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Simultanément au cas de Pegah Emambakhsh au Royaume-Uni, une affaire similaire secoue l’Allemagne.
Article de Sandra Dassler dans “Das Tagesspiegel”, 16 août 2007.
Politique relative au droit d’asile : L’amour interdit peut être mortel
Berlin, la déportation menace une femme iranienne et elle est condamnée à la lapidation en Iran. Berlin doute de son homosexualité et de fait n’est pas reconnue comme raison d’asile.
Yasmin K. s’est enfuie à cause des lois inhumaines en Iran. - Photo : Doris Spiekermann-Klaas
Ses yeux foncés traduisent des nuits sans sommeil. Depuis que ses amis lui ont conseillé de ne plus rester dans son logement, parce qu’on pourrait la trouver et la déporter, Yasmin K. (nom modifié) ne dort plus. Cette Iranienne sensible sait ce qu’elle attend dans son pays, l’Iran : la mort par lapidation.
Cela semble dramatique, d’autant plus que le seul crime de Yasmin est sa façon de vivre : lesbienne. En 2006, un tribunal iranien a condamné Yasmin à la mort par lapidation. Pendant ce temps, elle s’était déjà enfuie.
Cette femme de 31 ans raconte son histoire avec hésitation, il est très rare de parler des choses sexuelles dans sa patrie, dans sa culture. À 14 ans, elle a découvert qu’elle aimait sa voisine. Ses parents les ont séparées quand ils l’ont remarqué. La mère de Yasmin lui a fait prescrire des comprimés - elle devait redevenir normale. Mais elle est restée sa partenaire et pour calmer sa famille et ses parents, elle a tout de même épousé un homme.
En octobre 2005, des membres de ce que l’on appelle les Comités Révolutionnaires qui veillent sur l’observation des coutumes islamiques, ont pénétré dans une célébration d’anniversaire de l’amie des Yasmin K. Tout le monde a été emmené en prison, excepté Yasmin grace à des relations de son père et elle a été laissée libre. “Il n’a jamais compris, pourquoi je suis différente, dit Yasmin, il m’a toutefois aimée malgré tout et il m’a aidée”. Elle pleure. Elle se souvient de son évasion pendant des semaines par la Turquie, et à ses premières semaines seule à Berlin.
Elle a espéré alors recevoir un asile. Mais pour les autorités son histoire est une “légende”. Justifiée par le fait que la mère de Yasmin lors d’une enquête par les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères a nié l’homosexualité de leur fille. C’est absurde, ils ne pouvaient pas répondre honnêtement à des questions dont les réponses auraient été mortelles.
Nous espèrons maintenant obtenir encore une protection provisoire dans le cadre de la procédure d’asile. Celui-ci a été refusé à Yasmin au tribunal administratif de Berlin. L’asile pourrait être rejeté à tout moment.
Dans le code pénal iranien, la punition pour homosexualité est la mort.
Il y a deux ans, deux garçons homosexuels mineurs ont été pendus, et Hamid Nowrazi de l’association des réfugiés iraniens de Berlin dit : “On exécute publiquement et encore récemment.”
Traduction HJL


















