Spartakus, queer et subversif


Pegah Emambakhsh est libre

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The message today from Sheffield (September 11, 2007) :

Everyone,

We have some good news at last!

Pegah was granted bail this morning, is now out of Yarls Wood Detention Centre and back with people who will love and care for her. The Court of Appeal have also agreed to hear her case. It will be listed within the next couple of weeks and will be heard sometime in the next few months, we believe.
There are also other actions that we know are being taken on her behalf, by influential organisations at a high level in the UK.
We really don’t think that we would have got this far without the fantastic work you have put in supporting Pegah. She is truly grateful and gives her heartfelt thanks to you all - as do we. It is impossible to overstate the value of your support.

This does not mean that Pegah is out of the woods but she is now in a much more hopeful position.

As you will understand Pegah needs time to recover from the ordeal of the past few weeks. She also needs to get back in touch with the ordinary business of living her life in some peace and tranquility.

We will keep you updated as events develop.

Love and solidarity to you all

Friends of Pegah
Sheffield, UK

Contacts:
Friends of Pegah Campaign
c/o Victoria Hall Methodist Church
Norfolk Street
Sheffield S1 2JB
UK

See also :
Michaeal Petrelis Page
Roberto Malini - Anne’s Door Page

ADN Kronos International Page
Pegah è finalmente libera! di lamanicatagliata.com



Message de Pegah Emambakhsh

A message from Pegah Emambakhsh to all the groups and people who are helping her.

Thanks to a wonderful person, an Iranian woman who lives in Italy and who has been working for many years in the field of human rights, a friend we are proud to have among the members of the EveryOne Group, we are in almost daily contact with Pegah who is imprisoned in Yarl’s Wood prison.

Today,
September 8th, 2007, Pegah has sent through this mutual friend a message for all the groups, activists, politicians and everyday people who are trying to solve her case.

”Dear friends, as you well know, I am having a difficult time right now, with no assurances for the future and with a lot of pain in my soul. I cannot deny that I am still very frightened, and the separation from my beloved children hurts so much that at times it seems unbearable. You don’t know how much of a comfort it is to me to know that you are out there. You don’t even know me, yet you are working for my cause, sticking your necks out and fighting for me, you write to me and send me wonderful flowers. I wasn’t expecting anything like this. Even many of the Iranians I was in contact with here in the United Kingdom abandoned me when they found out the reason I had applied for asylum. I haven’t heard from them since, they don’t want anything to do with me. I never imagined there were groups like you around. I hope the future offers me the opportunity to meet each and every person who has shown me so much friendship. I am feeling much calmer, I am happy to have all this protection, all this love that instils in me new energy and a desire to go on living. My dear friends, I am taking good care of the flowers you sent me. I am so proud of them! They have aroused a bit of jealousy in the other women here at Yarl’s Wood. I read the letters and postcards you have sent me over and over again. I have had a lot of time to think about what is happening to me and, in spite of not feeling ready to speak in public yet, once I get out of here I want to do something for humanity. Many thanks to you all.
Pegah Emambakhsh”.

Everyone Group - Roberto Malini, Matteo Pegoraro, Dario Picciau, Ahmad Rafat, Steed Gamero, Arsham Parsi, Fabio Patronelli, Glenys Robinson, Salvatore Conte
roberto.malini@annesdoor.com



Appel urgent au Conseil de l’Europe pour Pegah Emambakhsh

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Rome, 3 septembre 2007
Un nouvel appel pressant en faveur de Pegah Emambakhsh a été envoyé au Conseil de l’Europe. Le groupe Every One a écrit au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, et au Vice-secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Maud de Boer Buquicchio, en demandant formellement d’intervenir rapidement sur le cas de la citoyenne iranienne pour sa désincarcération immédiate et de faire pression afin qu’on lui concède l’asile définitif.
Jusqu’ici les propositions d’asile des personnalités politiques italiennes à travers le canal diplomatique et la pression sur le gouvernement britannique pour offrir son secours à Pegah qui demande asile selon la convention de l’ONU de Genève de 1951 (et le protocole additionnel de 1967) relative au statut de réfugié ont été nombreuses. Puis, il y a quelques jours, Londres a décidé d’expatrier la réfugiée dans la République Islamique.
Dans son pays, Pegah est d’abord condamnée à 100 coups de fouet avec un nerf semi-rigide et lacération (une punition qui blesse le corps de la condamnée et qui souvent s’avère mortelle par hémorragie interne) puis à la phrase de lapidation, puisqu’elle s’est déclarée lesbienne et a demandé notre aide, attitude que la loi iranienne accuse d’immoralité et de conspiration, deux crimes capitaux. D’ailleurs le code pénal local considère aggravant le fait que Pegah ait été mariée : une femme mariée qui se rend coupable d’«actions immorales» avec une personne du même sexe, est de fait condamnée à mourir, précipitée du haut d’une falaise.
Quelques jours avant le départ de Pegah, l’association Assist de Sheffield a contacté quelques groupes et, en particulier, l’IRQO (Iranian Queer Organization) et le groupe Every One (Italie), faisant naître une campagne internationale, répandant des appels, envoyant des articles à la presse et aux sites d’information libre, et des personnalités politiques et intellectuelles importantes se sont impliquées. La réponse internationale a été formidable : ces voix sont parvenues au Royaume-Uni, au vrai seigneur, le premier ministre britannique Gordon Brown. Le « vol de la mort » de Brittish Airways a été donc annulé au dernier moment.
Les media italiens ont consacré leurs premières pages et de larges espaces au cas de Pegah, le maire de Venise, Massimo Cacciari, et celui de Rome, Walter Veltroni, ont offert l’asile et une maison à la réfugiée, de nombreux parlementaires ont soulevé le problème sur la scène politique et quelques ministres ont lancé au Royaume-Uni une proposition pour recevoir Pegah en Italie.
Le chef de l’Office politique de l’Ambassade Britannique à Rome, au nom du Royaume-Uni, a convoqué les activistes du groupe Every One, Roberto Malini, Matteo Pegoraro, Dario Picciau et Steed Gamero, leur assurant que le cas serait évalué dans le plein respect de la convention de Genève et de la Déclaration des Droits de l’Homme qui garantissent le respect, la dignité et la vie de la réfugiée.

Esteri, pour ADN Kronos International.
Traduction : HJL, 4 septembre 2007.



Pegah : Yarl’s Wood sous une marée de fleurs

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Dernière minute : “Nous avons réussi à parler avec Pegah, merci à notre ami iranienne qui vit en Italie. Pegah se porte decidement mieux et remercie surtout le Groupe Everyone et toutes les personnes qui l’ont aidée. Elle ne pense plus à la mort, et elle commence à avoir confiance dans le futur, même si elle se dit nostalgique, et elle le sera toujours, de ses deux garçons et qu’elle est très préoccupée par son père qui est âgé. “J’ai tant d’espoirs, maintenant,” a dit Pegah. “Je suis heureuse que le Groupe Every One ait pris très à coeur mon cas. Je suis émue par tous ces gens qui ont participé à la manifestation de Rome, par toutes les personnes qui veulent que je sois libre.”"
Roberto Malini, lundi 3 septembre 2007, 18:00.

La prison de Yarl’s Wood, endroit triste de transit qui se trouve près de Clapham, dans le Bedfordshire, là où les immigrés attendent la déportation, a été rattrapé par un arc-en-ciel de couleurs. Hier, des centaines de bouquets de roses, ou de lys, ont été livrés par les services d’Interflora aux gardes, qui signent les reçus avec stupeur. «C’est une situation difficile» a indiqué le responsable du centre, «parce qu’il ne nous est jamais arrivé quelque chose de semblable. Les fleurs arrivent à un rythme incessant et nous ne savons plus quoi faire. Au début nous avons séparé les fleurs des billets d’accompagnement mais à certain point c’est devenu impossible, parce qu’une montagne de fleurs nous est parvenue et la situation est devenue ingérable ». Sur les billets et les cartes postales qui accompagnent les fleurs sont écrits des messages de soutien, d’espoir et d’amour : «Bientôt vous serez libre», «Nous sommes près de toi», «Nous attendons avec impatience que le Royaume-Uni vous accorde l’asile». Toutes les fleurs et les messages sont pour elle, Pegah Emambakhsh, dont le nom est souvent écrit dans un style élégant. Le porte-parole des déportés à l’intérieur du centre a demandé des informations sur cette marée multicolore qui arrivait du monde entier à l’association «Friends of Pegah Campaign» et a donc appris que l’initiative est venue d’Italie du Groupe Every One. En quelques heures, grâce au soutien de nombreux groupes qui oeuvrent pour les Droits de l’Homme, grâce à Internet (extraordinaire appui de spartakism.wordpress.com), aux forums et à toute personne individuelle, l’idée s’est transformée en une grande manifestation de solidarité. Des citoyens de tout âge, sexe, et condition sociale ont commencé à envoyer des fleurs et nous sommes sûrs que cette grande vague ne s’arrêtera pas de sitôt. «Nous ne sommes pas certains que les gardes vont se hâter de séparer les fleurs et les billets», a déclaré le porte-parole, «parce qu’ils ne sont pas connus pour leur gentillesse. Il se peut que les gardes jettent tout et que Pegah ne soit pas informée. Mais le phénomène est remarquable et la marque de l’attention portée au cas de Pegah est signifiée, autant au personnel de l’Immigration qu’à celui de la prison. Chaque action est comme une vague qui double de force. Je voudrais dire au Groupe Every One que leur conduite pour Pegah est merveilleuse, comme la participation de toutes ces personnes autour du monde. Ce qui est sûr, c’est que tout ceci remontera le moral de Pegah et, dans sa situation, son état de santé psychique, ô combien important dans le processus juridique en cours». Simon Forbes de Outrage définit l’action comme «un geste d’une humanité incroyable», et des nouvelles rassurantes arrivent de l’intérieur de la prison : les gardes ont compris l’esprit de l’initiative et, dans les limites de leurs fonctions, ils commencent à manifester de la solidarité à la prisonnière.
Si vous voulez envoyer une carte postale à Pegah (qui elle, arrivera de façon certaine), vous pouvez l’expédier à :
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre,
Twinwood Road, Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000

Roberto Malini, Anne’s Door
Traduit de l’italien, HJL, 3 septembre 2007.



Action : Des fleurs pour Pegah - Flowers for Pegah

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Dimanche, 20:00 : Dernière minute, des centaines de bouquets sont arrivés à Yarl’s Wood et ont mis en crise les gardes, c’est une nouvelle façon de protester à laquelle le Royaume-Uni n’est pas habitué.
Roberto Malini.

Action : Des fleurs pour Pegah

Envoyez des fleurs à Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh est complètement déprimée et abattue.
Jusqu’à maintenant sa vie n’a été que douleur, crainte et mort.
Elle est une femme aimable, réservée, spirituelle et optimiste, mais le monde jusqu’à maintenant ne lui a offert que la discrimination, la haine, la persécution, l’humiliation, l’injustice et l’emprisonnement. Même maintenant que son drame est connu partout dans le monde, même maintenant que nous pensons très fort à elle, à son futur, elle est parquée dans une prison froide, sans intimité, sans amour ou chaleur humaine.
Chers amiEs, soutenons-la pour qu’elle ressente notre amour, lui exprimer que nous ne sommes pas tous les mêmes, que des personnes amicales existent, qui croient en la fraternité et en la solidarité.
Envoyez-lui une fleur ou un bouquet de fleurs par n’importe quel service d’expédition de fleurs : roses, lys ou gerberas. Des fleurs de toutes les couleurs, parfumées comme la vraie justice.
Roses et asile pour Pegah !
Les envoyer à l’adresse suivante :
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com

http://www.annesdoor.com/

PS : Ou écrire, ou envoyer tout soutien.

Send flowers to Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh is completely worn out. Till now her life has been characterized by pain, fear and death. She is a nice, reserved, religious and optimistic woman, but the world till now has offered her just discrimination, hatred, persecution, humiliation, injustice and imprisonment. Even now that her drama is known all over the world, even now that in many we pray for her, for her future, she’s penned in a cold prison, without privacy, love or human warmth. Dear friends, let’s make her to feel our love saying her that we’re not all the same persons, that good persons exist, people who believe in brotherhood and solidarity. Send her a flower or a bunch of flowers with any flowers shipment service: Roses, Lilies or Gerberas. Flowers of all the colours, perfumed like the justice.
Roses and Asylum for Pegah!
Send her flowers to the following address:
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com



La France accorde une carte de résident de 10 ans à Hamid, le jeune réfugié homosexuel iranien

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Dans une lettre adressée à David Auerbach Chiffrin, le président de l’association Tjenbé Rèd, Thierry Coudert, directeur de cabinet au Ministère de l’Immigration, confirme que la France a accordé à Hamid, le jeune réfugié homosexuel iranien, une carte de résident valable 10 ans.

République française
Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Codéveloppement

Le directeur de cabinet
Paris, le 23 août 2007

Monsieur le Secrétaire général,

Par un courrier du 31 juillet dernier, vous avez attiré mon attention sur la demande d’asile déposée par un ressortissant iranien, prénommé Hamid, contraint de quitter son pays en raison de son orientation sexuelle. Sur un plan plus général, vous demandez des éclaircissements sur la position de notre Ministère concernant les ressortissants étrangers présents en France et qui risqueraient, en cas de retour forcé vers leur pays, de se trouver exposés à des menaces ou à des persécutions au seul motif de leur homosexualité.

Sur le premier point, j’ai le plaisir de vous informer que l’intéressé, qui a été entendu le 2 août dernier par l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), s’est vu reconnaître la qualité de réfugié et remettre, en cette qualité, une carte de résident valable dix ans. Dès lors, il n’encourt plus aucun risque de retour forcé vers son pays.

D’une façon générale, je puis vous confirmer que les risques de persécutions encourus dans le pays d’origine à raison de l’orientation sexuelle figurent bien évidemment, au même titre que d’autres types de risques, parmi les motifs susceptibles d’ouvrir droit au bénéfice du statut de réfugié. Une telle décision est prise souverainement par l’OFPRA, au terme d’un examen individuel, sous le contrôle juridictionnel de la commission de recours des réfugiés.

Tels sont les éléments que je souhaitais porter à votre connaissance.

Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire général, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Thierry Coudert

ATTN : Monsieur David Auerbach Chiffrin
Secrétaire général de l’Association Tjenbé Rèd
113, boulevard Voltaire
75011 Paris

Nous remercions, avec gratitude, toutes les personnes à l’origine de cette décision, les membres du cabinet ministériel qui ont oeuvré en faveur du cas d’Hamid, les fonctionnaires de l’OFPRA, et le ministre Bernard Kouchner qui fit faire le 26 juillet 2007, une déclaration de presse avec convocation de l’ambassadeur d’Iran pour y condamner les exécutions d’homosexuels. La France, ici, a eu une attitude émérite à l’égard du réfugié homosexuel (après une âpre lutte des activistes), en considérant les risques encourus par Hamid dans son pays d’origine, l’Iran, risques encourus (flagellation et pendaison) à cause de son orientation sexuelle.
Merci à Act-Up, à Tjembé Rèd, aux Panthères Roses et à Tapages 67.



Interview de Pegah Emambakhsh - Plutôt mourir que retourner en Iran

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Interview de Pegah Emambakhsh : Plutôt mourir que retourner en Iran
La Repubblica, 26 agosto 2007
Auteur: Paola Coppola
Titre: «Meglio morire che tornare in Iran»

Pegah Emambakhsh a peur. Elle sait que raconter son histoire peut lui coûter la vie. Elle l’a fait devant un juge et on ne l’a pas cru. Et toujours redire qu’elle ne veut pas retourner en Iran, revivre une expérience terrifiante : l’évasion, une attente de deux ans, le rêve d’une vie vécue à la lumière de son homosexualité, puis la prison et la terreur de revenir dans ce pays où elle a laissé deux fils, nés d’un mariage forcé, et le souvenir de son ancienne compagne, qu’il a été arrêtée, torturée et condamnée à la lapidation. Pegah est éprouvée. Le 13 août, elle a été incarcérée au centre de détention de Yarls Wood près de Sheffield, où elle a tenté de s’ôter la vie. Elle est fatiguée, mais depuis quelques jours, elle a recommencé à espérer que finalement, mardi prochain, elle ne montera pas dans cet avion de la British Airways en direction de Téhéran.
Cela fait deux ans qu’elle est déchirée entre le désir de vivre dans un pays libre et la crainte de devoir retourner en Iran. Comment a-t-elle vécu, jusqu’ici, cette attente ?
«Je suis fatiguée. Au début, j’étais pleine d’espoir, même si j’étais préoccupée pour mon père et que mes fils me manquent. J’avais appris que le Royaume-Uni était un pays ouvert, un pays qui reçoit tout le monde. Par conséquent, j’ai décidé de venir ici et j’ai demandé l’asile. À Sheffield, j’ai trouvé des amis qui m’ont aidée. De temps en temps, il m’a semblé que tout allait pour le mieux et que ma demande allait être acceptée, à d’autres moments, ils me disaient l’inverse, que le Home Office ne m’avait pas cru et qu’ils me forceraient à retourner en Iran. En ces moments-là, j’ai désiré mourir.»

Selon toi, pourquoi, est-ce qu’ils ne t’ont pas cru ?
«Je ne le sais pas. Je me suis échappée parce que je suis une femme lesbienne, parce que j’avais moi-même de l’amour pour une autre femme et que c’était de plus en plus difficile de nous cacher. Puis elle, elle a été arrêtée. Là, si je ne m’étais pas trouvée dans cette situation, je ne serais pas partie, parce que je suis très attachée à ma terre et que je voulais le bonheur de mes fils. Eux, ici, ils voulaient des preuves, mais je ne savais pas quelles preuves apporter».
As-tu eu des nouvelles de ta compagne après son arrestation ?
«Oui. elle a été interrogée et condamnée à la lapidation, parce qu’elle a été jugée comme une femme immorale. J’ai toujours beaucoup de mal à parler d’elle».

Sur son cas un mouvement a été créé : beaucoup de personnes, des proches, ont souffert avec elle, ont protesté, ont envoyé de lettres au Home Office, aux gouverneurs, aux ambassades. Ils demandaient au Royaume-Uni de lui accorder l’asile parce que cela leur semblait juste.
Tu as du te sentir moins seule ?
«Oui, ces voix m’ont aidée à espérer toujours plus. Mais quand ils m’ont emmenée à Yarls Wood, je n’ai fait que penser à la mort. Je n’ai plus eu de foi et j’ai souhaité mourir pour ne pas retourner en Iran où quelque chose m’attendait, de beaucoup plus dur, et de beaucoup plus douloureux que la mort. Je crois en la bonté de Dieu et à un moment, est arrivé un miracle.
»
«Pegah», m’a dit un jour au téléphone, un de mes amis, «tout le monde parle de toi. Un mouvement est né qui demande à te sauver la vie. Ton nom est dans journaux, sur Internet, ton nom est dans la bouche de tous». Tant de personnes se sont intéressées à moi, même un membre du Parlement anglais ! J’ai non seulement découvert avoir des amis dans les mouvements anglais pour les droits des homosexuels, mais également en Italie. La personne qui me suit ici et qui m’aide à Sheffield a donné un nom pour ces personnes : Friends of Pegah Campaign, Les Amis de campagne de Pegah.
En Iran les homosexuels sont obligés de se cacher parce que s’ils sont découverts, ils risquent la torture, et la douleur de cent coups de fouet et, s’ils récidivent, c’est la lapidation ou la pendaison.»
Les gays et les lesbiennes iraniens suivent son cas avec ferveur et ils la considèrent comme un symbole.
Que ressens-tu en pensant à eux ?
«Souci et angoisse. J’espère seulement que les choses vont changer, que les lois vont changer».
As-tu un message pour les autorités qui peuvent accorder asile aux homosexuels ?
«De sauver leur vie ».
Elle a été condamnée en raison de sa façon d’aimer, seulement parce qu’elle est differente de celle de la majorité. Elle a eu le courage de le dire à tout monde.
Que représente pour toi l’amour ?
«C’est la chose la plus importante. Grâce à l’amour, la plupart des hommes et des femmes créent une famille et réalisent leur vie. Ce fut l’amour qui a guidé ma vie et quoi qu’il arrive, ce sera l’amour qui me guidera.».
Si ton épreuve se conclut favorablement et que tes droits sont reconnus, as-tu déjà pensé au futur, et quels rêves voudrais-tu réaliser ?
«Je voudrais marcher au milieu des gens, m’observer au dessus de mes épaules, et répéter à l’intérieur de moi-même :
Je suis libre.»

Traduction HJL, 27 août 2007.
Merci au Groupe Every One, merci à La Manica Tagliata.

Compte-rendu du sit-in de Rome par Michael Petrelis
Vidéos du sit-in de Rome



Esperia spares Pegah - Barbara Pollastrini sauve Pegah Emambakhsh

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Barbara Pollastrini saves Pegah Emambakhsh.

Message de Michael Petrelis concernant Pegah Emambakhsh :

Nous avons des mises à jour concernant Pegah et sa requête pour ne pas être renvoyée en République islamique d’Iran. Premièrement, cela concerne le réseau de soutien de Pegah au Royaume-Uni et deuxièmement c’est au sujet de l’article de Pink News.
Le troisième message est une note de Peter Tatchell qui résume avec prudence la demande d’asile que les Italiens peuvent accorder à Pegah.
Un grand merci à tous qui ont contacté les autorités britanniques pour Pegah non seulement pour elle, mais pour tous les Iraniens LGBT.

Le message de l’équipe de soutien de Pegah :

Pegah a maintenant une représentation juridique excellente. Elle a un avocat très compétent, un des principaux sur les sujets des droits de l’homme et des libertés individuelles au Royaume-Uni. Nous pensons que Pegah a maintenant la meilleure équipe juridique que nous pouvions attendre.
Les auditions seront faites par ses avocats et le député, Richard Caborn, à l’Agence d’Immigration et de Frontière, mardi 28 août.
Nous sommes très reconnaissants pour l’énorme soutien en faveur de Pegah dans le monde. Merci beaucoup à vous tous. La situation de Pegah est toujours très précaire et s’il vous plaît continuez ce combat.
Les amis de campagne de Pegah.
Sheffield, Royaume-Uni.

Ceci est un extrait de l’article de Pink News au Royaume-Uni :

Un porte-parole du gouvernement italien a confirmé qu’ils accorderont l’asile à Pegah, une femme lesbienne devant être déportée du Royaume-Uni vers l’Iran. Pegah Emambakhsh est actuellement retenue par les fonctionnaires britanniques et son rapatriement est programmé pour mardi. Son orientation sexuelle et sa vie passée en Iran lui vaudront l’exécution.
La ministre italienne Barbara Pollastrini, avec le soutien du Premier Ministre Romano Prodi en Italie a octroyé l’asile à Pegah Emambakhsh. Un porte-parole de ministère l’a expliqué au site Internet Adn Kronos international (AKI). [...]

En réponse à ces nouvelles aujourd’hui, Peter Tatchell met en garde et suggère de considérer ces nouvelles avec grande prudence :
Je suis très sceptique des revendications que le gouvernement italien peut faire pour pouvoir donner asile à Pegah. C’est peut-être possible mais je préconise une prudence extrême.
D’abord, comment le gouvernement italien peut-il prendre une telle décision ? Conformément à la loi d’asile italienne et aux procédures ?
Deuxièmement, la loi britannique et la pratique stipulent que les demandeurs d’asile refusés sont déportés vers leurs pays d’origine. Il n’y a aucune option pour une redirection (volontaire ou non) vers un troisième pays comme l’Italie.
Une exception peut être possible mais après décision du Ministre de l’Intérieur. Je n’en ai jamais vu.
Félicitations et solidarité ! Peter

Propos traduits le 25 août 2007, du blog de Michael Petrelis.

Ce matin, pour la première fois, la presse nationale britannique (The Guardian) relate l’affaire de Pegah qui a pris une tournure diplomatique internationale, européenne et universelle.
On y apprend que Pegah fut mariée et a deux fils, et qu’effectivement son amie en Iran, plus jeune, fut condamnée à mort et lapidée.
Les activistes italiens ont appelé à un sit-in devant l’ambassade de Grande-Bretagne, lundi .
Nous attendons une déclaration officielle de Barbara Pollestrini.



Iran, sadisme et flagellation publique

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Le visage couvert par un passe-montagne, un fonctionnaire fouette le dos d’un homme coupable d’immoralité en Iran.
Deux policiers tiennent les jambes et les bras de Saeed Ghanbari, 25 ans, pour une punition de 80 coups de fouets émise par une cour religieuse.
Le trafic a été arrêté dans Qazvin, à 90 kilomètres à l’ouest de Téhéran, et plus de 1.000 hommes derrière des barricades observent la flagellation publique.
Certains prennent des photos avec leurs mobiles, d’autres montent sur les feux de circulation, pendant que Ghanbari, au centre de la place, est surveillé par des gardes en uniforme portant des mitrailleuses.
Le condamné est placé sur un portique, sur le ventre, la chemise tirée vers le haut.
Deux policiers, les visages couverts de passe-montagne doivent chacun administrer 40 coups de fouet (lashes). Chaque coup porte sur le corps une marque rouge distinctive en le meurtrissant.
Plusieurs blessures commencent à saigner.
Nous ne savons pas exactement quelle était la faute du condamné car les lois strictes sur la moralité couvrent beaucoup de domaines, mais c’est en rapport à l’usage d’alcool et au sexe hors mariage.
Le lashing public est approuvé par l’ordre judiciaire comme une manière de décourager l’abus d’alcool à un moment où il est en augmentation parmi les jeunes hommes mais quelques chefs religieux remettent en cause le lashing, craignant qu’il n’ait un impact défavorable sur l’image du pays à l’étranger.
Bien que des hommes et les femmes condamnés sont d’habitude flagellés dans les centres de détention, des flagellations publiques sont considérées comme rares.
Les organisations de droits de l’homme expliquent qu’il y a eu une élévation marquée ces derniers mois du nombre de personnes condamnées, exécutées ou flagellées en Iran.
Amnesty International est vivement préoccupé par ces abus de droits de l’homme en Iran, indiquant 117 personnes exécutées en 2006 avec des milliers de flagellations.
Une femme, qui avait été forcée à la prostitution reçut 99 coups de fouet pour actes contraires à la chasteté.
Un homme fut flagellé car une copie de la Bible avait été trouvée dans sa voiture…

Traduit de David Williams, Daily Mail

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L’Italie accorde le droit d’asile à Pegah Emambakhsh
August 24, 2007, 3:22 pm
Filed under: 2007, Asile, Asylum, Barbara Pollastrini, Charia, Emambakhsh, Pegah, Pegah Emambakhsh, Prodi

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24th August 2007 12:50
PinkNews.co.uk writer

A spokesperson for Italian government has confirmed that they will grant ayslum to a lesbian woman due to be deported from the UK to Iran.

Pegah Emambakhsh is currently being detained by British officials and she is scheduled for repatriation on Tuesday.

Her sexual orientation and her past life in Iran may lead to her being executed.

Even if she is not sentenced to death, she is likely to be prosecuted and tortured by Iran’s religious officials.

Punishment for sexual intercourse among lesbians in Iran is 100 lashes and in case of recidivity, execution.

Italian equal opportunties minister Barbara Pollastrini has Italy’s prime minister Romano Prodi’s support over granting asylum to Emambakhsh, a ministry spokesman told news website Adnkronos International (AKI).



Save Pegah

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L’ambassadeur britannique en Italie a déclaré : “Nous ne déporterons pas Pegah s’il y a un risque pour elle.”

Forte mobililisation italienne, celle du groupe Every One.

Site d’Every One

Michael Petrelis propose aujourd’hui d’envoyer une lettre à Jacqui Smith de l’”UK Home Office”.

Pour sauver Pegah, écrire maintenant !
Un appel a été publié par les amis et les défenseurs de Pegah Emambakhsh pour écrire à l’”UK Home Office” avant vendredi 24 août.
Il est préférable que les lettres soient envoyées par fax à son bureau à Londres, mais n’hésitez pas à envoyer des email ou des fax.
Le texte ci-desssous est proposé, il est possible de le modifier, et inclure le numéro de référence de Pegah qui est : B1191057.
Envoyer les email à :
smithjj@parliament.uk
homesecretary.submissions@homeoffice.gsi.gov.uk.
Des fax doivent être envoyés à : + 44 (0) 207 035 3262.

August 23, 2007
The Right Honorable Jacqui Smith MP
Home Secretary
London, UK
Home Office reference number: B1191057

Dear Madame Secretary Smith:
I write today to beg you to grant Pegah Emambakhsh an immediate stay of deportation, allow her to remain in the UK, and permit her attorneys to submit new evidence regarding her request for asylum.
Ms. Emambakhsh is a lesbian Iranian national who sought asylum in the UK in 2005, but the claim failed despite appeals and authorities arrested her in Sheffield on Monday 13th August 2007. She now faces deportation to Iran on 27 August 2007 and I am deeply concerned for her, if the UK deports her to the Islamic Republic of Iran.

If returned to Iran, she faces certain imprisonment, likely severe lashings and possibly even stoning to death. Because of her lesbian identity, she is considered a criminal in her native country.
She managed to escape from Iran, after her female lover was arrested, tortured and subsequently sentenced to death by stoning. Her father was also arrested and interrogated about her whereabouts. He was eventually released but not before he had been tortured himself. These facts do not bode well for her personal safety, if the UK succeeds in deporting her.

Ms. Emambakhsh has a more than well founded fear of persecution if she is returned to Iran. She belongs to a group of people – gays and lesbians – who, it is well known, are severely persecuted in Iran.

According to Iranian human rights campaigners, many lesbians and gay men have been executed since the Ayatollahs came to power in 1979.

The UK Border and Immigration Agency (BIA) has chosen not to believe that she is in danger if returned to Iran, even though the UK government is well aware of the terrible situation that gay people face there.

The BIA will be committing a serious miscarriage of justice and a gross human rights violation if they proceed with Ms Emambhaksh’s deportation.
Please issue an immediate stay of deportation for her, so that her new solicitors can provide the Home Office with fresh evidence and testimony from expert witnesses.

Sincerely yours,
Michael Petrelis
San Francisco, CA, USA

Un grand merci à tous ceux qui bloggent au sujet de Pegah et à ceux qui ont déjà écrit aux fonctionnaires du gouvernement britannique, et aux nombreuses personnes qui écriront à Jacqui Smith d’ici vendredi.
Michael Petrelis (Trad. HJL)



Le cas de Pegah Emambakhsh est désespéré

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L’association des droits de l’homme EveryOne Group et l’Iranian Queer Organization (IRQO) appellent à une mobilisation internationale urgente en vue de l’expulsion d’Angleterre, le jeudi 23 août, de la lesbienne iranienne Pegah Emambakhsh. Nous rappelons que son amie a déjà été lapidée en Iran et son père torturé. IRQO demande «aux Nations unies, à l’Union européenne, aux gouvernements, organisations nationales et internationales et à tous les défenseurs des droits de l’homme de protester contre la politique» de Londres, qui n’en est pas, selon l’organisation, à sa première expulsion de LGBT iraniens. Afin d’exercer une pression sur le gouvernement britannique, IRQO suggère aux citoyens de se rassembler devant les ambassades anglaises et de leur envoyer de nombreux fax et courriels.

Pegah Emambakhsh est une lesbienne iranienne dont le cas de réfugié a été rejeté par le gouvernement britannique et, par conséquent, sera déportée à Téhéran jeudi, le 23 août 2007. Actuellement, elle est gardée en détention par les fonctionnaires britanniques. En ce moment, Pegah connaît une situation très dangereuse. Si elle est envoyée en Iran, il y a de grandes chances, en raison de son orientation sexuelle et sa vie passée en Iran, qu’elle soit condamnée à mort. De nos jours, nous pouvons remarquer que les grands nombres de jeunes gens iraniens sont arrêtés seulement pour ce qui est considéré comme de style occidental par les fonctionnaires islamiques. Concernant le dernier discours donné par le “General and Revolutionary Prosecutor” de Téhéran, Saeed Mortazavi, par rapport à l’homosexualité et aux procédures juridiques qui lui sont appliquées en faisant face à ceux qui se manifestent comme homosexuels dans la société, en plus des paroles récentes du chef religieux de l’Iran et du “Secretary of Iran’s Council of Guardians”, qui dénoncent l’homosexualité et ses déviences sociales, il semble évident que Pegah, dont le nom a récemment été cité de nombreuses fois dans de nombreux sites Internet et dans beaucoup de langues, est exposée à un danger sérieux.
Pourtant, ce n’est pas la première fois que le gouvernement britannique se livre à la déportation de lesbiennes iraniennes, gays, bisexuals et transgender en Iran. Le gouvernement islamique d’Iran a été constamment condamné sur l’échelle internationale pour violer les principaux droits de l’homme. Donc, en faisant de tels pas arrières, le gouvernement britannique, agit comme un associé du Régime Islamique d’Iran et viole les droits de l’homme fondamentaux les plus importants.
En fait, en le faisant, le gouvernement britannique fait une brèche à la Convention de 1951 des Nations Unies dans lequel le retour de n’importe quel réfugié dans son pays d’origine, s’il y a un danger de torture et de mort est interdit.
L’IRQO conseille aux Nations-Unies, à l’Union Européenne, à tous les Gouvernements, aux Organisations nationales et internationales et à tous les Détenteurs des Droits de l’homme de continuellement protester contre cette politique qui a été poursuivie par le gouvernement britannique et peut-être, dans cette situation particulière, c’est la seule façon de sauver la vie de Pegah.
Nous n’avons pas beaucoup de temps.
Pegah ne doit pas être déportée en Iran.
Dans ce temps très court, manifestons devant les ambassades britanniques à travers le monde et envoyez le plus grand nombre de courriers électroniques et de fax, c’est la seule solution appropriée et l’aide la plus logique à sa situation terrible.
Demandez s’il vous plaît à vos gouvernements de la représenter, elle, Pegah, et les autres demandeurs d’asile et de défendre leur droit quand c’est nécessaire.

EveryOne Group encourage par ailleurs à signer son appel en envoyant un e-mail (avec nom, prénom et pays) à l’adresse matteo.pegoraro@infinito.it ou roberto.malini@annesdoor.com, avec comme objet «Appeal case Pegah Emambakhsh».

Message IRQO

Michael Petrelis

Pegah Emambakhsh sera deportée par le “British Government” jeudi 23 août sur le vol “British Airways” vers Téhéran (BA 6633) qui partira de Londres Heathrow at 21:35.

Dernière minute :
Nous venons d’avoir quelques bonnes nouvelles. Richard Caborn a persuadé le Ministère de l’Intérieur pour reporter la déportation de Pegah jusqu’à mardi, le 28 août.

Sarah Lawrence (RC’s PA, Royal Crown Public Advocate-Defender) vient d’annoncer, “que Pegah ne sera pas déportée avant mardi 28 août.”
Wilson and Co (avocats) s’occupent actuellement des affaires de Pegah, et Sebastian de l’UKLGIG (Groupe d’Immigration Gay et Lesbienne Britannique) s’attendent à en savoir plus ce soir.
À tous, merci de votre soutien, nous ne pouvions rien faire sans vous. Nous devons toujours continuer la campagne et ne pas fléchir.
Lesley Boulton
+44 114 242 4996
07733021087

PS : Le personnel de l’Immigration a prévenu Sarah Lawrence qu’ils avaient entendu dire qu’il y aurait une manifestation à l’aéroport, et que ceux qui l’organisent seront officiellement poursuivis.

Voir le sujet : Pegah Emambakhsh Iranian lesbian deported from UK and faces death by stoning