Spartakus, queer et subversif


Pegah Emambakhsh est libre

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The message today from Sheffield (September 11, 2007) :

Everyone,

We have some good news at last!

Pegah was granted bail this morning, is now out of Yarls Wood Detention Centre and back with people who will love and care for her. The Court of Appeal have also agreed to hear her case. It will be listed within the next couple of weeks and will be heard sometime in the next few months, we believe.
There are also other actions that we know are being taken on her behalf, by influential organisations at a high level in the UK.
We really don’t think that we would have got this far without the fantastic work you have put in supporting Pegah. She is truly grateful and gives her heartfelt thanks to you all - as do we. It is impossible to overstate the value of your support.

This does not mean that Pegah is out of the woods but she is now in a much more hopeful position.

As you will understand Pegah needs time to recover from the ordeal of the past few weeks. She also needs to get back in touch with the ordinary business of living her life in some peace and tranquility.

We will keep you updated as events develop.

Love and solidarity to you all

Friends of Pegah
Sheffield, UK

Contacts:
Friends of Pegah Campaign
c/o Victoria Hall Methodist Church
Norfolk Street
Sheffield S1 2JB
UK

See also :
Michaeal Petrelis Page
Roberto Malini - Anne’s Door Page

ADN Kronos International Page
Pegah è finalmente libera! di lamanicatagliata.com



Ce que le cas de Pegah Emambakhsh nous apprend

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Ce que le cas de Pegah Emambakhsh nous apprend

Roberto Malini – Every One Group | 05.09.2007 00:12

Chers amis, notre proposition d’envoyer des fleurs à Pegah Emambakhsh a été relayée par des centaines de personnes partout dans le monde. Les bouquets magnifiques de roses, de lys et d’orchidées ont remonté son moral. Pegah vous sent tout près d’elle et votre présence lui donne courage et espoir en l’avenir. Pendant ce temps, le monde parle beaucoup de son cas. Le cas de Pegah Emambakhsh a montré que l’Europe a abandonné depuis longtemps la voie du respect des Droits de l’Homme. La crainte du combat entre les différentes cultures et le soupçon envers les autres ont lentement plongé notre civilisation dans un marais culturel et social. Les gens voient des ennemis partout. Les valeurs de la liberté ont été remplacées par celles, ambiguës et dangereuses, de la sécurité. Dans un scénario de terreur aveugle, nos dirigeants sans scrupule se nourrissent des fantômes des armes de destruction massive, des tentatives d’assassinat, de l’invasion démographique et de la chute de la civilisation occidentale, du racisme et de la xénophobie pour mener à son apogée leur puissance. Comme dans les années 1920 et 1930 (en Allemagne), la famille et la nation sont présentées par les gardiens de la mort comme un rempart contre la chute. Les personnes condamnées par cette société malade sont une fois de plus les personnes faibles, les pauvres, les personnes différentes, ils ne sont pas lapidés par les régimes fondamentalistes, mais par les nations dans lesquelles nous vivons. Le cas de Pegah nous fait comprendre que nous perdons les principes sur lesquels le monde libre est fondé : le respect des droits, traditions, opinions et rêves de l’humanité. Nous avons créé des lois immortelles, comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou la Convention du Statut des Réfugiés, lois qui nous guident pour traiter les minorités de façon juste, lois qui nous aident à échapper à la barbarie, lois qui nous indiquent comment construire un monde équitable, où chacun a la possibilité de s’exprimer et d’essayer d’être heureux. Mais aujourd’hui nous oublions ces lois sacrées. Le cas de Pegah Emambakhsh nous a montré que «l’information» (les médias), qui est la voix de nous tous, n’est plus un bien public, mais un instrument à la gloire des pouvoirs. Le Royaume-Uni, ces dernières semaines, est un exemple clair de ce déclin de l’information. Les vicissitudes de Pegah incarnent toutes ces valeurs que nous avons perdues. C’est une histoire d’amour, de courage, de quête de justice, de solidarité et en même temps une histoire de violence, de douleur, de mort et d’injustice. Le monde entier parle d’elle. On en parle dans les maisons où les gens se sont impliqués pour Pegah, et qui lui envoient des cartes postales et des fleurs. Fleurs qui ont pour destination Yarl’s Wood ! Au niveau politique le plus élevé, où l’on se demande comment il est possible qu’un état civilisé ait organisé des déportations de réfugiés vers la torture et la mort, comme dans les périodes les plus sombres de notre histoire. Mais la presse et la télévision du Royaume-Uni ont essayé de cacher l’histoire de Pegah par le silence. Un silence coupable, qui sera brisé, nous espérons, par certains journalistes courageux ou bien par un patron de presse qui a encore de la conscience. Quant à nous, nous avons été contactés par des journalistes britanniques et aussi interviewés par une télévision importante. Aucun mot de ceux que nous avons prononcé n’a été édité ou diffusé. Il y a une puissance plus forte que la liberté d’expression, de parole et d’information. Le cas de Pegah Emambakhsh, chers amis citoyens du Royaume-Uni, nous prouve que non seulement vous pouvez aider les hommes qui vous gouvernent à retrouver le chemin de la civilisation, mais aussi que vous pouvez aider tous ceux qui devraient fournir des informations à le faire avec honnêteté, comme des hommes libres, comme des hommes dotés de compassion et non pas comme des domestiques pour les puissants, particulièrement maintenant que les puissants se changent en bourreaux. Les citoyens du Royaume-Uni demandent vérité et justice. Exigez vérité et justice et si elles ne sont pas garanties, alors changez les hommes qui vous gouvernent et les hommes qui vous informent, jusqu’à ce que vous ayez le privilège d’exercer enfin la démocratie. D’un autre côté, alors que vous êtes distraits par des nouvelles stupides au sujet de Ronaldo (ce n’est qu’un exemple), vous les laissez libres de détruire tout votre patrimoine de vérité et de justice construit par des siècles de civilisation, de pensée et de progrès.
Groupe Every One, Roberto Malini. Traduction HJL, 6 septembre 2007.
www.annesdoor.com

P.S. : Pendant ce temps, Pegah attend avec inquiétude que justice soit faite. Nous vous invitons à lui envoyer des lettres et des cartes postales, qui l’aideront à passer sereinement le temps jusqu’à la décision des juges d’appel.
Écrire à l’adresse suivante :
Pegah Emambakhsh
Yarl’ s Wood Immigration Removal Centre,
Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom



What the case of Pegah Emambakhsh teaches us

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What the case of Pegah Emambakhsh teaches us

Roberto Malini - EveryOne Group | 05.09.2007 00:12
The case of Pegah Emambakhsh has revealed that Europe has abandoned a long time ago the road of the respect for human rights. The fear for the fight between the different culture and the suspiciousness towards the others has slowly sunk our civilisation in a cultural and social swamp. People see enemies everywhere. The values of the freedom have been replaced from those - ambiguous and dangerous - of the security.
Dear friends, our invitation to send flowers to Pegah Emambakhsh has been hailed by hundred and hundred of people all over the world. The splendid bunches of roses, lilies and orchidee raised her moral. Pegah feels you all near her and your neighborly gives her courage and hope for the future.
In the meanwhile the world speaks a lot about this case. The case of Pegah Emambakhsh has revealed that Europe has abandoned a long time ago the road of the respect for human rights. The fear for the fight between the different culture and the suspiciousness towards the others has slowly sunk our civilisation in a cultural and social swamp. People see enemies everywhere. The values of the freedom have been replaced from those - ambiguous and dangerous - of the security.
In a scenario of blind terror, dominated by the phantoms of the weapons of mass destruction, the assassination attempts, the demographic invasion and the fall of the Western civilisation, racism and xenofobia aliment themselves leading men without scruples to the apogee of the power.
Like in 1920 and 1930 years (in Germany), the family and the nation are presented by the guardians of the death as bulwark against the fall. Whipping boys of this sick situation are once again the weak people, the poor ones, the different people, that are not lapidated by fundamentalist regimes, but the nations in which we live.
The case of Pegah helps us to understand that we are losing the principles on which the free world is founded: the respect of the rights, of the traditions, opinions and the dreams of the humanity. We have created immortal laws, like the Universal Declaration of the Human rights or the Convention on the Status of Refugees: laws that guide us to deal with the minorities in the right way; laws that help us to escape from the barbarisms, laws that indicate us the building of a more right world, where everyone has the possibility to express himself and to try of being happy.
But today we are forgetting those sacred laws. The case of Pegah Emambakhsh has revealed us that “the information” (the media), that is the voice of all of us, is not more an common asset, but an instrument that prides the constituted power.
The United Kingdom of these weeks is a clear example of this decline of the information. The vicissitude of Pegah incarnates all the values that we have lost. It is a story of love, courage, justice seeking, solidarity and at the same time a story of pain, violence, death and injustice.
All the world is speaking about it. It is spoken in the houses, where people are moved for the vicissitude of Pegah and send postcards and flowers to her. Flowers in the gaol of Yarl’s Wood! It is spoken in the highest political centers, where it is asked how is possible that a civil state have organized deportations of refugees towards the torture and the death, like in darkest times of our History.
But the press and the television of the United Kingdom have tried to hide the story of Pegah with the silence. A guilty silence, that we hope will be broken by some brave journalist or a network boss that still has a conscience.
As for us, we have been contacted by a British journalists and also interviewed from an important television. No word that we have pronounced has been successively published or sent on-air. In regard to a stronger power than the freedom of speech, expression and information.
The case of Pegah Emambakhsh, dear friends, citizens of the United Kingdom, teaches us that only you can help the men whom are governing you to find again the way of the civilisation. It teaches that only you can help all those who should provide you information to make it with honesty, as free men and patriots, as compassionate men and do not as servants of the powerful ones, especially now that the powerful ones are changing to executioners.
Citizens of the United Kingdom ask for truth and justice. Take truth and justice and if they won’t be guaranteed, then change the men that are governing you, the men who inform to you, until you have the privilege of being able to exert the democracy.
Otherwise, while you’re distracted by silly news about Cristiano Ronaldo (that’s just an example), you will leave them free to destroy all the patrimony of truth and justice that has been handed down through centuries of civilisation, of thought and progress.
For the EveryOne Group, Roberto Malini
www.annesdoor.com

In the meanwhile Pegah waits with anxiety that justice will be done. We invite you to send her letters and postcards, that will relieve and help her to serenely pass the time till the decision of the judges of the appeal. Write her at the following address:

Pegah Emambakhsh
Yarl’ s Wood Immigration Removal Centre,
Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom



Pegah : Yarl’s Wood sous une marée de fleurs

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Dernière minute : “Nous avons réussi à parler avec Pegah, merci à notre ami iranienne qui vit en Italie. Pegah se porte decidement mieux et remercie surtout le Groupe Everyone et toutes les personnes qui l’ont aidée. Elle ne pense plus à la mort, et elle commence à avoir confiance dans le futur, même si elle se dit nostalgique, et elle le sera toujours, de ses deux garçons et qu’elle est très préoccupée par son père qui est âgé. “J’ai tant d’espoirs, maintenant,” a dit Pegah. “Je suis heureuse que le Groupe Every One ait pris très à coeur mon cas. Je suis émue par tous ces gens qui ont participé à la manifestation de Rome, par toutes les personnes qui veulent que je sois libre.”"
Roberto Malini, lundi 3 septembre 2007, 18:00.

La prison de Yarl’s Wood, endroit triste de transit qui se trouve près de Clapham, dans le Bedfordshire, là où les immigrés attendent la déportation, a été rattrapé par un arc-en-ciel de couleurs. Hier, des centaines de bouquets de roses, ou de lys, ont été livrés par les services d’Interflora aux gardes, qui signent les reçus avec stupeur. «C’est une situation difficile» a indiqué le responsable du centre, «parce qu’il ne nous est jamais arrivé quelque chose de semblable. Les fleurs arrivent à un rythme incessant et nous ne savons plus quoi faire. Au début nous avons séparé les fleurs des billets d’accompagnement mais à certain point c’est devenu impossible, parce qu’une montagne de fleurs nous est parvenue et la situation est devenue ingérable ». Sur les billets et les cartes postales qui accompagnent les fleurs sont écrits des messages de soutien, d’espoir et d’amour : «Bientôt vous serez libre», «Nous sommes près de toi», «Nous attendons avec impatience que le Royaume-Uni vous accorde l’asile». Toutes les fleurs et les messages sont pour elle, Pegah Emambakhsh, dont le nom est souvent écrit dans un style élégant. Le porte-parole des déportés à l’intérieur du centre a demandé des informations sur cette marée multicolore qui arrivait du monde entier à l’association «Friends of Pegah Campaign» et a donc appris que l’initiative est venue d’Italie du Groupe Every One. En quelques heures, grâce au soutien de nombreux groupes qui oeuvrent pour les Droits de l’Homme, grâce à Internet (extraordinaire appui de spartakism.wordpress.com), aux forums et à toute personne individuelle, l’idée s’est transformée en une grande manifestation de solidarité. Des citoyens de tout âge, sexe, et condition sociale ont commencé à envoyer des fleurs et nous sommes sûrs que cette grande vague ne s’arrêtera pas de sitôt. «Nous ne sommes pas certains que les gardes vont se hâter de séparer les fleurs et les billets», a déclaré le porte-parole, «parce qu’ils ne sont pas connus pour leur gentillesse. Il se peut que les gardes jettent tout et que Pegah ne soit pas informée. Mais le phénomène est remarquable et la marque de l’attention portée au cas de Pegah est signifiée, autant au personnel de l’Immigration qu’à celui de la prison. Chaque action est comme une vague qui double de force. Je voudrais dire au Groupe Every One que leur conduite pour Pegah est merveilleuse, comme la participation de toutes ces personnes autour du monde. Ce qui est sûr, c’est que tout ceci remontera le moral de Pegah et, dans sa situation, son état de santé psychique, ô combien important dans le processus juridique en cours». Simon Forbes de Outrage définit l’action comme «un geste d’une humanité incroyable», et des nouvelles rassurantes arrivent de l’intérieur de la prison : les gardes ont compris l’esprit de l’initiative et, dans les limites de leurs fonctions, ils commencent à manifester de la solidarité à la prisonnière.
Si vous voulez envoyer une carte postale à Pegah (qui elle, arrivera de façon certaine), vous pouvez l’expédier à :
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre,
Twinwood Road, Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000

Roberto Malini, Anne’s Door
Traduit de l’italien, HJL, 3 septembre 2007.



Action : Des fleurs pour Pegah - Flowers for Pegah

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Dimanche, 20:00 : Dernière minute, des centaines de bouquets sont arrivés à Yarl’s Wood et ont mis en crise les gardes, c’est une nouvelle façon de protester à laquelle le Royaume-Uni n’est pas habitué.
Roberto Malini.

Action : Des fleurs pour Pegah

Envoyez des fleurs à Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh est complètement déprimée et abattue.
Jusqu’à maintenant sa vie n’a été que douleur, crainte et mort.
Elle est une femme aimable, réservée, spirituelle et optimiste, mais le monde jusqu’à maintenant ne lui a offert que la discrimination, la haine, la persécution, l’humiliation, l’injustice et l’emprisonnement. Même maintenant que son drame est connu partout dans le monde, même maintenant que nous pensons très fort à elle, à son futur, elle est parquée dans une prison froide, sans intimité, sans amour ou chaleur humaine.
Chers amiEs, soutenons-la pour qu’elle ressente notre amour, lui exprimer que nous ne sommes pas tous les mêmes, que des personnes amicales existent, qui croient en la fraternité et en la solidarité.
Envoyez-lui une fleur ou un bouquet de fleurs par n’importe quel service d’expédition de fleurs : roses, lys ou gerberas. Des fleurs de toutes les couleurs, parfumées comme la vraie justice.
Roses et asile pour Pegah !
Les envoyer à l’adresse suivante :
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com

http://www.annesdoor.com/

PS : Ou écrire, ou envoyer tout soutien.

Send flowers to Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh is completely worn out. Till now her life has been characterized by pain, fear and death. She is a nice, reserved, religious and optimistic woman, but the world till now has offered her just discrimination, hatred, persecution, humiliation, injustice and imprisonment. Even now that her drama is known all over the world, even now that in many we pray for her, for her future, she’s penned in a cold prison, without privacy, love or human warmth. Dear friends, let’s make her to feel our love saying her that we’re not all the same persons, that good persons exist, people who believe in brotherhood and solidarity. Send her a flower or a bunch of flowers with any flowers shipment service: Roses, Lilies or Gerberas. Flowers of all the colours, perfumed like the justice.
Roses and Asylum for Pegah!
Send her flowers to the following address:
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com



La France accorde une carte de résident de 10 ans à Hamid, le jeune réfugié homosexuel iranien

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Dans une lettre adressée à David Auerbach Chiffrin, le président de l’association Tjenbé Rèd, Thierry Coudert, directeur de cabinet au Ministère de l’Immigration, confirme que la France a accordé à Hamid, le jeune réfugié homosexuel iranien, une carte de résident valable 10 ans.

République française
Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Codéveloppement

Le directeur de cabinet
Paris, le 23 août 2007

Monsieur le Secrétaire général,

Par un courrier du 31 juillet dernier, vous avez attiré mon attention sur la demande d’asile déposée par un ressortissant iranien, prénommé Hamid, contraint de quitter son pays en raison de son orientation sexuelle. Sur un plan plus général, vous demandez des éclaircissements sur la position de notre Ministère concernant les ressortissants étrangers présents en France et qui risqueraient, en cas de retour forcé vers leur pays, de se trouver exposés à des menaces ou à des persécutions au seul motif de leur homosexualité.

Sur le premier point, j’ai le plaisir de vous informer que l’intéressé, qui a été entendu le 2 août dernier par l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), s’est vu reconnaître la qualité de réfugié et remettre, en cette qualité, une carte de résident valable dix ans. Dès lors, il n’encourt plus aucun risque de retour forcé vers son pays.

D’une façon générale, je puis vous confirmer que les risques de persécutions encourus dans le pays d’origine à raison de l’orientation sexuelle figurent bien évidemment, au même titre que d’autres types de risques, parmi les motifs susceptibles d’ouvrir droit au bénéfice du statut de réfugié. Une telle décision est prise souverainement par l’OFPRA, au terme d’un examen individuel, sous le contrôle juridictionnel de la commission de recours des réfugiés.

Tels sont les éléments que je souhaitais porter à votre connaissance.

Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire général, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Thierry Coudert

ATTN : Monsieur David Auerbach Chiffrin
Secrétaire général de l’Association Tjenbé Rèd
113, boulevard Voltaire
75011 Paris

Nous remercions, avec gratitude, toutes les personnes à l’origine de cette décision, les membres du cabinet ministériel qui ont oeuvré en faveur du cas d’Hamid, les fonctionnaires de l’OFPRA, et le ministre Bernard Kouchner qui fit faire le 26 juillet 2007, une déclaration de presse avec convocation de l’ambassadeur d’Iran pour y condamner les exécutions d’homosexuels. La France, ici, a eu une attitude émérite à l’égard du réfugié homosexuel (après une âpre lutte des activistes), en considérant les risques encourus par Hamid dans son pays d’origine, l’Iran, risques encourus (flagellation et pendaison) à cause de son orientation sexuelle.
Merci à Act-Up, à Tjembé Rèd, aux Panthères Roses et à Tapages 67.



Interview de Pegah Emambakhsh - Plutôt mourir que retourner en Iran

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Interview de Pegah Emambakhsh : Plutôt mourir que retourner en Iran
La Repubblica, 26 agosto 2007
Auteur: Paola Coppola
Titre: «Meglio morire che tornare in Iran»

Pegah Emambakhsh a peur. Elle sait que raconter son histoire peut lui coûter la vie. Elle l’a fait devant un juge et on ne l’a pas cru. Et toujours redire qu’elle ne veut pas retourner en Iran, revivre une expérience terrifiante : l’évasion, une attente de deux ans, le rêve d’une vie vécue à la lumière de son homosexualité, puis la prison et la terreur de revenir dans ce pays où elle a laissé deux fils, nés d’un mariage forcé, et le souvenir de son ancienne compagne, qu’il a été arrêtée, torturée et condamnée à la lapidation. Pegah est éprouvée. Le 13 août, elle a été incarcérée au centre de détention de Yarls Wood près de Sheffield, où elle a tenté de s’ôter la vie. Elle est fatiguée, mais depuis quelques jours, elle a recommencé à espérer que finalement, mardi prochain, elle ne montera pas dans cet avion de la British Airways en direction de Téhéran.
Cela fait deux ans qu’elle est déchirée entre le désir de vivre dans un pays libre et la crainte de devoir retourner en Iran. Comment a-t-elle vécu, jusqu’ici, cette attente ?
«Je suis fatiguée. Au début, j’étais pleine d’espoir, même si j’étais préoccupée pour mon père et que mes fils me manquent. J’avais appris que le Royaume-Uni était un pays ouvert, un pays qui reçoit tout le monde. Par conséquent, j’ai décidé de venir ici et j’ai demandé l’asile. À Sheffield, j’ai trouvé des amis qui m’ont aidée. De temps en temps, il m’a semblé que tout allait pour le mieux et que ma demande allait être acceptée, à d’autres moments, ils me disaient l’inverse, que le Home Office ne m’avait pas cru et qu’ils me forceraient à retourner en Iran. En ces moments-là, j’ai désiré mourir.»

Selon toi, pourquoi, est-ce qu’ils ne t’ont pas cru ?
«Je ne le sais pas. Je me suis échappée parce que je suis une femme lesbienne, parce que j’avais moi-même de l’amour pour une autre femme et que c’était de plus en plus difficile de nous cacher. Puis elle, elle a été arrêtée. Là, si je ne m’étais pas trouvée dans cette situation, je ne serais pas partie, parce que je suis très attachée à ma terre et que je voulais le bonheur de mes fils. Eux, ici, ils voulaient des preuves, mais je ne savais pas quelles preuves apporter».
As-tu eu des nouvelles de ta compagne après son arrestation ?
«Oui. elle a été interrogée et condamnée à la lapidation, parce qu’elle a été jugée comme une femme immorale. J’ai toujours beaucoup de mal à parler d’elle».

Sur son cas un mouvement a été créé : beaucoup de personnes, des proches, ont souffert avec elle, ont protesté, ont envoyé de lettres au Home Office, aux gouverneurs, aux ambassades. Ils demandaient au Royaume-Uni de lui accorder l’asile parce que cela leur semblait juste.
Tu as du te sentir moins seule ?
«Oui, ces voix m’ont aidée à espérer toujours plus. Mais quand ils m’ont emmenée à Yarls Wood, je n’ai fait que penser à la mort. Je n’ai plus eu de foi et j’ai souhaité mourir pour ne pas retourner en Iran où quelque chose m’attendait, de beaucoup plus dur, et de beaucoup plus douloureux que la mort. Je crois en la bonté de Dieu et à un moment, est arrivé un miracle.
»
«Pegah», m’a dit un jour au téléphone, un de mes amis, «tout le monde parle de toi. Un mouvement est né qui demande à te sauver la vie. Ton nom est dans journaux, sur Internet, ton nom est dans la bouche de tous». Tant de personnes se sont intéressées à moi, même un membre du Parlement anglais ! J’ai non seulement découvert avoir des amis dans les mouvements anglais pour les droits des homosexuels, mais également en Italie. La personne qui me suit ici et qui m’aide à Sheffield a donné un nom pour ces personnes : Friends of Pegah Campaign, Les Amis de campagne de Pegah.
En Iran les homosexuels sont obligés de se cacher parce que s’ils sont découverts, ils risquent la torture, et la douleur de cent coups de fouet et, s’ils récidivent, c’est la lapidation ou la pendaison.»
Les gays et les lesbiennes iraniens suivent son cas avec ferveur et ils la considèrent comme un symbole.
Que ressens-tu en pensant à eux ?
«Souci et angoisse. J’espère seulement que les choses vont changer, que les lois vont changer».
As-tu un message pour les autorités qui peuvent accorder asile aux homosexuels ?
«De sauver leur vie ».
Elle a été condamnée en raison de sa façon d’aimer, seulement parce qu’elle est differente de celle de la majorité. Elle a eu le courage de le dire à tout monde.
Que représente pour toi l’amour ?
«C’est la chose la plus importante. Grâce à l’amour, la plupart des hommes et des femmes créent une famille et réalisent leur vie. Ce fut l’amour qui a guidé ma vie et quoi qu’il arrive, ce sera l’amour qui me guidera.».
Si ton épreuve se conclut favorablement et que tes droits sont reconnus, as-tu déjà pensé au futur, et quels rêves voudrais-tu réaliser ?
«Je voudrais marcher au milieu des gens, m’observer au dessus de mes épaules, et répéter à l’intérieur de moi-même :
Je suis libre.»

Traduction HJL, 27 août 2007.
Merci au Groupe Every One, merci à La Manica Tagliata.

Compte-rendu du sit-in de Rome par Michael Petrelis
Vidéos du sit-in de Rome



Tehranian Condemned to Death


English transation of the Jean Genet poem by Mark Spitzer:

Let your smiling wolf teeth rest upon my neck
my neck without armor and without hate
which my hand, lighter and graver than a widow’s
strokes beneath my collar
without even stirring your heart

Oh come my beautiful sun
oh come my night of Spain
arrive before my eyes that die tomorrow
and open my door, bring me your hand
lead me far away from here
to wander in delirium.

The sky may awake, the stars may flourish
the flowers may sigh, and in the meadows
the black grass may welcome the dew
where morning comes to drink
the bell may toll: I alone
am going to die.

Oh come my rose sky, oh come my blond basket!
Visit your prisoner condemned in the night
rip into flesh, kill, climb, bite
but come! Place your cheek
against my round head.

We haven’t yet finished speaking of love
we haven’t yet finished smoking our cigs
we wonder why the Courts condemn
a murderer so beautiful
he pales the day.

Love, come to my mouth! Love, open doors!
descend, walk softly, cross corridors
fly through the stairwell more supple than a shepherd
more borne by the air than a flurry
of dead leaves.

Oh pass through the walls, and if you must
walk to the edge — of rooftops, of oceans
Cover yourself with light, use threats, use prayer
But come, my bitch
an hour before my death.



Esperia spares Pegah - Barbara Pollastrini sauve Pegah Emambakhsh

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Barbara Pollastrini saves Pegah Emambakhsh.

Message de Michael Petrelis concernant Pegah Emambakhsh :

Nous avons des mises à jour concernant Pegah et sa requête pour ne pas être renvoyée en République islamique d’Iran. Premièrement, cela concerne le réseau de soutien de Pegah au Royaume-Uni et deuxièmement c’est au sujet de l’article de Pink News.
Le troisième message est une note de Peter Tatchell qui résume avec prudence la demande d’asile que les Italiens peuvent accorder à Pegah.
Un grand merci à tous qui ont contacté les autorités britanniques pour Pegah non seulement pour elle, mais pour tous les Iraniens LGBT.

Le message de l’équipe de soutien de Pegah :

Pegah a maintenant une représentation juridique excellente. Elle a un avocat très compétent, un des principaux sur les sujets des droits de l’homme et des libertés individuelles au Royaume-Uni. Nous pensons que Pegah a maintenant la meilleure équipe juridique que nous pouvions attendre.
Les auditions seront faites par ses avocats et le député, Richard Caborn, à l’Agence d’Immigration et de Frontière, mardi 28 août.
Nous sommes très reconnaissants pour l’énorme soutien en faveur de Pegah dans le monde. Merci beaucoup à vous tous. La situation de Pegah est toujours très précaire et s’il vous plaît continuez ce combat.
Les amis de campagne de Pegah.
Sheffield, Royaume-Uni.

Ceci est un extrait de l’article de Pink News au Royaume-Uni :

Un porte-parole du gouvernement italien a confirmé qu’ils accorderont l’asile à Pegah, une femme lesbienne devant être déportée du Royaume-Uni vers l’Iran. Pegah Emambakhsh est actuellement retenue par les fonctionnaires britanniques et son rapatriement est programmé pour mardi. Son orientation sexuelle et sa vie passée en Iran lui vaudront l’exécution.
La ministre italienne Barbara Pollastrini, avec le soutien du Premier Ministre Romano Prodi en Italie a octroyé l’asile à Pegah Emambakhsh. Un porte-parole de ministère l’a expliqué au site Internet Adn Kronos international (AKI). [...]

En réponse à ces nouvelles aujourd’hui, Peter Tatchell met en garde et suggère de considérer ces nouvelles avec grande prudence :
Je suis très sceptique des revendications que le gouvernement italien peut faire pour pouvoir donner asile à Pegah. C’est peut-être possible mais je préconise une prudence extrême.
D’abord, comment le gouvernement italien peut-il prendre une telle décision ? Conformément à la loi d’asile italienne et aux procédures ?
Deuxièmement, la loi britannique et la pratique stipulent que les demandeurs d’asile refusés sont déportés vers leurs pays d’origine. Il n’y a aucune option pour une redirection (volontaire ou non) vers un troisième pays comme l’Italie.
Une exception peut être possible mais après décision du Ministre de l’Intérieur. Je n’en ai jamais vu.
Félicitations et solidarité ! Peter

Propos traduits le 25 août 2007, du blog de Michael Petrelis.

Ce matin, pour la première fois, la presse nationale britannique (The Guardian) relate l’affaire de Pegah qui a pris une tournure diplomatique internationale, européenne et universelle.
On y apprend que Pegah fut mariée et a deux fils, et qu’effectivement son amie en Iran, plus jeune, fut condamnée à mort et lapidée.
Les activistes italiens ont appelé à un sit-in devant l’ambassade de Grande-Bretagne, lundi .
Nous attendons une déclaration officielle de Barbara Pollestrini.



Iran, sadisme et flagellation publique

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Le visage couvert par un passe-montagne, un fonctionnaire fouette le dos d’un homme coupable d’immoralité en Iran.
Deux policiers tiennent les jambes et les bras de Saeed Ghanbari, 25 ans, pour une punition de 80 coups de fouets émise par une cour religieuse.
Le trafic a été arrêté dans Qazvin, à 90 kilomètres à l’ouest de Téhéran, et plus de 1.000 hommes derrière des barricades observent la flagellation publique.
Certains prennent des photos avec leurs mobiles, d’autres montent sur les feux de circulation, pendant que Ghanbari, au centre de la place, est surveillé par des gardes en uniforme portant des mitrailleuses.
Le condamné est placé sur un portique, sur le ventre, la chemise tirée vers le haut.
Deux policiers, les visages couverts de passe-montagne doivent chacun administrer 40 coups de fouet (lashes). Chaque coup porte sur le corps une marque rouge distinctive en le meurtrissant.
Plusieurs blessures commencent à saigner.
Nous ne savons pas exactement quelle était la faute du condamné car les lois strictes sur la moralité couvrent beaucoup de domaines, mais c’est en rapport à l’usage d’alcool et au sexe hors mariage.
Le lashing public est approuvé par l’ordre judiciaire comme une manière de décourager l’abus d’alcool à un moment où il est en augmentation parmi les jeunes hommes mais quelques chefs religieux remettent en cause le lashing, craignant qu’il n’ait un impact défavorable sur l’image du pays à l’étranger.
Bien que des hommes et les femmes condamnés sont d’habitude flagellés dans les centres de détention, des flagellations publiques sont considérées comme rares.
Les organisations de droits de l’homme expliquent qu’il y a eu une élévation marquée ces derniers mois du nombre de personnes condamnées, exécutées ou flagellées en Iran.
Amnesty International est vivement préoccupé par ces abus de droits de l’homme en Iran, indiquant 117 personnes exécutées en 2006 avec des milliers de flagellations.
Une femme, qui avait été forcée à la prostitution reçut 99 coups de fouet pour actes contraires à la chasteté.
Un homme fut flagellé car une copie de la Bible avait été trouvée dans sa voiture…

Traduit de David Williams, Daily Mail

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Save Pegah

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L’ambassadeur britannique en Italie a déclaré : “Nous ne déporterons pas Pegah s’il y a un risque pour elle.”

Forte mobililisation italienne, celle du groupe Every One.

Site d’Every One

Michael Petrelis propose aujourd’hui d’envoyer une lettre à Jacqui Smith de l’”UK Home Office”.

Pour sauver Pegah, écrire maintenant !
Un appel a été publié par les amis et les défenseurs de Pegah Emambakhsh pour écrire à l’”UK Home Office” avant vendredi 24 août.
Il est préférable que les lettres soient envoyées par fax à son bureau à Londres, mais n’hésitez pas à envoyer des email ou des fax.
Le texte ci-desssous est proposé, il est possible de le modifier, et inclure le numéro de référence de Pegah qui est : B1191057.
Envoyer les email à :
smithjj@parliament.uk
homesecretary.submissions@homeoffice.gsi.gov.uk.
Des fax doivent être envoyés à : + 44 (0) 207 035 3262.

August 23, 2007
The Right Honorable Jacqui Smith MP
Home Secretary
London, UK
Home Office reference number: B1191057

Dear Madame Secretary Smith:
I write today to beg you to grant Pegah Emambakhsh an immediate stay of deportation, allow her to remain in the UK, and permit her attorneys to submit new evidence regarding her request for asylum.
Ms. Emambakhsh is a lesbian Iranian national who sought asylum in the UK in 2005, but the claim failed despite appeals and authorities arrested her in Sheffield on Monday 13th August 2007. She now faces deportation to Iran on 27 August 2007 and I am deeply concerned for her, if the UK deports her to the Islamic Republic of Iran.

If returned to Iran, she faces certain imprisonment, likely severe lashings and possibly even stoning to death. Because of her lesbian identity, she is considered a criminal in her native country.
She managed to escape from Iran, after her female lover was arrested, tortured and subsequently sentenced to death by stoning. Her father was also arrested and interrogated about her whereabouts. He was eventually released but not before he had been tortured himself. These facts do not bode well for her personal safety, if the UK succeeds in deporting her.

Ms. Emambakhsh has a more than well founded fear of persecution if she is returned to Iran. She belongs to a group of people – gays and lesbians – who, it is well known, are severely persecuted in Iran.

According to Iranian human rights campaigners, many lesbians and gay men have been executed since the Ayatollahs came to power in 1979.

The UK Border and Immigration Agency (BIA) has chosen not to believe that she is in danger if returned to Iran, even though the UK government is well aware of the terrible situation that gay people face there.

The BIA will be committing a serious miscarriage of justice and a gross human rights violation if they proceed with Ms Emambhaksh’s deportation.
Please issue an immediate stay of deportation for her, so that her new solicitors can provide the Home Office with fresh evidence and testimony from expert witnesses.

Sincerely yours,
Michael Petrelis
San Francisco, CA, USA

Un grand merci à tous ceux qui bloggent au sujet de Pegah et à ceux qui ont déjà écrit aux fonctionnaires du gouvernement britannique, et aux nombreuses personnes qui écriront à Jacqui Smith d’ici vendredi.
Michael Petrelis (Trad. HJL)



Yasmin K. : Berlin-Téhéran, l’amour interdit est mortel

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Simultanément au cas de Pegah Emambakhsh au Royaume-Uni, une affaire similaire secoue l’Allemagne.

Article de Sandra Dassler dans “Das Tagesspiegel”, 16 août 2007.

Politique relative au droit d’asile : L’amour interdit peut être mortel
Berlin, la déportation menace une femme iranienne et elle est condamnée à la lapidation en Iran. Berlin doute de son homosexualité et de fait n’est pas reconnue comme raison d’asile.

Yasmin K. s’est enfuie à cause des lois inhumaines en Iran. - Photo : Doris Spiekermann-Klaas

Ses yeux foncés traduisent des nuits sans sommeil. Depuis que ses amis lui ont conseillé de ne plus rester dans son logement, parce qu’on pourrait la trouver et la déporter, Yasmin K. (nom modifié) ne dort plus. Cette Iranienne sensible sait ce qu’elle attend dans son pays, l’Iran : la mort par lapidation.

Cela semble dramatique, d’autant plus que le seul crime de Yasmin est sa façon de vivre : lesbienne. En 2006, un tribunal iranien a condamné Yasmin à la mort par lapidation. Pendant ce temps, elle s’était déjà enfuie.

Cette femme de 31 ans raconte son histoire avec hésitation, il est très rare de parler des choses sexuelles dans sa patrie, dans sa culture. À 14 ans, elle a découvert qu’elle aimait sa voisine. Ses parents les ont séparées quand ils l’ont remarqué. La mère de Yasmin lui a fait prescrire des comprimés - elle devait redevenir normale. Mais elle est restée sa partenaire et pour calmer sa famille et ses parents, elle a tout de même épousé un homme.
En octobre 2005, des membres de ce que l’on appelle les Comités Révolutionnaires qui veillent sur l’observation des coutumes islamiques, ont pénétré dans une célébration d’anniversaire de l’amie des Yasmin K. Tout le monde a été emmené en prison, excepté Yasmin grace à des relations de son père et elle a été laissée libre. “Il n’a jamais compris, pourquoi je suis différente, dit Yasmin, il m’a toutefois aimée malgré tout et il m’a aidée”. Elle pleure. Elle se souvient de son évasion pendant des semaines par la Turquie, et à ses premières semaines seule à Berlin.

Elle a espéré alors recevoir un asile. Mais pour les autorités son histoire est une “légende”. Justifiée par le fait que la mère de Yasmin lors d’une enquête par les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères a nié l’homosexualité de leur fille. C’est absurde, ils ne pouvaient pas répondre honnêtement à des questions dont les réponses auraient été mortelles.

Nous espèrons maintenant obtenir encore une protection provisoire dans le cadre de la procédure d’asile. Celui-ci a été refusé à Yasmin au tribunal administratif de Berlin. L’asile pourrait être rejeté à tout moment.

Dans le code pénal iranien, la punition pour homosexualité est la mort.

Il y a deux ans, deux garçons homosexuels mineurs ont été pendus, et Hamid Nowrazi de l’association des réfugiés iraniens de Berlin dit : “On exécute publiquement et encore récemment.”
Traduction HJL