Spartakus, queer et subversif


L’Iran épargne la peine capitale à deux adolescents homosexuels

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L’Iran épargne la peine capitale à deux adolescents homosexuels
Par Michael Petrelis, San Francisco, 15 août 2007.

L’an passé, j’ai fait la connaissance de Lily Mazahery, une juge irano-américaine, avec qui nous avons un objectif commun, celui d’arrêter les exécutions dans la République Islamique d’Iran.
Lily Mazahery se consacre beaucoup aux femmes condamnées à mort en Iran, et elle est également préoccupée par la peine capitale que ce pays inflige aux homosexuels et aux adolescents.

Aujourd’hui, Lily Mazahery rapporte qu’une cour de Téhéran a commué la condamnation à mort de deux adolescents iraniens en une peine de prison de 10 ans, ce qu’elle voit comme un pas positif géant au regard des normes civilisées des droits de l’homme.
Elle n’utilise pas les mots gays ou homosexuels, mais « abus sexuel de même-genre ».

Voici le rapport de Lily Mazahery:

Alors que les experts continuent le débat au sujet de la condamnation récente par deux juges de Téhéran, qui soutiennent que la condamnation à mort d’un garçon de 15 ans, Nosrat, doit être commuée parce qu’il n’a pas atteint la maturité mentale requise, dans une autre affaire, les juges de la branche 74 de la cour criminelle générale de la province de Téhéran, ont utilisé le même raisonnement pour commuer les condamnations à mort de 2 autres adolescents. Ils ont été condamnés à 10 ans d’emprisonnement chacun.
L’année dernière, un garçon de 12 ans, avec son père, a porté plainte au commissariat de police contre deux garçons appelés Ahad et Milad, et il les a accusé d’abus sexuel.
« Je rentrais de l’école quand j’ai vu Ahad et Milad dans la rue. Ils m’ont dit qu’il y avait un écureuil sur le toit d’une maison. Puisque j’aime des animaux, je leur ai demandé me montrer l’écureuil. Nous sommes entrés dans un jardin et nous sommes montés sur le toit. Là, il n’y avait aucun écureuil. Au lieu de cela, Ahad et Milad « ont abusé de moi » et puis m’ont laissé partir. »
Basé sur cette plainte, la police a arrêté Ahad et Milad pour viol et abus sexuel. Lors de la première enquête, Ahad et Milad ont admis qu’ils avaient sexuellement maltraité le jeune garçon.
Quand le médecin a confirmé l’abus sexuel, Ahad et Milad ont été interrogés de nouveau par les autorités…
Par la suite, Ahad et Milad ont nié après avoir maltraité sexuellement jeune garçon. Mais qu’ils voulaient seulement leur montrer l’écureuil sur le toit.
Les adolescents accusés, qui ont 16 et 17 ans, ont ensuite toujours maintenu leur innocence. En conséquence, 2 des 5 juges de la branche 74 de la cour criminelle générale de la province de Téhéran, ont condamnés à mort par pendaison Ahad et Milad.
Cependant, la majorité des juges a refusé cette condamnation à mort, notant leur jeune âge au moment de l’incident, et aussi car ils avaient nié les faits à 4 occasions différentes.
Les juges ont alors décidé de les condamner à 10 ans de prison.
C’est la deuxième fois en un mois que les juges de la cour criminelle de la province de Téhéran ont refusé d’exécuter des accusés dont les crimes avaient été commis alors qu’ils avaient moins de 18 ans. Les juges se sont basés sur l’argument que, au moment des crimes allégués, les accusés ont manqué de maturité mentale pour comprendre la nature de leurs actions.
Les activistes des droits des enfants en Iran considèrent ces étapes positives pour établir des normes juridiques qui protègent les contrevenants mineurs en accord au Droit International de l’Enfance.
Les cas de Nosrat, 15 ans, Ahad, 16 ans, Milad, 17 ans ont été transférés à la cour suprême d’Iran pour révision. Les experts espèrent que la cour suprême confirmera ces peines inférieures et qu’à l’avenir les peines capitales seront évitées pour les adolescents.

S’agit-il encore de “mensonge utile” ?



Iran : Télédiffusion de l’exécution des 12 hommes condamnés à mort le 22 juillet 2007

Le 11 août 2007, ont été diffusées à la télévision iranienne la pendaison des douze condamnés à mort du 22 juillet 2007.
Jusqu’à présent, n’avaient été diffusées que des images de leurs visages et quelques entretiens.
Aujourd’hui, les images de la télévision iranienne, les montrent morts, au bout de la corde.
Nous avions relatés ces cas dans deux articles :
Exécution de 12 hommes le 22 juillet 2007
Les 12 du 22
Parmi ces hommes, nous rappelons, que de prime abord, six d’entre-eux avaient été accusés d’homosexualité (voir l’article : Irangay) et nous avions mené une intervention pour alerter l’opinion internationale sur le blog de Guy Birenbaum.

Des organismes internationaux importants comme l’IGLHCR ont été avertis et plusieurs actions ont été ménées partout dans le monde (Les Global Gay Solidarity Days, les 3 et 4 août).

Depuis mai et juin 2007, l’Iran est victime d’une très grande campagne de “moralisation” et les arrestations et condamnations arbitraires se succèdent. Le quota des condamnées à mort de 2007 a déjà dépassé celui de 2006 (170). Les victimes sont des hommes, homosexuels, opposants ou rebelles, des femmes et des enfants. L’Iran est un des rares pays à condamner à mort les enfants.

Ce régime est une régime de terreur avec plusieurs milices (les Bassidji), mais depuis mai de nombreux civils furent torturés et exécutés par des miliciens Shia venus du Liban pour remplacer les gardiens des prisons de Evin Prison, Rajaie Shahr Prison, and Kahrizak.
Les miliciens Shia (en fait synonymes de Shiites) sont présent au Liban, en Iraq et en Iran.

Ahmadinejad, qui est le bras des Mollahs, essaie d’accroître son pouvoir par une nouvelle “chaîne de meurtres”. Ces hommes ont tant à se reprocher et leurs mains sont si remplies de sang et de responsabilités coupables que la communauté internationale ne peut plus rester muette.
Nous appelons les Iraniens expatriés et influents (ceux qui ne sont pas corrompus, menacés ou muselés, voir le “taghieh”) à crier leur révolte, nous appelons Ban Ki-Moon et l’ONU à traîter le problème des exécutions le plus rapidement possible et nous demandons la création d’un tribunal international pour accuser et condamner les coupables tortionnaires d’un peuple exangue et livré volontairement à la drogue.
L’impunité ne dure qu’un temps surtout au nom d’un dieu qui n’existe pas. Il s’agit ici d’un “concept-limite”, celui de Dieu, et la vérité légitimable de l’athéïsme et de l’apostasie rendra la liberté, la vie et l’espoir à tous les opprimés de toutes les théologies surnaturelles, omnipotentes et caricaturales, de fait imparfaites et débauchées.
HJL



Iran : Dissidents, homosexuels, meurtres à la chaîne

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Nous devons rappeler qu’une grande vague d’épuration morale et politique eut lieu en Iran de 1996 à 2001 (… jusqu’à ce jour). Appelée “Chain Murders of Iran”, cette terrifiante chasse aux opposants fit de nombreuses victimes. Ainsi, les fondateurs du parti laïque “Mellat Iran”, Dariush Forouhar et sa femme Parvaneh Eskandari Forouhar furent assassinés dans leur maison en 1998. D’autres ont suivi, notamment un accident d’autobus en Arménie tua 21 journalistes. Un coupable fut désigné, Saeed Emami, personnage sombre qui appartenait aux services secrets et qui fut lui-même éliminé en 1999 par empoisonnement, en prison. Parmi les victimes de cette “Chain Murders”, il y eut également Ahmad Tafazzoli, historien assassiné en 1997, et Mohammad Mokhtari, assassiné en 1998.

Des homosexuels célèbres furent victime de cette chasse à l’immoralité. D’abord Fereydoun Farrokhzad, poète et chanteur homosexuel et figure de l’opposition. Né en 1936, il fut assassiné le 8 août 1992, à Bonn en Allemagne à son domicile. Il fut découpé en morceaux et sa tête et ses testicules envoyés à sa famille.
Le plus célèbre de tous, fut Ali Akbar Saidi Sirjani dit Saidi Sirjani (1931-1994) (“Under the Cloak of Hypocrisy“), il fut arrêté le 14 mai 1994 et il est mort en prison dans des circonstances non élucidées accusé de crimes d’espionnage et d’homosexualité.
Vidéo de Saidi Sirjani

Plusieurs rapports témoignent de l’application de la peine de mort pour homosexualité, et cette sentence a souvent été appliquée contre des dissidents, elle constitue un moyen de pression contre l’opposition politique comme pour les homosexuels.
D’après la Boroumand Foundation, il y eut entre 1979 et 1990 au moins 107 exécutions pour des comportements homosexuels. D’après Amnesty International, au moins 5 homosexuels dont deux femmes furent exécutés publiquement en janvier 1990. En Avril 1992, le Docteur Ali Mozafarian, un leader sunnite de la province de Fars (Sud Iran), fut exécuté à Shiraz après avoir été convaincu d’espionnage, adultère, et sodomie. Sa confession enregistrée sur cassette fut diffusée à la télévision à Shiraz et dans les rues de Kazerun et de Lar. Le 12 Novembre 1995, sur le verdict de la huitième branche judiciaire de Hamadan et sur la confirmation de la Cour suprême d’Iran, Mehdi Barazandeh, aussi connu sous le nom de Safa Ali Shah Hamadani, fut condamné à mort. Les autorités judiciaires annoncèrent que les crimes de Barazandeh étaient des actes répétés d’adultère et “de sodomie obscène”. Le verdict de la Cour fut appliqué sous la forme de lapidation. Barazandeh appartenait à la secte Khaksarieh de Dervishes (Journaux de la république islamique, 14 Novembre 1995 et rapport dans le magazine Homan, 10 Juin 1996). L’exécution d’Ali Sharifi fut rapportée à Hamadan pas le Washington Blade en 1998. Sharifi fut pendu pour homosexualité, adultère, consommation d’alcool, et vente de drogue.
En 2005, les deux très célèbres jeunes adolescents, Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni furent tous deux condamnés à mort pour ce que certains groupes de défense des Droits de l’homme appelaient “relation homosexuelle consensuelle”.
4000 personnes ont statistiquement été exécutées en Iran depuis 1979 pour homosexualité et lesbianisme.

Le 22 juillet 2007, six hommes sur 12 furent pendus pour, entre autres chefs d’inculpation, “sodomie”.



Iran : La ballade des pendus, Shirin Ebadi mise en cause

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“Quatre Iraniens ont été pendu ces deux derniers jours en Iran. Trois hommes ont été pendus lundi dans la région de Sistan et Boalouchistan et un autre a été pendu en public dans ville de Gonbad-Kavouss dans la région de Golestan dans le nord de l’Iran. Les 3 premiers se nommaient Abdolaziz Esmail Zehi, Abdoljamal Shah-bakhsh et Ali Akbar Shah-bakhsh et le régime les avait accusés de trafic de drogue et attaque à main armée, mais il se pourrait bien que les pendaisons soient liées aux fusillades qui ont eu lieu dans cette région entre le 13 juillet et le 20 juillet. Le 13, les hommes de cette région hostile au régime, avaient placé une bombe pour viser un convoi des Pasdaran, le lendemain le régime avait réagi par une descente punitive dans plusieurs villages où les plus jeunes et les plus vieux avaient été mollestés en l’absence des hommes. Cette opération avait été répétée le 16 et 18 juillet et finalement le 20, les hommes de la région et les miliciens se seraient affrontés pendant une journée et selon les sources locales il y aurait eu plus d’une vingtaine de morts du côté des Pasdaran et d’autres ont péri sur le chemin du retour vers leur base, victimes de deux tirs de missiles SAM.
Le 4ème pendu est un jeune qui avait selon la presse iranienne, molesté un milicien. Il a été pendu dans la ville de Gonbad Kavouss, où par ailleurs 60 jeunes ont été arrêtés aujourd’hui pour différentes charges dont 3 pour adultère, une inculpation passible de la peine capitale.
Aujourd’hui également, le gouverneur militaire de la ville de Kerman a annoncé la pendaison prochaine de 12 malfrats dont les noms seront publiés. Ces pendaisons soulèvent l’indignation du monde entier mais aucun des soi-disant réformateurs ou militants officiels des droits de l’homme ne condamne ces actes.

Shirin Ebadi, notre lauréate du prix Nobel de la Paix, est absente des débats. Il faut dire qu’elle n’a jamais condamné la lapidation et n’a jamais utilisé les tribunes qu’on lui offre pour parler de cette peine barbare ou pour attirer l’attention de l’opinion occidentale sur la pédophilie rendue légale sous le régime des mollahs.

Shirin Ebadi est l’exemple parfait de « dissident » ou « faux opposant », son rôle est de prouver que l’on peut agir de l’intérieur pour améliorer le système islamique au pouvoir en Iran. Comme tous les faux opposants, elle ne parle pas du vrai Iran ou de ces condamnés à mort, mais d’autres faux opposants.

Ainsi, au lieu de condamner les pendaisons qui ont révolté le monde entier, elle a écrit à la Commission des droits de l’Homme de l’ONU pour dénoncer la « détention arbitraire » en Iran de l’universitaire irano-américaine, Haleh Esfandiari, en réclamant à nouveau sa libération. Haleh Esfandiari ressemble beaucoup à Shirin Ebadi : elle non plus, au cours de sa carrière d’universitaire spécialiste de la condition féminine en Iran n’a jamais cru utile de stigmatiser la pédophilie légalisée par les mollahs ou encore la lapidation.

Tous les jours des iraniens sont pendus sous de fausses accusations mais aucun opposant officiel du régime ne réagit. Il en va de même de la communauté des iraniens vivant en occident, aucun des people iraniens qui ont eu les honneurs de la presse de gauche n’a cru bon de condamner officiellement ces spectacles barbares.”

Propos repris intégralement du site Iran-Resist



Madjid Kavoussifar – A Hero Never Dies

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Spartakism : Madjid Kavoussifar – A Hero Never Dies
Iran-Resist Pages

Vidéo de l’exécution

Iran – Madjid Kavoussifar et son cousin Hossein Kavoussifar (28 et 24 ans) ont été pendus publiquement ce jeudi 2 août 2007 à l’aube, en plein centre de Téhéran.

“Madjid Kavoussifar, personnage charismatique, avait un discours très politisé et il a entraîné avec lui son cousin et deux autres complices dans 5 attaques de banques à main armée pour “reprendre cet argent du pétrole” qui est régulièrement promis aux Iraniens, mais dont on n’en voit jamais la couleur.
Madjid affirmait qu’il voulait éliminer ces mollahs corrompus, d’où ses actions contre les banques du régime et le meurtre d’un juge corrompu des tribunaux révolutionnaires (nom générique des tribunaux en Iran).
Dans le cas présent, le régime a publié les noms en raison de la nature politique des crimes et des revendications subversives de l’auteur des crimes : Madjid Kavoussifar a toujours affirmé qu’il avait attaqué des banques pour reprendre sa part de l’argent du pétrole, “cet argent qui doit servir le peuple mais ne fait qu’engraisser les mollahs et les Pasdaran”.
En effet, 85% des Iraniens vivent en dessous du seuil de pauvreté, 85% des jeunes de la tranche d’âge de Madjid et Hossein Kavoussifar sont sans emploi et parallèlement, les mollahs et leurs familles s’enrichissent sur le dos de ces démunis en créant des marchés noirs pour tous les produits de première nécessité.
Madjid Kavoussifar et son cousin ont été pendus, accusés de terrorisme, car leurs discours étaient très subversifs et allaient au-delà du cadre du banditisme : ce discours touchait une jeunesse en révolte.
C’est très délibérément que le régime a diffusé les propos très subversifs de Madjid Kavoussifar : le régime des mollahs a voulu adresser directement un message très fort à tous les jeunes iraniens des milieux populaires qui se reconnaissent dans des idées de Kavoussifar.

Ce message est : «Nous vous pendrons car nous en avons les moyens».”
Source : Iran-Resist

Plus d’informations sur Madjid Kavoussifar (Kavousifar) :
En Iran, la vie ne vaut rien (Iran-Resist)



Vancouver – Warsaw – Global Gay Solidarity Days

SOLIDARITY. Canadian Olympic swimming medalist and human rights activist Mark Tewksbury attended the moment of silence in Vancouver.

“Activists in cities around the world took part in the first Global Gay Solidarity Day this weekend. Their goal: send a message to government and UN officials that queers everywhere deserve equality.
In Vancouver, activists held a moment of silence on Fri, Aug 3 to remember those who have fallen victim to human rights abuses because of their sexual orientation.
Canadian Olympic medalist Mark Tewksbury told Xtra West that the event helps put the spotlight on queer people around the world who are still fighting for basic human rights.
Over the weekend, organizers from cities including Stockholm, Mexico City, and New York staged events and demonstrations to show solidarity with oppressed queers around the world.”

Source XTRA WEST

REMEMBER : Lukasz Palucki from Warsaw (Varsovie), organized a vigil in front the Iranian Ambassy (3/08/2007).



Global Gay Solidarity Days, 3 et 4 Août 2007

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Canada, Pologne, USA… :
Actions pour les «Global Gay Solidarity Days», 3 et 4 août 2007
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Message de Michael Petrelis :

Les «Global Gay Solidarity Days» (Journées Mondiales de Solidarité Homosexuelle), les 3 et 4 août, vont avoir lieu et je vous soumets ces deux e-mail que j’ai reçus aujourd’hui :
Le premier est de mon ami Lukasz Palucki de Varsovie, qui a organisé une action samedi avec un appel national pour que tous les bars et cafés gays allument des bougies toute la journée. Lukasz est un activiste courageux, faisant tout ce qu’il peut en faveur du LGBT local et international et il m’inspire profondément. Nous avons besoin de plus de Lukasz !

Le deuxième email vient du Canada, de la «Vancouver Pride Society» (VPS) qui publient dans leur communiqué de presse le programme de leur action du vendredi 3 août pour la «solidarité gay mondiale». Citoyens de Vancouver, LGBT, merci de nous soutenir et d’organiser une action à la laquelle beaucoup peuvent participer. Courage !

Le message de Pologne :

S’il vous plait, n’oubliez pas Varsovie. Nous nous réunirons au «Candle Meeting» près de l’Ambassade d’Iran (Krolowej Aldony 22 Str.) à Varsovie, le 4 août à 20 h.
J’ai envoyé le message à tous les clubs gays de Pologne pour mettre une bougie sur les bars, samedi, comme signe de SOLIDARITÉ GAY MONDIALE.
Vous savez qu’en Pologne, le mot “SOLIDARITÉ” est très important dans notre histoire.
J’enverrai des photos plus tard sur mon blog. Je mettrai une vidéo de notre action.
Lukasz Palucki : luke.santi@eranet.pl

Le message de Vancouver :

La « Vancouver Pride Society » (VPS) tiendra un stand et inaugurera le premier jour Solidarité Gay Mondiale qui aura lieu vendredi 3 août 2007.
Le VPS commémorera la journée en par un moment de silence lors du lancement de l’ « Official Vancouver Pride Week-end » à midi à la Vancouver Art Galerie pour se souvenir de ceux qui furent les victime des abus et manquements aux Droits de l’Homme en raison de leur orientation sexuelle.
Les « Global Gay Solidarity Days» commémorent les atrocités faites à la communauté internationale LGBT. Les activistes s’uniront dans le monde entier et enverront des messages aux fonctionnaires de leurs gouvernements, en particulier à l’ONU, pour étudier des abus de Droits de l’Homme concernant les personnes LGBT tout autour de la planète.
Vancouver sera la 10ème ville à célébrer cette journée, parmi les autres villes, New York, Caracas, Cologne, Varsovie, Mexico City, Washington DC, et Stockholm.
Quoi : Moment de silence pour le « Global Gay Solidarity Day » (lors du lancement de l’ «Official Vancouver Pride Week-end»).
Quand : Vendredi 3 Août, 2007.
Heure : 12:30
Où : Georgia St. Side to the Vancouver Art Gallery
Pourquoi : : Demande de l‘égalité des droits LGBT partout dans le Monde.
Qui : : John Boychuk, Président de la «Vancouver Pride Society», Ken Coolen, Organisateur de «Vancouver Pride Parade», Bruyère Hendelson de la «New York Pride», Tomasz Baczkowski, organisateur de la «Warsaw Pride», Marquez Tewksbury, défenseur de Droits de l’Homme.
Pour plus de renseignements, contactez Rachel Ricketts : rachel@pamelagroberman.com
Michael Petrelis

Message de Brendan Fay :

Les activistes gays des Droits de l’Homme vont se réunir à midi pour une veille (vigil) à l’ONU, pour rappeler les Principes de Yogyakarta, au mémorial Raoul Wallenberg, vendredi 3 août à midi.
Le rendez-vous est fixé au Dag Hammarskjöld Plaza, 47ème rue, et mené par John Maynard, avec bougies et guirlandes.
Les avocats concernés par ces manquements aux droits de l’homme, aux lesbiennes, aux homosexuels, bisexuels et transgenres (LGBT) organiseront ces veilles (vigils) de solidarité dans plusieurs villes autour du monde ce week-end des 3 et 4 août, Caracas, Cologne, Mexico, New York, San Diego, San Francisco, Stockholm, Vancouver, Varsovie et Washington. Les veilles de solidarité mondiale sont une réponse à l’augmentation croissante de la violence et aux dénis des droits de l’homme dans le monde entier contre les personnes LGBT.
“Nous refusons d’être silencieux face à la torture, à la discrimination et aux exécutions en Iran, aux combats homophobes à Moscou, aux autorités lithuaniennes qui interdisent le drapeau arc-en-ciel dans les rues de Vilnius. Nous refusons d’être silencieux quand beaucoup de réfugiés LGBT et de porteurs du HIV, des demandeurs d’asile, des immigrés séropositifs arrivent aux USA pour ne rencontrer que discrimination et portes fermées, ” dit Brendan Fay.
“Ce vigil reflète un esprit de la responsabilité globale parmi les activistes LGBT du monde entier. Nous refusons d’être silencieux quand nos familles, nos amours et nos vies sont traitées comme de deuxième classe partout à travers le monde. Nous serons ensembles de New York à New Delhi, de Bagdad à Belfast.”
Les organisateurs réclament l’application des principes de Yogyakarta, qui ont été approuvés cette année à la session du Conseil de droits de l’homme de l’ONU à Genève. “Ces principes établissent des normes de base pour les gouvernements qui doivent traiter les personnes dont les droits sont trop souvent niés et dont la dignité est trop souvent outragée et injuriée” a dit Scott Long, le directeur du programme LGBT des droits de l’homme. Les principes de Yogyakarta sont une réponse aux abus en raison de l’identité et de l’orientation sexuelle et de genre réelles ou perçues. Fay et les organisateurs invitent Ban Ki-Moon, le secrétaire général, et le haut-commissaire de l’ONU pour des droits de l’homme, Louise Arbour, d’assurer les droits des personnes LGBT et de les considérer comme “prioritaire pendant la prochaine session.”
“À la veille du Sweden’s National Pride Festival nous appelons à la mémoire de Dag Hammarskjöld, secrétaire général de l’ONU, homosexuel et pionnier des droits de l’homme,” a dit l’organisateur Gibert Baker. Baker est également le créateur du drapeau arc-en-ciel, symbole international du mouvement de droits civiques LGBT.
Le 3 août marque également l’anniversaire de l’exécution de l’Irlandais humaniste Roger Casement in 1916 (confirmé par ses journaux intimes). Casement, homosexuel et avocat des droits de l’homme a risqué sa vie en s’opposant à la brutalité coloniale en Afrique et en Amérique latine.
“Nous nous associons à tous nos frères et soeurs LGBT du monde en réclamant la fin des attaques, des massacres et de la discrimination des LGBT a dit George Plagianos d’Axios, de l’organisation orthodoxe LGBT.

“Aujourd’hui, nous rendons hommage aux vies de Barbara Gittings, Letty Russell, Roger Casement, Simon Nkoli et à tous les avocats des droits LGBT”.
“Nous rappelons la torture, la discrimination, l’emprisonnement et la mort. Dag Hammarskjöld a dit : “La vie exige seulement de vous la force que vous possédez. Un seul exploit est possible, celui de ne pas s’enfuir…”
“Aujourd’hui, nous mettons en valeur ces mots et nous espérons que les Nations Unies le feront aussi” dit Brendan Fay.
Traduction HJL

Liens du jour :
Iran-Resist : Pendaison d’un bandit subversif
La Manica Tagliata : L’alerte de Shiva Nazar Ahari à ADN Kronos International
La Manica Tagliata : Forte inquiétude sur les journalistes kurdes
RSF : Pétition en faveur des journalistes kurdes condamnés à mort en Iran



Iran : Pendaison d’un homme à un camion-grue
August 2, 2007, 10:42 am
Filed under: Death Penalty, Hanged, Iran, Peine de mort, Pendaison, Torture, Vidéo, hanging



Sodome ou Gomorrhe
August 1, 2007, 2:24 pm
Filed under: Anti-sodomy, Censure, Death Penalty, Gay, Hanged, Homophobie, Iran, Peine de mort, Queer, Torture

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La Bible hébraïque décrit ses crimes et son châtiment : Dieu, alerté par “le cri contre Sodome”, dont le “péché est énorme”, est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le “péché” est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Lot, le neveu d’Abraham, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Lot en demandant qu’il leur livre les deux étrangers pour qu’ils les “connaissent” (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Lot: “Où sont les hommes qui sont venus chez vous cette nuit ? Amenez-les nous pour que nous les connaissions.” En fait, la traduction pourrait être “abuser”, voire “pénétrer” plutôt que “connaître”.

Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par “le soufre et le feu” en même temps que la cité voisine de Gomorrhe. Le récit raconte :
“Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l’Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu, ce fut l’Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l’endroit où il s’était tenu en présence de l’Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l’étendue de la plaine, et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d’une fournaise.”

Téhéran, 31 juillet (AKI) – Une agence iranienne liée à l’establishment islamiste extrémiste d’Iran a assailli le Maroc en prétendant qu’il était l’état nord-africain “de l’homosexualité et de la pédophilie”.
Dans un éditorial, Taghrib a critiqué le manque du gouvernement marocain à empêcher des groupes d’homosexuels de former une association.
“Au Maroc, un pays d’Islam, l’homosexualité est devenue une réalité admise à tel point qu’elle risque de devenir un état séculaire sans foi comme les nations occidentales”.
Le “Maroc risque de devenir une nouvelle Sodome”, dit Taghrib.
Selon la Bible et le Coran, Sodome, était avec une autre ville, Gomorrhe, détruite par God en raison du comportement immoral de ses habitants.
Source : ADN Kronos International
Source : La Manica Tagliata

NB : L’Iran est un des premiers pays au tourisme pédophile du monde (en grand secret, bien sûr) et aux profit des gros cigares européens.
L’Iran est devenu une dictature sanguinaire (les bassidji) et où les exécutions sommaires sont quotidiennes. Il n’y a plus de jugements équitables. Où l’on accuse de tout et à tout va : les opposants politiques, de sodomie, les homosexuels, de viol, les femmes, d’adultère…
La défloration d’une jeune-fille de 9 ans est admise avec l’aval paternel.
Alors, qui est Sodome et qui est Gomorrhe ?
Dieu n’existe pas pour les détruire, mais c’est Ahmadinejad qui va bientôt se balancer au bout d’une corde.
“Le jugement de Dieu est impitoyable”, ne dit-il pas.
Et il en sera de même pour tous les mollahs pédophiles qui abusent du jeune peuple, sexuellement et moralement.
Votre pêché est avéré.

Je vous assigne.

Deux journalistes, Abdolvahed Bohimar et Adnan Hassanpour, viennent d’être condamnés à être pendus.



I am object, nouvelle vague de répression en Iran, 300 condamnations
July 30, 2007, 10:59 am
Filed under: Anti-sodomy, Asylum, Censure, France, Féminisme, Gay, Hanged, Homophobie, Iran, Peine de mort, Queer, Torture

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Nouvelle vague de répression en Iran (IRQO)

Dans les dernières deux semaines, avec la protestation légitime des Iraniens au sujet des pressions toujours croissantes du gouvernement, une nouvelle vague de répression et d’élimination a commencé à l’intérieur du pays.

Lors d’un entretien dans l’émission TV «Kooleh Poshty», le 24 juillet, Saeed Mortazavi a souligné et détaillé chaque groupe et individus visés par la nouvelle vague de violence et d’assassinat du gouvernement d’Iran. Dans ces commentaires, il décrit clairement les groupes qui violent prétendument les lois islamiques officielles et il parle en détail des diverses formes de vêtements, de robes, de maquillage, et de coiffure considérées comme inacceptables et impardonnables. Mais, pour expliquer la mesure de ces violentes menaces, Saeed Mortazavi considère que les coupables ne seront pas punis à la première arrestation mais recevront d’abord un avertissement et des «conseils». Apparemment lors de son intervention, Mortazavi ne se réfère pas aux images et aux rapports reproduits dans la presse de ces méthodes de punition des autorités face à ceux qu’il considère coupables de ces prétendues offenses immorales.

Vu les circonstances, le respect pour la loi et les droits fondamentaux des personnes est un moindre souci pour le système juridique. Dès qu’individu sera visé, il sera traité de façon brutale et violente avec intimidation verbale et menaces physiques, dans de nombreux cas, avant que l‘accusé n’ait pu répondre à son accusation, il est battu à sang. Les propos de Mortazavi ne rassurent pas et n’inspirent pas la confiance des auditeurs !

Lors de l’interview, Saeed Mortazavi a fait, intentionnellement et inexactement, cinq références inexactes au terme «hamjensbaz» (qui a des relations avec une personne du même sexe) plutôt qu’au terme «homosexuel» qui aurait été plus correct.

À cause d’une traduction incorrecte de l’expression «I am object» (Je suis objet), slogan sur un tee-shirt porté par un jeune homme, la communauté homosexuelle en Iran a été soumise à un très fort châtiment.

L’organisation étrangère iranienne (IRQO) condamne la violation continue des droits de l’homme commise par le gouvernement de la République Islamique d’Iran qui utilise toute méthode de violence et de pression à l’encontre de tous les secteurs de la société, en particulier sur les minorités sexuelles iraniennes, et demande à tous les individus et aux organismes actifs des Droits de l’Homme dans le Royaume de s’engager pour une l’intervention afin de que l’homosexualité soit décriminalisée.

Tenant compte des révélations issues de la sombre et criminelle histoire de la République Islamique d’Iran, nous pouvons penser que Saeed Mortazavi, visage bien connu pour sa puissance juridique et accusé de morts et de condamnations innombrables, y compris celle de Zahra Kazemi, s’efforce d’expliquer et d’imposer des modèles de coiffures et les slogans des vêtements à la jeune génération provocante et réprimée. Tandis que l’insécurité, l’injustice, le chômage, la corruption et le manque toujours croissant de liberté civile ont compromis la vie de la société.

Malheureusement, de tels commentaires psycho-maniaques sont le combustible à de nouveaux cycles de violence, de meurtre, et de violation des droits de l’homme.

Nous avons tous entendu que de nouvelles exécutions sont à venir et nous serons vigilants sur la suite de ces massacres. D’après des rapports, il est prévu que trois cents individus soient victimes de cette phase de suppression et de répression et qu’ils soient exécutés pour des crimes chimériques.

Où que nous soyons, élevons nos voix pour protester contre ces actes sauvages commis par ce régime et faisons pression sur les organismes internationaux de Droits de l’Homme afin d’arrêter cette vague de violence et de massacre.

Traduction HJL

Organisation Étrangère Iranienne – IRQO



Les 12 du 22
July 28, 2007, 2:19 am
Filed under: Asile, Asylum, Death Penalty, France, Gay, Hanged, Iran, Manif

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Ebrahim Eskandari

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Abol-Fazel Sadeghi

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Hossein Rouh-Zadeh

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Fazel Ramezani

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Hojat-Morad Mohammadi

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Babak Doust-Hosseini

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Sorour Hosseini

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Akbar Zahin-Mobarran

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Rassoul-Amin Zadeh

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Gholam-Hossein Shadab

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Hamid-Ollah Toutazahi

Act Up-Paris et Les Panthères roses
Pendaisons en Iran et menace d’expulsion en France : appel à rassemblement
Samedi 28 juillet à 11h, parvis des droits de l’Homme à Paris
publié en ligne : 27 juillet 2007

Appel aux militantEs des droits humains, des droits des personnes LGBT et contre la peine de mort à un rassemblement pour réagir aux pendaisons en Iran et à la menace d’expulsion d’un gay iranien vivant en France.

Nous appelons à rejoindre le rassemblement auquel a appelé hier l’association Tjenbe Red et qui se tiendra samedi 28 juillet à 11h sur le Parvis des droits de l’Homme à Paris (place du Trocadéro, métro Trocadéro). A la même heure, à Strabourg, TaPaGeS appelle à tenir une action similaire devant le Palais des droits de l’homme.

Dimanche 22 juillet, 12 hommes ont été pendus en Iran après avoir été accusés de divers crimes dont la sodomie ou des comportements jugés “immoraux”. 4 hommes avaient déjà été pendus une semaine auparavant. Le ministère français des Affaires étrangères a condamné hier ces exécutions et a relevé “avec une préoccupation particulière” qu’un officiel iranien avait annoncé le 10 juillet que l’orientation sexuelle des condamnés figurait parmi les chefs d’inculpation. 17 personnes sont encore menacés d’exécution à Téhéran, sans qu’ait été révélée leur identité ni les chefs d’inculpation qui leur ont valu d’être condamnées.

Dans le même temps, nous avons appris qu’un gay iranien de 21 ans vivant à Paris depuis un an et demi, était actuellement en danger d’expulsion vers l’Iran, pays qu’il avait quitté en raison de son orientation sexuelle. Il semble que les autorités françaises négocient son expulsion avec l’ambassade d’Iran à Paris (source : Iranian Queer Organization, IRQO).

Alors que des personnes sont régulièrement menacées, persécutées ou exécutées en Iran du fait de leur orientation sexuelle, la France doit faire pression pour empêcher de nouvelles exécutions et accorder l’asile au gay iranien qui se trouve en centre de rétention.

Nous appelons à un rassemblement de toutes celles et ceux qui souhaitent :
- manifester leur solidarité à l’égard des iraniens menacés de pendaison
- demander à la France de s’opposer à leur exécution et d’exiger de Téhéran des informations sur les motifs de leur condamnation
- demander à la France de renoncer à expulser vers l’Iran du gay iranien de 21 ans vivant en France
- demander à la France d’ouvrir largement le droit d’asile aux personnes menacées et/ou persécutées dans leur pays d’origine en raison de leur orientation sexuelle (réelle ou supposée) ou de leur identité de genre.

Rappel :
Parmi eux, il y avait Fazel Ramezani et Hajat Morad Mohammadi, qui avaient été emprisonnés pendant huit ans. Ils avaient été arrêtés après un désaccord entre une division du Pasdaran (garde révolutionnaire) et des membres du clan de Bakhtiari, qui se trouve dans le sud-est du pays.
Fazel Ramezani et Hajat Moradi Mohammadi ont été emprisonnés pour des raisons politiques et n’ont été jamais été jugés.
Emadeddin Baghi, président de l’association de défense de prisonniers, a indiqué que deux autres pendus n’étaient pas “socialement dangereux” mais ont été arrêtés, un pour ce qu’il avait écrit dans son blog personnel et l’autre parce qu’il était en possession des vidéos de musiciens iraniens de Los Angeles.
Ces 12 hommes (ici 11 photographies, Siamak Dousti n’apparait pas) ont été pendus le 22 juillet 2007. Initialement 20 étaient annoncés parmi lesquels 6 homosexuels.
Les charges d’homosexualité, sodomie (lavat), crime à la vertu ont été modifiées en agressions physiques, perturbations de l’ordre public, vols, viols, meurtres, vols à main armée et recel, vente et livraison de stupéfiants, intimidation, pyromanie, trafic d’armes, violences sur miliciens afin de convenir à l’opinion internationale.
Ils ont été pendus dans l’enceinte de la prison.
Les photographies datent toutes du même jour, le dernier.



Iran : Point-presse Ministère des Affaires Étrangères
July 26, 2007, 8:16 pm
Filed under: Anti-sodomy, Asile, Asylum, Death Penalty, France, Gay, Hanged, Homophobie, Iran, Peine de mort

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Point presse Ministère des affaires étrangères Paris 26 juillet :

IRAN

La France, qui, comme ses partenaires européens, s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances et en tous lieux, condamne l’exécution de douze citoyens iraniens survenue le 22 juillet.
La France relève avec une préoccupation particulière qu’un officiel iranien avait annoncé le 10 juillet que l’orientation sexuelle des condamnés figurait parmi les chefs d’inculpation.
Ces condamnations et ces exécutions viennent s’ajouter à la lapidation pour adultère d’un homme le 5 juillet et pourraient annoncer d’autres exécutions.
A la demande de Mme Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme, le chargé d’affaires iranien à Paris a été convoqué au ministère des Affaires étrangères et européennes ce matin. Nous lui avons marqué notre extrême préoccupation et rappelé :
- notre opposition à la peine de mort en toutes circonstances,
- notre engagement en faveur de son abolition universelle,
- notre attachement au respect, par les autorités iraniennes, de leur moratoire de 2002 sur les lapidations,
- notre appel à ce qu’aucune autre condamnation à la lapidation ne soit exécutée.
(Avez-vous demandé à l’Iran de révéler de façon claire les motifs individuels de condamnation pour chaque homme exécuté ?)
Je vous renvoie à ma déclaration.
(Avez-vous abordé le sort des condamnés pour “lavat” (sodomie) avec le chargé d’affaires iranien ?)
Toutes les condamnations à mort prononcées ces derniers jours ont été abordées.
(Avez-vous abordé les conditions de vie des homosexuels en Iran ?)
Le but de cette convocation était de marquer notre opposition à la peine de mort en toutes circonstances.
(La France et l’Europe sont-elles entendues par le président iranien lorsqu’elles évoquent la peine de mort dans ce pays ?)
L’Union européenne et ses membres sont engagés en faveur de l’abolition universelle de la peine de mort. Ils saisissent toutes les occasions pour le rappeler aux pays qui, comme l’Iran, n’ont pas encore renoncé à la pratiquer.