Spartakus, queer et subversif


Ce que le cas de Pegah Emambakhsh nous apprend

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Ce que le cas de Pegah Emambakhsh nous apprend

Roberto Malini – Every One Group | 05.09.2007 00:12

Chers amis, notre proposition d’envoyer des fleurs à Pegah Emambakhsh a été relayée par des centaines de personnes partout dans le monde. Les bouquets magnifiques de roses, de lys et d’orchidées ont remonté son moral. Pegah vous sent tout près d’elle et votre présence lui donne courage et espoir en l’avenir. Pendant ce temps, le monde parle beaucoup de son cas. Le cas de Pegah Emambakhsh a montré que l’Europe a abandonné depuis longtemps la voie du respect des Droits de l’Homme. La crainte du combat entre les différentes cultures et le soupçon envers les autres ont lentement plongé notre civilisation dans un marais culturel et social. Les gens voient des ennemis partout. Les valeurs de la liberté ont été remplacées par celles, ambiguës et dangereuses, de la sécurité. Dans un scénario de terreur aveugle, nos dirigeants sans scrupule se nourrissent des fantômes des armes de destruction massive, des tentatives d’assassinat, de l’invasion démographique et de la chute de la civilisation occidentale, du racisme et de la xénophobie pour mener à son apogée leur puissance. Comme dans les années 1920 et 1930 (en Allemagne), la famille et la nation sont présentées par les gardiens de la mort comme un rempart contre la chute. Les personnes condamnées par cette société malade sont une fois de plus les personnes faibles, les pauvres, les personnes différentes, ils ne sont pas lapidés par les régimes fondamentalistes, mais par les nations dans lesquelles nous vivons. Le cas de Pegah nous fait comprendre que nous perdons les principes sur lesquels le monde libre est fondé : le respect des droits, traditions, opinions et rêves de l’humanité. Nous avons créé des lois immortelles, comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou la Convention du Statut des Réfugiés, lois qui nous guident pour traiter les minorités de façon juste, lois qui nous aident à échapper à la barbarie, lois qui nous indiquent comment construire un monde équitable, où chacun a la possibilité de s’exprimer et d’essayer d’être heureux. Mais aujourd’hui nous oublions ces lois sacrées. Le cas de Pegah Emambakhsh nous a montré que «l’information» (les médias), qui est la voix de nous tous, n’est plus un bien public, mais un instrument à la gloire des pouvoirs. Le Royaume-Uni, ces dernières semaines, est un exemple clair de ce déclin de l’information. Les vicissitudes de Pegah incarnent toutes ces valeurs que nous avons perdues. C’est une histoire d’amour, de courage, de quête de justice, de solidarité et en même temps une histoire de violence, de douleur, de mort et d’injustice. Le monde entier parle d’elle. On en parle dans les maisons où les gens se sont impliqués pour Pegah, et qui lui envoient des cartes postales et des fleurs. Fleurs qui ont pour destination Yarl’s Wood ! Au niveau politique le plus élevé, où l’on se demande comment il est possible qu’un état civilisé ait organisé des déportations de réfugiés vers la torture et la mort, comme dans les périodes les plus sombres de notre histoire. Mais la presse et la télévision du Royaume-Uni ont essayé de cacher l’histoire de Pegah par le silence. Un silence coupable, qui sera brisé, nous espérons, par certains journalistes courageux ou bien par un patron de presse qui a encore de la conscience. Quant à nous, nous avons été contactés par des journalistes britanniques et aussi interviewés par une télévision importante. Aucun mot de ceux que nous avons prononcé n’a été édité ou diffusé. Il y a une puissance plus forte que la liberté d’expression, de parole et d’information. Le cas de Pegah Emambakhsh, chers amis citoyens du Royaume-Uni, nous prouve que non seulement vous pouvez aider les hommes qui vous gouvernent à retrouver le chemin de la civilisation, mais aussi que vous pouvez aider tous ceux qui devraient fournir des informations à le faire avec honnêteté, comme des hommes libres, comme des hommes dotés de compassion et non pas comme des domestiques pour les puissants, particulièrement maintenant que les puissants se changent en bourreaux. Les citoyens du Royaume-Uni demandent vérité et justice. Exigez vérité et justice et si elles ne sont pas garanties, alors changez les hommes qui vous gouvernent et les hommes qui vous informent, jusqu’à ce que vous ayez le privilège d’exercer enfin la démocratie. D’un autre côté, alors que vous êtes distraits par des nouvelles stupides au sujet de Ronaldo (ce n’est qu’un exemple), vous les laissez libres de détruire tout votre patrimoine de vérité et de justice construit par des siècles de civilisation, de pensée et de progrès.
Groupe Every One, Roberto Malini. Traduction HJL, 6 septembre 2007.
www.annesdoor.com

P.S. : Pendant ce temps, Pegah attend avec inquiétude que justice soit faite. Nous vous invitons à lui envoyer des lettres et des cartes postales, qui l’aideront à passer sereinement le temps jusqu’à la décision des juges d’appel.
Écrire à l’adresse suivante :
Pegah Emambakhsh
Yarl’ s Wood Immigration Removal Centre,
Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom


2 Comments so far
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it’s trash !!!!!!😦

Comment by Charlotte

[…] Ce que le cas de Pegah Emambakhsh nous apprend […]

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