Spartakus, queer et subversif


Chris Crocker: Gay People Don’t Want to Fight in Iraq War
September 28, 2007, 10:54 am
Filed under: 2007, Chris Crocker, Gay, Homosexuality, Iraq, Iraqi, LGBT, Lesbian, Other Video, Queer, Spartakism, Trans, Transsexuel, USA, Vidéo, War



Pegah Emambakhsh est libre

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The message today from Sheffield (September 11, 2007) :

Everyone,

We have some good news at last!

Pegah was granted bail this morning, is now out of Yarls Wood Detention Centre and back with people who will love and care for her. The Court of Appeal have also agreed to hear her case. It will be listed within the next couple of weeks and will be heard sometime in the next few months, we believe.
There are also other actions that we know are being taken on her behalf, by influential organisations at a high level in the UK.
We really don’t think that we would have got this far without the fantastic work you have put in supporting Pegah. She is truly grateful and gives her heartfelt thanks to you all - as do we. It is impossible to overstate the value of your support.

This does not mean that Pegah is out of the woods but she is now in a much more hopeful position.

As you will understand Pegah needs time to recover from the ordeal of the past few weeks. She also needs to get back in touch with the ordinary business of living her life in some peace and tranquility.

We will keep you updated as events develop.

Love and solidarity to you all

Friends of Pegah
Sheffield, UK

Contacts:
Friends of Pegah Campaign
c/o Victoria Hall Methodist Church
Norfolk Street
Sheffield S1 2JB
UK

See also :
Michaeal Petrelis Page
Roberto Malini - Anne’s Door Page

ADN Kronos International Page
Pegah è finalmente libera! di lamanicatagliata.com



Iranian Exactions

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Pegah : Yarl’s Wood sous une marée de fleurs

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Dernière minute : “Nous avons réussi à parler avec Pegah, merci à notre ami iranienne qui vit en Italie. Pegah se porte decidement mieux et remercie surtout le Groupe Everyone et toutes les personnes qui l’ont aidée. Elle ne pense plus à la mort, et elle commence à avoir confiance dans le futur, même si elle se dit nostalgique, et elle le sera toujours, de ses deux garçons et qu’elle est très préoccupée par son père qui est âgé. “J’ai tant d’espoirs, maintenant,” a dit Pegah. “Je suis heureuse que le Groupe Every One ait pris très à coeur mon cas. Je suis émue par tous ces gens qui ont participé à la manifestation de Rome, par toutes les personnes qui veulent que je sois libre.”"
Roberto Malini, lundi 3 septembre 2007, 18:00.

La prison de Yarl’s Wood, endroit triste de transit qui se trouve près de Clapham, dans le Bedfordshire, là où les immigrés attendent la déportation, a été rattrapé par un arc-en-ciel de couleurs. Hier, des centaines de bouquets de roses, ou de lys, ont été livrés par les services d’Interflora aux gardes, qui signent les reçus avec stupeur. «C’est une situation difficile» a indiqué le responsable du centre, «parce qu’il ne nous est jamais arrivé quelque chose de semblable. Les fleurs arrivent à un rythme incessant et nous ne savons plus quoi faire. Au début nous avons séparé les fleurs des billets d’accompagnement mais à certain point c’est devenu impossible, parce qu’une montagne de fleurs nous est parvenue et la situation est devenue ingérable ». Sur les billets et les cartes postales qui accompagnent les fleurs sont écrits des messages de soutien, d’espoir et d’amour : «Bientôt vous serez libre», «Nous sommes près de toi», «Nous attendons avec impatience que le Royaume-Uni vous accorde l’asile». Toutes les fleurs et les messages sont pour elle, Pegah Emambakhsh, dont le nom est souvent écrit dans un style élégant. Le porte-parole des déportés à l’intérieur du centre a demandé des informations sur cette marée multicolore qui arrivait du monde entier à l’association «Friends of Pegah Campaign» et a donc appris que l’initiative est venue d’Italie du Groupe Every One. En quelques heures, grâce au soutien de nombreux groupes qui oeuvrent pour les Droits de l’Homme, grâce à Internet (extraordinaire appui de spartakism.wordpress.com), aux forums et à toute personne individuelle, l’idée s’est transformée en une grande manifestation de solidarité. Des citoyens de tout âge, sexe, et condition sociale ont commencé à envoyer des fleurs et nous sommes sûrs que cette grande vague ne s’arrêtera pas de sitôt. «Nous ne sommes pas certains que les gardes vont se hâter de séparer les fleurs et les billets», a déclaré le porte-parole, «parce qu’ils ne sont pas connus pour leur gentillesse. Il se peut que les gardes jettent tout et que Pegah ne soit pas informée. Mais le phénomène est remarquable et la marque de l’attention portée au cas de Pegah est signifiée, autant au personnel de l’Immigration qu’à celui de la prison. Chaque action est comme une vague qui double de force. Je voudrais dire au Groupe Every One que leur conduite pour Pegah est merveilleuse, comme la participation de toutes ces personnes autour du monde. Ce qui est sûr, c’est que tout ceci remontera le moral de Pegah et, dans sa situation, son état de santé psychique, ô combien important dans le processus juridique en cours». Simon Forbes de Outrage définit l’action comme «un geste d’une humanité incroyable», et des nouvelles rassurantes arrivent de l’intérieur de la prison : les gardes ont compris l’esprit de l’initiative et, dans les limites de leurs fonctions, ils commencent à manifester de la solidarité à la prisonnière.
Si vous voulez envoyer une carte postale à Pegah (qui elle, arrivera de façon certaine), vous pouvez l’expédier à :
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre,
Twinwood Road, Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000

Roberto Malini, Anne’s Door
Traduit de l’italien, HJL, 3 septembre 2007.



Action : Des fleurs pour Pegah - Flowers for Pegah

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Dimanche, 20:00 : Dernière minute, des centaines de bouquets sont arrivés à Yarl’s Wood et ont mis en crise les gardes, c’est une nouvelle façon de protester à laquelle le Royaume-Uni n’est pas habitué.
Roberto Malini.

Action : Des fleurs pour Pegah

Envoyez des fleurs à Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh est complètement déprimée et abattue.
Jusqu’à maintenant sa vie n’a été que douleur, crainte et mort.
Elle est une femme aimable, réservée, spirituelle et optimiste, mais le monde jusqu’à maintenant ne lui a offert que la discrimination, la haine, la persécution, l’humiliation, l’injustice et l’emprisonnement. Même maintenant que son drame est connu partout dans le monde, même maintenant que nous pensons très fort à elle, à son futur, elle est parquée dans une prison froide, sans intimité, sans amour ou chaleur humaine.
Chers amiEs, soutenons-la pour qu’elle ressente notre amour, lui exprimer que nous ne sommes pas tous les mêmes, que des personnes amicales existent, qui croient en la fraternité et en la solidarité.
Envoyez-lui une fleur ou un bouquet de fleurs par n’importe quel service d’expédition de fleurs : roses, lys ou gerberas. Des fleurs de toutes les couleurs, parfumées comme la vraie justice.
Roses et asile pour Pegah !
Les envoyer à l’adresse suivante :
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com

http://www.annesdoor.com/

PS : Ou écrire, ou envoyer tout soutien.

Send flowers to Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh is completely worn out. Till now her life has been characterized by pain, fear and death. She is a nice, reserved, religious and optimistic woman, but the world till now has offered her just discrimination, hatred, persecution, humiliation, injustice and imprisonment. Even now that her drama is known all over the world, even now that in many we pray for her, for her future, she’s penned in a cold prison, without privacy, love or human warmth. Dear friends, let’s make her to feel our love saying her that we’re not all the same persons, that good persons exist, people who believe in brotherhood and solidarity. Send her a flower or a bunch of flowers with any flowers shipment service: Roses, Lilies or Gerberas. Flowers of all the colours, perfumed like the justice.
Roses and Asylum for Pegah!
Send her flowers to the following address:
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com



Pegah : L’Angleterre joue avec nos nerfs, Hans Gert Pöettering contraint d’écrire à Gordon Brown

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Bruxelles, 30 août 2007.
Le président du Parlement Européen, Hans Gert Pöettering, a accepté de prendre en considération le cas de Pegah Emambakhsh, la lesbienne iranienne qui risque l’expulsion du Royaume-Uni vers Iran.
Après une proposition de l’Italien Giusto Catania (PRC), Membre du Parlement Européen (MEP), qui représente le groupe parlementaire “European United Left / Nordic Grenn Left” (GUE/NGL), faite aujourd’hui lors de la “Conférence des Présidents”, Hans Gert Pöettering a écrit directement à Gordon Brown, le premier ministre britannique.
La proposition a été soutenue par Graham Watson, le président du groupe libéral au Parlement Européen.
Le “British Home Office” refuse toujours d’accepter l’asile de Pegah Emambakhsh.
“Elle risque violences et tortures physiques, et sans aucun doute la mort, en raison du refus de Londres de lui accorder le statut du réfugiée politique pour “discrimination sexuelle”", a expliqué le GUE/NGL dans un rapport, ce soir.

Giusto Catania rajoute : “Hans Gert Pöettering a le devoir de convaincre Gordon Brown que l’expulsion de Pegah vers l’Iran constituerait une violation sérieuse des droits de l’homme et des conventions internationales et apporterait la honte non seulement sur un pays comme la Grande-Bretagne mais également sur l’Union Européenne dans son ensemble.”
“J’ai suggéré au Président qu’il souligne la bonne volonté de l’Italie d’accueillir Pegah
Emambakhsh qui n’est coupable d’aucun crime. Nous soutenons fortement Pegah et je suis sûr que tous les Parlementaires Européens vont continuer à suivre son cas très de près”, conclut Giusto Catania.
Traduit de UK Gay News
NB : Pegah Emambakhsh est toujours en détention.

À lire : “The case of Pegah Emambakhsh and the new frontiers of Human Rights” par Roberto Malini



Solidarité homosexuelle : Les Bangas de Tjenbé Rèd

Communiqué de Tjenbé Rèd : Jeunes LGBT à la rue - Tjenbé Rèd interpelle les pouvoirs publics et lance le programme «Les Bangas de Tjenbé Rèd»

Paris, le jeudi 30 août 2007
En juin dernier, le magazine Têtu évoquait les jeunes personnes SDF lesbiennes, gaies, bi & trans (LGBT), mises à la porte ou menacées par leurs familles. Depuis quatre mois, ce fait de société est notre réalité. Fondée le 1er mai dernier seulement, l’association Tjenbé Rèd a en effet déjà reçu plusieurs appels au secours de jeunes LGBT d’origine antillaise ou africaine. Les circonstances sont souvent les mêmes : ces jeunes commencent à vivre leur propre vie, leurs familles fouillent leurs chambres et découvrent des lettres ou des magazines ; parfois des menaces de mort plus ou moins voilées sont proférées ou l’expulsion du domicile familal est prononcée. Aujourd’hui, Tjenbé Rèd héberge ainsi deux jeunes d’une vingtaine d’années. Problème : elle n’a pas à ce jour les moyens de pérenniser ce soutien. Elle doit les trouver d’urgence.

Ce constat renforce notre exigence de politiques publiques contre les homophobies, contre les suicides de personnes LGBT, pour le soutien aux jeunes personnes LGBT mises à la porte ou menacées par leurs familles. En attendant que les pouvoirs publics s’impliquent, nous lançons notre propre programme communautaire : «Les Bangas de Tjenbé Rèd». Une banga, c’est une maisonnette provisoire qui permet aux jeunes Mahorais de quitter progressivement le domicile familial et d’entrer à leur rythme dans leur propre vie. Notre intention est ainsi de permettre, autant que possible, aux jeunes personnes LGBT mises à la porte ou menacées par leurs familles d’éviter la rue et d’échapper notamment à la prostitution forcée. En ce sens, nous lançons un double appel :

1°/ Aux jeunes personnes LGBT concernées, afin qu’elles nous fassent davantage encore part de leurs témoignages et de leur besoins pour que nous puissions les aider d’abord, nous faire ensuite un avis le plus précis possible de leur réalité.

2°/ Aux personnes LGBT ayant les moyens de nous soutenir matériellement (une chambre d’amiEs ou un clic-clac dans le salon à mettre à disposition pendant 24 heures, une semaine, trois mois…), moralement (un peu de temps à donner ou une oreille à prêter…) ou financièrement (des sous pour payer une chambre d’hôtel, à manger, des tickets de métro…) afin que nous puissions accompagner ces jeunes personnes et organiser autour d’elles un véritable réseau de solidarité destiné à casser d’emblée la spirale de dégradation dans laquelle elles pourraient, encore sous le coup de la récente brutalité de leur famille biologique, entrer.

Contactez-nous au 06 10 55 63 60, par courriel à l’adresse contact@tjenbered.fr, par MSN à la même adresse électronique ou par courrier (Association Tjenbé Rèd, c/o David Auerbach Chiffrin, 113, bd Voltaire, Paris XIème).
N’hésitez pas : c’est pour une urgence.



Message de Friends of Pegah Campaign
August 29, 2007, 10:09 am
Filed under: 2007, Emambakhsh, Féminisme, Gay, Iran, LGBT, Lesbian, Lesbianisme, Pegah, Pegah Emambakhsh, Prison, Prisoner, UK

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Message aux associations, aux groupes et aux amis de Pegah Emambakhsh
29/08/2007 de lamanicatagliata.com

Pegah Emambakhsh a donné plein mandat au bureau d’étude qui s’occupe de son cas au Royaume-Uni.
Pour l’heure nous devons attendre et baisser le ton.

«Friends of Pegah Campaign», «Les amis de campagne de Pegah», l’association qui traite les intérêts de Pegah Emambakhsh à Sheffield, Royaume-Uni, demande à l’organisation des droits de l’homme «Every One Group» de communiquer ce message aux institutions, aux organismes, aux associations et aux activistes, avec prière de suivre scrupuleusement les demandes formulées.
En premier lieu les «Les amis de campagne de Pegah» souhaitent remercier tous ceux qui ont pris l’initiative, organisations, activistes ou autres institutionnels, de participer activement à la campagne en faveur de Pegah Emambakhsh. Les fruits de leur engagement sont d’une valeur humaine incalculable. Suite à la rencontre avec le personnel du Ministère Public qui traite de Pegah Emambakhsh, hier matin, 28 août 2007, et suite à la présentation du cas à l’Agence des Frontières et d’Immigration par une partie de l’équipe juridique qui la représente, nous déclarons être totalement satisfaits de la «représentation légale et politique».
Pour que cet appui extraordinaire se perpétue dans une atmosphère sereine, marquée par le respect de la dignité, pour un développement régulier du processus, nous sommes certains que vous aurez tous la courtoisie et un comportement d’une délicatesse extrême lors des prochains développements, respect nécessaire pour le cas de Pegah Emambakhsh : nous devons respecter la procédure et les décisions et stratégies de ses avocats représentants. Maintenant nous devons être patients avant de connaître les prochaines évolutions et nous pensons qu’une publicité supplémentaire n’est pour l’heure ni utile ni nécessaire au cas de Pegah.
Naturellement nous vous tiendrons informés constamment de tous les développements chaque fois que ce sera possible. Nous sommes immensément reconnaissants de la ferveur et des actions exceptionnelles en faveur de Pegah Emambakhsh : votre appui s’est avéré essentiel.
Merci à chacun de vous.
Les amis de campagne de Pegah (Royaume-Uni)



Interview de Pegah Emambakhsh - Plutôt mourir que retourner en Iran

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Interview de Pegah Emambakhsh : Plutôt mourir que retourner en Iran
La Repubblica, 26 agosto 2007
Auteur: Paola Coppola
Titre: «Meglio morire che tornare in Iran»

Pegah Emambakhsh a peur. Elle sait que raconter son histoire peut lui coûter la vie. Elle l’a fait devant un juge et on ne l’a pas cru. Et toujours redire qu’elle ne veut pas retourner en Iran, revivre une expérience terrifiante : l’évasion, une attente de deux ans, le rêve d’une vie vécue à la lumière de son homosexualité, puis la prison et la terreur de revenir dans ce pays où elle a laissé deux fils, nés d’un mariage forcé, et le souvenir de son ancienne compagne, qu’il a été arrêtée, torturée et condamnée à la lapidation. Pegah est éprouvée. Le 13 août, elle a été incarcérée au centre de détention de Yarls Wood près de Sheffield, où elle a tenté de s’ôter la vie. Elle est fatiguée, mais depuis quelques jours, elle a recommencé à espérer que finalement, mardi prochain, elle ne montera pas dans cet avion de la British Airways en direction de Téhéran.
Cela fait deux ans qu’elle est déchirée entre le désir de vivre dans un pays libre et la crainte de devoir retourner en Iran. Comment a-t-elle vécu, jusqu’ici, cette attente ?
«Je suis fatiguée. Au début, j’étais pleine d’espoir, même si j’étais préoccupée pour mon père et que mes fils me manquent. J’avais appris que le Royaume-Uni était un pays ouvert, un pays qui reçoit tout le monde. Par conséquent, j’ai décidé de venir ici et j’ai demandé l’asile. À Sheffield, j’ai trouvé des amis qui m’ont aidée. De temps en temps, il m’a semblé que tout allait pour le mieux et que ma demande allait être acceptée, à d’autres moments, ils me disaient l’inverse, que le Home Office ne m’avait pas cru et qu’ils me forceraient à retourner en Iran. En ces moments-là, j’ai désiré mourir.»

Selon toi, pourquoi, est-ce qu’ils ne t’ont pas cru ?
«Je ne le sais pas. Je me suis échappée parce que je suis une femme lesbienne, parce que j’avais moi-même de l’amour pour une autre femme et que c’était de plus en plus difficile de nous cacher. Puis elle, elle a été arrêtée. Là, si je ne m’étais pas trouvée dans cette situation, je ne serais pas partie, parce que je suis très attachée à ma terre et que je voulais le bonheur de mes fils. Eux, ici, ils voulaient des preuves, mais je ne savais pas quelles preuves apporter».
As-tu eu des nouvelles de ta compagne après son arrestation ?
«Oui. elle a été interrogée et condamnée à la lapidation, parce qu’elle a été jugée comme une femme immorale. J’ai toujours beaucoup de mal à parler d’elle».

Sur son cas un mouvement a été créé : beaucoup de personnes, des proches, ont souffert avec elle, ont protesté, ont envoyé de lettres au Home Office, aux gouverneurs, aux ambassades. Ils demandaient au Royaume-Uni de lui accorder l’asile parce que cela leur semblait juste.
Tu as du te sentir moins seule ?
«Oui, ces voix m’ont aidée à espérer toujours plus. Mais quand ils m’ont emmenée à Yarls Wood, je n’ai fait que penser à la mort. Je n’ai plus eu de foi et j’ai souhaité mourir pour ne pas retourner en Iran où quelque chose m’attendait, de beaucoup plus dur, et de beaucoup plus douloureux que la mort. Je crois en la bonté de Dieu et à un moment, est arrivé un miracle.
»
«Pegah», m’a dit un jour au téléphone, un de mes amis, «tout le monde parle de toi. Un mouvement est né qui demande à te sauver la vie. Ton nom est dans journaux, sur Internet, ton nom est dans la bouche de tous». Tant de personnes se sont intéressées à moi, même un membre du Parlement anglais ! J’ai non seulement découvert avoir des amis dans les mouvements anglais pour les droits des homosexuels, mais également en Italie. La personne qui me suit ici et qui m’aide à Sheffield a donné un nom pour ces personnes : Friends of Pegah Campaign, Les Amis de campagne de Pegah.
En Iran les homosexuels sont obligés de se cacher parce que s’ils sont découverts, ils risquent la torture, et la douleur de cent coups de fouet et, s’ils récidivent, c’est la lapidation ou la pendaison.»
Les gays et les lesbiennes iraniens suivent son cas avec ferveur et ils la considèrent comme un symbole.
Que ressens-tu en pensant à eux ?
«Souci et angoisse. J’espère seulement que les choses vont changer, que les lois vont changer».
As-tu un message pour les autorités qui peuvent accorder asile aux homosexuels ?
«De sauver leur vie ».
Elle a été condamnée en raison de sa façon d’aimer, seulement parce qu’elle est differente de celle de la majorité. Elle a eu le courage de le dire à tout monde.
Que représente pour toi l’amour ?
«C’est la chose la plus importante. Grâce à l’amour, la plupart des hommes et des femmes créent une famille et réalisent leur vie. Ce fut l’amour qui a guidé ma vie et quoi qu’il arrive, ce sera l’amour qui me guidera.».
Si ton épreuve se conclut favorablement et que tes droits sont reconnus, as-tu déjà pensé au futur, et quels rêves voudrais-tu réaliser ?
«Je voudrais marcher au milieu des gens, m’observer au dessus de mes épaules, et répéter à l’intérieur de moi-même :
Je suis libre.»

Traduction HJL, 27 août 2007.
Merci au Groupe Every One, merci à La Manica Tagliata.

Compte-rendu du sit-in de Rome par Michael Petrelis
Vidéos du sit-in de Rome



Sit-in pour Pegah, lundi, devant l’ambassade britannique de Rome

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Sit-In for Pegah, Monday, in front of UK Embassy (Rome)

L’Angleterre refuserait l’offre italienne.

Message de Michael Petrelis :
Le maire de Venise apporte son soutien à Pegah
Chers amis et défenseurs de Pegah :
Des nouvelles arrivent d’Italie, d’abord le maire de Venise qui déclare sa solidarité, et l’annonce d’un sit-in devant les ambassades britanniques, lundi. Cliquez ici pour voir certains articles. Au cas où vous ne vous rendriez pas compte de ces développements en Italie, voici la page de l’ouverture de Google pour des nouvelles italiennes, et les articles qui concernent Pegah Emambakhsh. Voir ici l’offre du maire de Venise, et il est peut-être le premier politicien à offrir une telle solidarité. Je suis plein d’espoir au sujet des efforts des activistes et des dizaines d’articles de journaux en Italie au cours de ce week-end, couplés à un bon nombre de blogs qui relaient l’information sur Pegah et qui envoyent, de partout dans le monde, des lettres aux fonctionnaires britanniques, dans le but de demander l’asile pour Pegah.

Traduit de Michael Petrelis, 26 août 2006.

Venice Mayor in Solidarity With Pegah
Sit-In Monday at UK Embassy in Rome

Dear Friends and Supporters of Pegah:
You probably are already aware of all the news on Pegah coming out of Italy today, starting with the mayor of Venice declaring his solidarity with her, the announcement of a sit-in protest at the British embassy in Rome on Monday, and that she is the subject of many mainstream news stories. Click here to see some of the articles. But in case you are not aware of these developments in Italy, I’m linking to Google’s opening page for Italian news, where articles about Pegah and a photo of her appear. Click here to read about Venice’s mayor offering support to Pegah, maybe him, I believe, the first non-British politician to offer solidarity like this. I am hopeful that the activist efforts and dozens of news accounts in Italy over the weekend, coupled with lots and lots of blogs posting information on Pegah and people from around the world sending letters to UK immigration officials, will secure a positive outcome to Pegah’s appeal for asylum.
Michael Petrelis

Pour l’instant, aucune presse nationale en France.



Esperia spares Pegah - Barbara Pollastrini sauve Pegah Emambakhsh

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Barbara Pollastrini saves Pegah Emambakhsh.

Message de Michael Petrelis concernant Pegah Emambakhsh :

Nous avons des mises à jour concernant Pegah et sa requête pour ne pas être renvoyée en République islamique d’Iran. Premièrement, cela concerne le réseau de soutien de Pegah au Royaume-Uni et deuxièmement c’est au sujet de l’article de Pink News.
Le troisième message est une note de Peter Tatchell qui résume avec prudence la demande d’asile que les Italiens peuvent accorder à Pegah.
Un grand merci à tous qui ont contacté les autorités britanniques pour Pegah non seulement pour elle, mais pour tous les Iraniens LGBT.

Le message de l’équipe de soutien de Pegah :

Pegah a maintenant une représentation juridique excellente. Elle a un avocat très compétent, un des principaux sur les sujets des droits de l’homme et des libertés individuelles au Royaume-Uni. Nous pensons que Pegah a maintenant la meilleure équipe juridique que nous pouvions attendre.
Les auditions seront faites par ses avocats et le député, Richard Caborn, à l’Agence d’Immigration et de Frontière, mardi 28 août.
Nous sommes très reconnaissants pour l’énorme soutien en faveur de Pegah dans le monde. Merci beaucoup à vous tous. La situation de Pegah est toujours très précaire et s’il vous plaît continuez ce combat.
Les amis de campagne de Pegah.
Sheffield, Royaume-Uni.

Ceci est un extrait de l’article de Pink News au Royaume-Uni :

Un porte-parole du gouvernement italien a confirmé qu’ils accorderont l’asile à Pegah, une femme lesbienne devant être déportée du Royaume-Uni vers l’Iran. Pegah Emambakhsh est actuellement retenue par les fonctionnaires britanniques et son rapatriement est programmé pour mardi. Son orientation sexuelle et sa vie passée en Iran lui vaudront l’exécution.
La ministre italienne Barbara Pollastrini, avec le soutien du Premier Ministre Romano Prodi en Italie a octroyé l’asile à Pegah Emambakhsh. Un porte-parole de ministère l’a expliqué au site Internet Adn Kronos international (AKI). [...]

En réponse à ces nouvelles aujourd’hui, Peter Tatchell met en garde et suggère de considérer ces nouvelles avec grande prudence :
Je suis très sceptique des revendications que le gouvernement italien peut faire pour pouvoir donner asile à Pegah. C’est peut-être possible mais je préconise une prudence extrême.
D’abord, comment le gouvernement italien peut-il prendre une telle décision ? Conformément à la loi d’asile italienne et aux procédures ?
Deuxièmement, la loi britannique et la pratique stipulent que les demandeurs d’asile refusés sont déportés vers leurs pays d’origine. Il n’y a aucune option pour une redirection (volontaire ou non) vers un troisième pays comme l’Italie.
Une exception peut être possible mais après décision du Ministre de l’Intérieur. Je n’en ai jamais vu.
Félicitations et solidarité ! Peter

Propos traduits le 25 août 2007, du blog de Michael Petrelis.

Ce matin, pour la première fois, la presse nationale britannique (The Guardian) relate l’affaire de Pegah qui a pris une tournure diplomatique internationale, européenne et universelle.
On y apprend que Pegah fut mariée et a deux fils, et qu’effectivement son amie en Iran, plus jeune, fut condamnée à mort et lapidée.
Les activistes italiens ont appelé à un sit-in devant l’ambassade de Grande-Bretagne, lundi .
Nous attendons une déclaration officielle de Barbara Pollestrini.



Save Pegah

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L’ambassadeur britannique en Italie a déclaré : “Nous ne déporterons pas Pegah s’il y a un risque pour elle.”

Forte mobililisation italienne, celle du groupe Every One.

Site d’Every One

Michael Petrelis propose aujourd’hui d’envoyer une lettre à Jacqui Smith de l’”UK Home Office”.

Pour sauver Pegah, écrire maintenant !
Un appel a été publié par les amis et les défenseurs de Pegah Emambakhsh pour écrire à l’”UK Home Office” avant vendredi 24 août.
Il est préférable que les lettres soient envoyées par fax à son bureau à Londres, mais n’hésitez pas à envoyer des email ou des fax.
Le texte ci-desssous est proposé, il est possible de le modifier, et inclure le numéro de référence de Pegah qui est : B1191057.
Envoyer les email à :
smithjj@parliament.uk
homesecretary.submissions@homeoffice.gsi.gov.uk.
Des fax doivent être envoyés à : + 44 (0) 207 035 3262.

August 23, 2007
The Right Honorable Jacqui Smith MP
Home Secretary
London, UK
Home Office reference number: B1191057

Dear Madame Secretary Smith:
I write today to beg you to grant Pegah Emambakhsh an immediate stay of deportation, allow her to remain in the UK, and permit her attorneys to submit new evidence regarding her request for asylum.
Ms. Emambakhsh is a lesbian Iranian national who sought asylum in the UK in 2005, but the claim failed despite appeals and authorities arrested her in Sheffield on Monday 13th August 2007. She now faces deportation to Iran on 27 August 2007 and I am deeply concerned for her, if the UK deports her to the Islamic Republic of Iran.

If returned to Iran, she faces certain imprisonment, likely severe lashings and possibly even stoning to death. Because of her lesbian identity, she is considered a criminal in her native country.
She managed to escape from Iran, after her female lover was arrested, tortured and subsequently sentenced to death by stoning. Her father was also arrested and interrogated about her whereabouts. He was eventually released but not before he had been tortured himself. These facts do not bode well for her personal safety, if the UK succeeds in deporting her.

Ms. Emambakhsh has a more than well founded fear of persecution if she is returned to Iran. She belongs to a group of people – gays and lesbians – who, it is well known, are severely persecuted in Iran.

According to Iranian human rights campaigners, many lesbians and gay men have been executed since the Ayatollahs came to power in 1979.

The UK Border and Immigration Agency (BIA) has chosen not to believe that she is in danger if returned to Iran, even though the UK government is well aware of the terrible situation that gay people face there.

The BIA will be committing a serious miscarriage of justice and a gross human rights violation if they proceed with Ms Emambhaksh’s deportation.
Please issue an immediate stay of deportation for her, so that her new solicitors can provide the Home Office with fresh evidence and testimony from expert witnesses.

Sincerely yours,
Michael Petrelis
San Francisco, CA, USA

Un grand merci à tous ceux qui bloggent au sujet de Pegah et à ceux qui ont déjà écrit aux fonctionnaires du gouvernement britannique, et aux nombreuses personnes qui écriront à Jacqui Smith d’ici vendredi.
Michael Petrelis (Trad. HJL)