Spartakus, queer et subversif


Pegah Emambakhsh Iranian lesbian deported from UK and faces death by stoning

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Urgent ! Pegah Emambakhsh, lesbienne iranienne expulsée du Royaume-Uni et confrontée à la lapidation

IRQO : Communiqué de Presse
15 août 2007
Pegah Emambakhsh est une femme iranienne qui a demandé l’asile au Royaume-Uni en 2005. Sa réclamation a été refusée en dépit des demandes en appel et elle a été arrêtée à Sheffield sur le 13 août 2007 et amenée au centre de détention de Yarlswood d’où elle sera expulsée demain, jeudi 16.
Si elle retourne en Iran, elle fait face à l’emprisonnement, à la lapidation et probablement à la mort. Son crime en Iran est son orientation sexuelle.
Pegah Emambakhsh s’est échappée d’Iran, réclamant asile, après que son amoureuse ait été arrêtée, torturée et plus tard condamnée à la mort par lapidation. Son père a été également arrêté et interrogé à son sujet. Il a été par la suite libéré mais après avoir été torturé.
Pegah Emambakhsh est certaine de sa persécution si elle retourne en Iran. Les homosexuels sont sévèrement persécutés en Iran.
Selon les militants iraniens de droits de l’homme, plus de 4.000 lesbiennes et hommes homosexuels ont été exécutés depuis l’avènement régime des Ajatollahs en 1979.
En 2006, une cour en Allemangne a jugé qu’une lesbienne iranienne ne pouvait pas être expulsée alors qu’elle risquait la mort en raison de sa sexualité.
Selon son avocat “son cas est clos et il peut ne pas faire plus” (M. Mazaheri , attention ne jamais prendre un cabinet d’avocats iraniens dans ce genre d’affaire !).
La “Border and Immigration Agency” (agence des frontières et d’immigration) (BIA) ont décidé de ne pas croire qu’elle est dans un tel danger si elle retourne en Iran alors que le gouvernement britannique se rend bien compte de la situation terrible auquelle les gays font face.
Le MP local, Richard Caborn (bureau : 0114 273 7947) a refusé d’intervenir. Le BIA commettra une sérieuse violation de la justice et des droits de l’homme s’ils optent pour la déportation de Pegah Emambhaksh.

Pour de plus amples informations entrez en contact svp :
Margaret ou Robert Spooner 0114 258 5715
Asylum Seeker Support Initiative – Short Term
C/o Victoria Hall Methodist Church
Norfolk Street , SHEFFIELD, S1 2JB
Charity Registration no. 1100894
E-mail address admin@assistsheffield.org.uk
Web Site www.assistsheffield.org.uk
Ou Refugee Access

Telephone & fax 0114 275 4960

Dernière minute :
Pegah Emambakhsh a été amenée à Heathrow cet après-midi pour déportation vers l’Iran. Juste avant d’être mise dans l’avion (vraisemblablement le vol d’Iran-Air de 17:00 de Heathrow), il lui a été donné un surcis. Il s’avère que l’agence des frontières et d’immigration a reçu une demande du bureau de Richard Caborn pour retarder dans la déportation.

Le surcis est accordé jusqu’au 27 Août.

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Article The Star



Iran : Dissidents, homosexuels, meurtres à la chaîne

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Nous devons rappeler qu’une grande vague d’épuration morale et politique eut lieu en Iran de 1996 à 2001 (… jusqu’à ce jour). Appelée “Chain Murders of Iran”, cette terrifiante chasse aux opposants fit de nombreuses victimes. Ainsi, les fondateurs du parti laïque “Mellat Iran”, Dariush Forouhar et sa femme Parvaneh Eskandari Forouhar furent assassinés dans leur maison en 1998. D’autres ont suivi, notamment un accident d’autobus en Arménie tua 21 journalistes. Un coupable fut désigné, Saeed Emami, personnage sombre qui appartenait aux services secrets et qui fut lui-même éliminé en 1999 par empoisonnement, en prison. Parmi les victimes de cette “Chain Murders”, il y eut également Ahmad Tafazzoli, historien assassiné en 1997, et Mohammad Mokhtari, assassiné en 1998.

Des homosexuels célèbres furent victime de cette chasse à l’immoralité. D’abord Fereydoun Farrokhzad, poète et chanteur homosexuel et figure de l’opposition. Né en 1936, il fut assassiné le 8 août 1992, à Bonn en Allemagne à son domicile. Il fut découpé en morceaux et sa tête et ses testicules envoyés à sa famille.
Le plus célèbre de tous, fut Ali Akbar Saidi Sirjani dit Saidi Sirjani (1931-1994) (“Under the Cloak of Hypocrisy“), il fut arrêté le 14 mai 1994 et il est mort en prison dans des circonstances non élucidées accusé de crimes d’espionnage et d’homosexualité.
Vidéo de Saidi Sirjani

Plusieurs rapports témoignent de l’application de la peine de mort pour homosexualité, et cette sentence a souvent été appliquée contre des dissidents, elle constitue un moyen de pression contre l’opposition politique comme pour les homosexuels.
D’après la Boroumand Foundation, il y eut entre 1979 et 1990 au moins 107 exécutions pour des comportements homosexuels. D’après Amnesty International, au moins 5 homosexuels dont deux femmes furent exécutés publiquement en janvier 1990. En Avril 1992, le Docteur Ali Mozafarian, un leader sunnite de la province de Fars (Sud Iran), fut exécuté à Shiraz après avoir été convaincu d’espionnage, adultère, et sodomie. Sa confession enregistrée sur cassette fut diffusée à la télévision à Shiraz et dans les rues de Kazerun et de Lar. Le 12 Novembre 1995, sur le verdict de la huitième branche judiciaire de Hamadan et sur la confirmation de la Cour suprême d’Iran, Mehdi Barazandeh, aussi connu sous le nom de Safa Ali Shah Hamadani, fut condamné à mort. Les autorités judiciaires annoncèrent que les crimes de Barazandeh étaient des actes répétés d’adultère et “de sodomie obscène”. Le verdict de la Cour fut appliqué sous la forme de lapidation. Barazandeh appartenait à la secte Khaksarieh de Dervishes (Journaux de la république islamique, 14 Novembre 1995 et rapport dans le magazine Homan, 10 Juin 1996). L’exécution d’Ali Sharifi fut rapportée à Hamadan pas le Washington Blade en 1998. Sharifi fut pendu pour homosexualité, adultère, consommation d’alcool, et vente de drogue.
En 2005, les deux très célèbres jeunes adolescents, Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni furent tous deux condamnés à mort pour ce que certains groupes de défense des Droits de l’homme appelaient “relation homosexuelle consensuelle”.
4000 personnes ont statistiquement été exécutées en Iran depuis 1979 pour homosexualité et lesbianisme.

Le 22 juillet 2007, six hommes sur 12 furent pendus pour, entre autres chefs d’inculpation, “sodomie”.



Iran : La ballade des pendus, Shirin Ebadi mise en cause

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“Quatre Iraniens ont été pendu ces deux derniers jours en Iran. Trois hommes ont été pendus lundi dans la région de Sistan et Boalouchistan et un autre a été pendu en public dans ville de Gonbad-Kavouss dans la région de Golestan dans le nord de l’Iran. Les 3 premiers se nommaient Abdolaziz Esmail Zehi, Abdoljamal Shah-bakhsh et Ali Akbar Shah-bakhsh et le régime les avait accusés de trafic de drogue et attaque à main armée, mais il se pourrait bien que les pendaisons soient liées aux fusillades qui ont eu lieu dans cette région entre le 13 juillet et le 20 juillet. Le 13, les hommes de cette région hostile au régime, avaient placé une bombe pour viser un convoi des Pasdaran, le lendemain le régime avait réagi par une descente punitive dans plusieurs villages où les plus jeunes et les plus vieux avaient été mollestés en l’absence des hommes. Cette opération avait été répétée le 16 et 18 juillet et finalement le 20, les hommes de la région et les miliciens se seraient affrontés pendant une journée et selon les sources locales il y aurait eu plus d’une vingtaine de morts du côté des Pasdaran et d’autres ont péri sur le chemin du retour vers leur base, victimes de deux tirs de missiles SAM.
Le 4ème pendu est un jeune qui avait selon la presse iranienne, molesté un milicien. Il a été pendu dans la ville de Gonbad Kavouss, où par ailleurs 60 jeunes ont été arrêtés aujourd’hui pour différentes charges dont 3 pour adultère, une inculpation passible de la peine capitale.
Aujourd’hui également, le gouverneur militaire de la ville de Kerman a annoncé la pendaison prochaine de 12 malfrats dont les noms seront publiés. Ces pendaisons soulèvent l’indignation du monde entier mais aucun des soi-disant réformateurs ou militants officiels des droits de l’homme ne condamne ces actes.

Shirin Ebadi, notre lauréate du prix Nobel de la Paix, est absente des débats. Il faut dire qu’elle n’a jamais condamné la lapidation et n’a jamais utilisé les tribunes qu’on lui offre pour parler de cette peine barbare ou pour attirer l’attention de l’opinion occidentale sur la pédophilie rendue légale sous le régime des mollahs.

Shirin Ebadi est l’exemple parfait de « dissident » ou « faux opposant », son rôle est de prouver que l’on peut agir de l’intérieur pour améliorer le système islamique au pouvoir en Iran. Comme tous les faux opposants, elle ne parle pas du vrai Iran ou de ces condamnés à mort, mais d’autres faux opposants.

Ainsi, au lieu de condamner les pendaisons qui ont révolté le monde entier, elle a écrit à la Commission des droits de l’Homme de l’ONU pour dénoncer la « détention arbitraire » en Iran de l’universitaire irano-américaine, Haleh Esfandiari, en réclamant à nouveau sa libération. Haleh Esfandiari ressemble beaucoup à Shirin Ebadi : elle non plus, au cours de sa carrière d’universitaire spécialiste de la condition féminine en Iran n’a jamais cru utile de stigmatiser la pédophilie légalisée par les mollahs ou encore la lapidation.

Tous les jours des iraniens sont pendus sous de fausses accusations mais aucun opposant officiel du régime ne réagit. Il en va de même de la communauté des iraniens vivant en occident, aucun des people iraniens qui ont eu les honneurs de la presse de gauche n’a cru bon de condamner officiellement ces spectacles barbares.”

Propos repris intégralement du site Iran-Resist