matin, le site français Iran-Resist consacrait un long article à ce sujet. Ils relèvent l’indifférence générale :

“Cette indifférence insupportable est le résultat d’une complaisance continuelle de la presse écrite, des radios et des télés françaises ou internationales à l’égard de leurs invités iraniens ou spécialistes de l’Iran.”

C’est Alireza Jamshidi, le porte-parole du pouvoir judiciaire des mollahs, celui qui avait reconnu la lapidation d’un homme iranien, qui a également annoncé la pendaison de vingt personnes pour «crimes immoraux» : viol, abjuration, blasphème… et 6 des 20 condamnés seront pendus pour deux autres «crimes immoraux» : «fornication et sodomie», selon le jargon très châtié des mollahs.

Seconde indignation : à l’heure où nous terminions cet article, nous avons remarqué un article de Thierry Meyssan qui prenait à parti Pascal Riché.

Meyssan le conspirationniste s’indigne : «Il ne faut pas diaboliser l’Iran».

Il affirme que Riché est un falsificateur d’infos et que contrairement à ce qu’il prétendrait, aucune des personnes condamnées à mort en Iran ne l’est «simplement parce qu’elle est homosexuelle».

Meyssan parle sans doute de ses propres fréquentations à Téhéran, où rappelons le, les gays d’en haut ordonnent la mort des gays d’en bas.

Enfin, Meyssan revient sur le cas de Jila, condamnée à être lapidé à 13 ans, sauvée par une campagne internationale (la campagne française avait été initiée par le fondateur de ce site). Meyssan l’indigné s’attaque à Elisabeth Badinter qui avait sensibilisé l’opinion française sur le cas de Jila et avait contribué à la sauver. Selon Meyssan, elle serait un agent du Pentagone !» (extrait d’Iranresist).

Vingt personnes sont dans le couloir la mort

Les grues mobile téléscopiques sont en train d’être montées pour pendre les condamnés.

Sauvons les.

La France n’accueille que très peu de réfugiés iraniens.

La mémoire d’Ayaz Marhoni et Mahmoud Asgari, les deux adolescents pendus le 19 juillet 2005 fera l’objet d’un « candle day », le 19.

Ajout 14h49 :

Le lien de la page du site Rue89 a été modifié.
Celui ci-dessus ne fonctionne plus.
J’ai reçu cet avis de modification :
“Têtu écrivait “accusés de sodomie”, Pascal Riché écrivait “condamnés parce que homosexuels”, du coup Pascal Riché a changé le titre de l’article de Rue89, expliquant :
“On ne sait pas si ces types sont homosexuels… On sait juste qu’ils sont condamnés entre autre pour ça…”
Le nouveau lien :
http://www.rue89.com/2007/07/12/liran-sapprete-a-executer…

Le blog du 16 juillet sur Domaine d’Extension de la Lutte