Spartakus, queer et subversif


Iranian Exactions

kavoussifar25-72.jpg

lashiran2.jpg

emambakhsh1.gif

hamid-ollah-toutazahi.jpg

ahwaz.jpg

khatami.jpg

shahinportofeh41.jpg

oomid4.jpg

pendaison2207071.jpg

ahwaziexecutions.jpg



Iran : Dissidents, homosexuels, meurtres à la chaîne

farrokhazd.jpg

Nous devons rappeler qu’une grande vague d’épuration morale et politique eut lieu en Iran de 1996 à 2001 (… jusqu’à ce jour). Appelée “Chain Murders of Iran”, cette terrifiante chasse aux opposants fit de nombreuses victimes. Ainsi, les fondateurs du parti laïque “Mellat Iran”, Dariush Forouhar et sa femme Parvaneh Eskandari Forouhar furent assassinés dans leur maison en 1998. D’autres ont suivi, notamment un accident d’autobus en Arménie tua 21 journalistes. Un coupable fut désigné, Saeed Emami, personnage sombre qui appartenait aux services secrets et qui fut lui-même éliminé en 1999 par empoisonnement, en prison. Parmi les victimes de cette “Chain Murders”, il y eut également Ahmad Tafazzoli, historien assassiné en 1997, et Mohammad Mokhtari, assassiné en 1998.

Des homosexuels célèbres furent victime de cette chasse à l’immoralité. D’abord Fereydoun Farrokhzad, poète et chanteur homosexuel et figure de l’opposition. Né en 1936, il fut assassiné le 8 août 1992, à Bonn en Allemagne à son domicile. Il fut découpé en morceaux et sa tête et ses testicules envoyés à sa famille.
Le plus célèbre de tous, fut Ali Akbar Saidi Sirjani dit Saidi Sirjani (1931-1994) (“Under the Cloak of Hypocrisy“), il fut arrêté le 14 mai 1994 et il est mort en prison dans des circonstances non élucidées accusé de crimes d’espionnage et d’homosexualité.
Vidéo de Saidi Sirjani

Plusieurs rapports témoignent de l’application de la peine de mort pour homosexualité, et cette sentence a souvent été appliquée contre des dissidents, elle constitue un moyen de pression contre l’opposition politique comme pour les homosexuels.
D’après la Boroumand Foundation, il y eut entre 1979 et 1990 au moins 107 exécutions pour des comportements homosexuels. D’après Amnesty International, au moins 5 homosexuels dont deux femmes furent exécutés publiquement en janvier 1990. En Avril 1992, le Docteur Ali Mozafarian, un leader sunnite de la province de Fars (Sud Iran), fut exécuté à Shiraz après avoir été convaincu d’espionnage, adultère, et sodomie. Sa confession enregistrée sur cassette fut diffusée à la télévision à Shiraz et dans les rues de Kazerun et de Lar. Le 12 Novembre 1995, sur le verdict de la huitième branche judiciaire de Hamadan et sur la confirmation de la Cour suprême d’Iran, Mehdi Barazandeh, aussi connu sous le nom de Safa Ali Shah Hamadani, fut condamné à mort. Les autorités judiciaires annoncèrent que les crimes de Barazandeh étaient des actes répétés d’adultère et “de sodomie obscène”. Le verdict de la Cour fut appliqué sous la forme de lapidation. Barazandeh appartenait à la secte Khaksarieh de Dervishes (Journaux de la république islamique, 14 Novembre 1995 et rapport dans le magazine Homan, 10 Juin 1996). L’exécution d’Ali Sharifi fut rapportée à Hamadan pas le Washington Blade en 1998. Sharifi fut pendu pour homosexualité, adultère, consommation d’alcool, et vente de drogue.
En 2005, les deux très célèbres jeunes adolescents, Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni furent tous deux condamnés à mort pour ce que certains groupes de défense des Droits de l’homme appelaient “relation homosexuelle consensuelle”.
4000 personnes ont statistiquement été exécutées en Iran depuis 1979 pour homosexualité et lesbianisme.

Le 22 juillet 2007, six hommes sur 12 furent pendus pour, entre autres chefs d’inculpation, “sodomie”.



Mohammad Khatami accusé d’outrage à la vertu

khatami.jpg


English Version
Les autorités judiciaires de la ville de Qom ont commencé l’enquête sur l’ex-président Mohammad Khatami pour avoir étreint la main de plusieurs femmes (acte interdit par l’Islam), lors de sa visite en Italie en mai dernier.
Le tribunal de Qom, ville sacrée des Schiites, a pris cette décision après avoir reçu des nombreuses pressions. La vidéo de Khatami qui serre la main à plusieurs femmes a provoqué des nombreuses réactions lors de sa diffusion sur Internet. L’ex-président iranien était alors hôte d’un séminaire sur le dialogue interculturel organisé à Udine.
Si le tribunal de Qom devait le juger coupable, Mohammad Khatami pourrait perdre son status d’hojjatoleslam (grade très élevé dans l’Islam).

Seyyed Mohammad Khatami (en persan : سید محمد خاتمی) est né en 1943 à Arkadan en Iran dans une famille de religieux. Il fut président de l’Iran entre 1997 et le 2 août 2005.

Khatami a été élu président le 23 mai 1997. Sa victoire, avec presque 70 % des voix est due au vote des femmes et des jeunes, son programme promettait alors d’ameliorer le statut de la femme et répondait en partie aux attentes de la jeunesse iranienne. Il est réelu pour un second mandat le 8 juin 2001. Khatami était considéré comme le premier président réformiste d’Iran, sa campagne présidentielle se focalisant sur l’état de droit, la démocratisation et la participation de tous les Iraniens dans le processus de décision politique. Toutefois sa politique de réformes s’est heurtée à la ligne conservative des Islamistes de son gouvernement qui contrôlent les organisations religieuses puissantes comme le Conseil des Gardiens.
Vu de l’Occident, Khatami n’a de modéré que le nom, il reste un Islamiste intégriste.

Cette campagne contre Khatami fait suite à d’autres accusations officieuses d’outrage à la vertu contre le Guide Suprème, l’ayatollah Seyyed Ali Hossaini Khamenei. En effet de récents sondages l’accusent de pédophilie. La pédophilie n’est pas officiellement pénalisée dans l’Islam, et trouve sa source principalement dans les argument initiatiques. Alors que l’homosexualité est passible de la peine de mort, la défloration d’une enfant de 9 ans est autorisée. Face à ces abérrations morales, Khatami et Khamenei sont sur la sellette, d’un régime qui multiplie les condamnation à mort et les pendaisons (aujourd’hui 5 dont celles d’Abdolaziz Esmail Zéhi, Abdoljamal Shah-Bakhsh et Ali-Akbar Shah-Bakhsh que le régime avait accusés de trafic de drogue et d’attaque à main armée).

Le temple de la vertu s’effondre par insubordination à la vertu même.

PS : La photographie montre Mohammad Kathami participant à une scène de torture et de mise à mort.

Source La Manica Tagiata
Source Iran-Resist
Source AKI Kronos International
Vidéo de Khatami à Harvard University qui s’exprime au sujet de l’homosexualité et de l’adultère