Spartakus, queer et subversif


L’Iran épargne la peine capitale à deux adolescents homosexuels

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L’Iran épargne la peine capitale à deux adolescents homosexuels
Par Michael Petrelis, San Francisco, 15 août 2007.

L’an passé, j’ai fait la connaissance de Lily Mazahery, une juge irano-américaine, avec qui nous avons un objectif commun, celui d’arrêter les exécutions dans la République Islamique d’Iran.
Lily Mazahery se consacre beaucoup aux femmes condamnées à mort en Iran, et elle est également préoccupée par la peine capitale que ce pays inflige aux homosexuels et aux adolescents.

Aujourd’hui, Lily Mazahery rapporte qu’une cour de Téhéran a commué la condamnation à mort de deux adolescents iraniens en une peine de prison de 10 ans, ce qu’elle voit comme un pas positif géant au regard des normes civilisées des droits de l’homme.
Elle n’utilise pas les mots gays ou homosexuels, mais « abus sexuel de même-genre ».

Voici le rapport de Lily Mazahery:

Alors que les experts continuent le débat au sujet de la condamnation récente par deux juges de Téhéran, qui soutiennent que la condamnation à mort d’un garçon de 15 ans, Nosrat, doit être commuée parce qu’il n’a pas atteint la maturité mentale requise, dans une autre affaire, les juges de la branche 74 de la cour criminelle générale de la province de Téhéran, ont utilisé le même raisonnement pour commuer les condamnations à mort de 2 autres adolescents. Ils ont été condamnés à 10 ans d’emprisonnement chacun.
L’année dernière, un garçon de 12 ans, avec son père, a porté plainte au commissariat de police contre deux garçons appelés Ahad et Milad, et il les a accusé d’abus sexuel.
« Je rentrais de l’école quand j’ai vu Ahad et Milad dans la rue. Ils m’ont dit qu’il y avait un écureuil sur le toit d’une maison. Puisque j’aime des animaux, je leur ai demandé me montrer l’écureuil. Nous sommes entrés dans un jardin et nous sommes montés sur le toit. Là, il n’y avait aucun écureuil. Au lieu de cela, Ahad et Milad « ont abusé de moi » et puis m’ont laissé partir. »
Basé sur cette plainte, la police a arrêté Ahad et Milad pour viol et abus sexuel. Lors de la première enquête, Ahad et Milad ont admis qu’ils avaient sexuellement maltraité le jeune garçon.
Quand le médecin a confirmé l’abus sexuel, Ahad et Milad ont été interrogés de nouveau par les autorités…
Par la suite, Ahad et Milad ont nié après avoir maltraité sexuellement jeune garçon. Mais qu’ils voulaient seulement leur montrer l’écureuil sur le toit.
Les adolescents accusés, qui ont 16 et 17 ans, ont ensuite toujours maintenu leur innocence. En conséquence, 2 des 5 juges de la branche 74 de la cour criminelle générale de la province de Téhéran, ont condamnés à mort par pendaison Ahad et Milad.
Cependant, la majorité des juges a refusé cette condamnation à mort, notant leur jeune âge au moment de l’incident, et aussi car ils avaient nié les faits à 4 occasions différentes.
Les juges ont alors décidé de les condamner à 10 ans de prison.
C’est la deuxième fois en un mois que les juges de la cour criminelle de la province de Téhéran ont refusé d’exécuter des accusés dont les crimes avaient été commis alors qu’ils avaient moins de 18 ans. Les juges se sont basés sur l’argument que, au moment des crimes allégués, les accusés ont manqué de maturité mentale pour comprendre la nature de leurs actions.
Les activistes des droits des enfants en Iran considèrent ces étapes positives pour établir des normes juridiques qui protègent les contrevenants mineurs en accord au Droit International de l’Enfance.
Les cas de Nosrat, 15 ans, Ahad, 16 ans, Milad, 17 ans ont été transférés à la cour suprême d’Iran pour révision. Les experts espèrent que la cour suprême confirmera ces peines inférieures et qu’à l’avenir les peines capitales seront évitées pour les adolescents.

S’agit-il encore de “mensonge utile” ?



Iran : Télédiffusion de l’exécution des 12 hommes condamnés à mort le 22 juillet 2007

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Le 11 août 2007, ont été diffusées à la télévision iranienne la pendaison des douze condamnés à mort du 22 juillet 2007.
Jusqu’à présent, n’avaient été diffusées que des images de leurs visages et quelques entretiens.
Aujourd’hui, les images de la télévision iranienne, les montrent morts, au bout de la corde.
Nous avions relatés ces cas dans deux articles :
Exécution de 12 hommes le 22 juillet 2007
Les 12 du 22
Parmi ces hommes, nous rappelons, que de prime abord, six d’entre-eux avaient été accusés d’homosexualité.

Des organismes internationaux importants comme l’IGLHCR ont été avertis et plusieurs actions ont été ménées partout dans le monde (Les Global Gay Solidarity Days, les 3 et 4 août).

Depuis mai et juin 2007, l’Iran est victime d’une très grande campagne de “moralisation” et les arrestations et condamnations arbitraires se succèdent. Le quota des condamnées à mort de 2007 a déjà dépassé celui de 2006 (170). Les victimes sont des hommes, homosexuels, opposants ou rebelles, des femmes et des enfants. L’Iran est un des rares pays à condamner à mort les enfants.

Ce régime est une régime de terreur avec plusieurs milices (les Bassidji), mais depuis mai de nombreux civils furent torturés et exécutés par des miliciens Shia venus du Liban pour remplacer les gardiens des prisons de Evin Prison, Rajaie Shahr Prison, and Kahrizak.
Les miliciens Shia (en fait synonymes de Shiites) sont présent au Liban, en Iraq et en Iran.

Ahmadinejad, qui est le bras des Mollahs, essaie d’accroître son pouvoir par une nouvelle “chaîne de meurtres”. Ces hommes ont tant à se reprocher et leurs mains sont si remplies de sang et de responsabilités coupables que la communauté internationale ne peut plus rester muette.
Nous appelons les Iraniens expatriés et influents (ceux qui ne sont pas corrompus, menacés ou muselés, voir le “taghieh”) à crier leur révolte, nous appelons Ban Ki-Moon et l’ONU à traîter le problème des exécutions le plus rapidement possible et nous demandons la création d’un tribunal international pour accuser et condamner les coupables tortionnaires d’un peuple exangue et livré volontairement à la drogue.
L’impunité ne dure qu’un temps surtout au nom d’un dieu qui n’existe pas. Il s’agit ici d’un “concept-limite”, celui de Dieu, et la vérité légitimable de l’athéïsme et de l’apostasie rendra la liberté, la vie et l’espoir à tous les opprimés de toutes les théologies surnaturelles, omnipotentes et caricaturales, de fait imparfaites et débauchées.



Fereydoun Farrokhzad (1936-1992)

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Fereydoun Farrokhzad, poète et chanteur homosexuel et figure de l’opposition iranienne. Né en 1936, il fut assassiné le 8 août 1992, à Bonn en Allemagne à son domicile. Il fut découpé en morceaux et sa tête et ses testicules envoyés à sa famille.
D’autres vidéos :
Fereydoun Farrokhzad Duet (Iran)
Fereydoun Farrokhzad – Hamrazmanam



Iran : Dissidents, homosexuels, meurtres à la chaîne

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Nous devons rappeler qu’une grande vague d’épuration morale et politique eut lieu en Iran de 1996 à 2001 (… jusqu’à ce jour). Appelée “Chain Murders of Iran”, cette terrifiante chasse aux opposants fit de nombreuses victimes. Ainsi, les fondateurs du parti laïque “Mellat Iran”, Dariush Forouhar et sa femme Parvaneh Eskandari Forouhar furent assassinés dans leur maison en 1998. D’autres ont suivi, notamment un accident d’autobus en Arménie tua 21 journalistes. Un coupable fut désigné, Saeed Emami, personnage sombre qui appartenait aux services secrets et qui fut lui-même éliminé en 1999 par empoisonnement, en prison. Parmi les victimes de cette “Chain Murders”, il y eut également Ahmad Tafazzoli, historien assassiné en 1997, et Mohammad Mokhtari, assassiné en 1998.

Des homosexuels célèbres furent victime de cette chasse à l’immoralité. D’abord Fereydoun Farrokhzad, poète et chanteur homosexuel et figure de l’opposition. Né en 1936, il fut assassiné le 8 août 1992, à Bonn en Allemagne à son domicile. Il fut découpé en morceaux et sa tête et ses testicules envoyés à sa famille.
Le plus célèbre de tous, fut Ali Akbar Saidi Sirjani dit Saidi Sirjani (1931-1994) (“Under the Cloak of Hypocrisy“), il fut arrêté le 14 mai 1994 et il est mort en prison dans des circonstances non élucidées accusé de crimes d’espionnage et d’homosexualité.
Vidéo de Saidi Sirjani

Plusieurs rapports témoignent de l’application de la peine de mort pour homosexualité, et cette sentence a souvent été appliquée contre des dissidents, elle constitue un moyen de pression contre l’opposition politique comme pour les homosexuels.
D’après la Boroumand Foundation, il y eut entre 1979 et 1990 au moins 107 exécutions pour des comportements homosexuels. D’après Amnesty International, au moins 5 homosexuels dont deux femmes furent exécutés publiquement en janvier 1990. En Avril 1992, le Docteur Ali Mozafarian, un leader sunnite de la province de Fars (Sud Iran), fut exécuté à Shiraz après avoir été convaincu d’espionnage, adultère, et sodomie. Sa confession enregistrée sur cassette fut diffusée à la télévision à Shiraz et dans les rues de Kazerun et de Lar. Le 12 Novembre 1995, sur le verdict de la huitième branche judiciaire de Hamadan et sur la confirmation de la Cour suprême d’Iran, Mehdi Barazandeh, aussi connu sous le nom de Safa Ali Shah Hamadani, fut condamné à mort. Les autorités judiciaires annoncèrent que les crimes de Barazandeh étaient des actes répétés d’adultère et “de sodomie obscène”. Le verdict de la Cour fut appliqué sous la forme de lapidation. Barazandeh appartenait à la secte Khaksarieh de Dervishes (Journaux de la république islamique, 14 Novembre 1995 et rapport dans le magazine Homan, 10 Juin 1996). L’exécution d’Ali Sharifi fut rapportée à Hamadan pas le Washington Blade en 1998. Sharifi fut pendu pour homosexualité, adultère, consommation d’alcool, et vente de drogue.
En 2005, les deux très célèbres jeunes adolescents, Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni furent tous deux condamnés à mort pour ce que certains groupes de défense des Droits de l’homme appelaient “relation homosexuelle consensuelle”.
4000 personnes ont statistiquement été exécutées en Iran depuis 1979 pour homosexualité et lesbianisme.

Le 22 juillet 2007, six hommes sur 12 furent pendus pour, entre autres chefs d’inculpation, “sodomie”.



Iran : La ballade des pendus, Shirin Ebadi mise en cause

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“Quatre Iraniens ont été pendu ces deux derniers jours en Iran. Trois hommes ont été pendus lundi dans la région de Sistan et Boalouchistan et un autre a été pendu en public dans ville de Gonbad-Kavouss dans la région de Golestan dans le nord de l’Iran. Les 3 premiers se nommaient Abdolaziz Esmail Zehi, Abdoljamal Shah-bakhsh et Ali Akbar Shah-bakhsh et le régime les avait accusés de trafic de drogue et attaque à main armée, mais il se pourrait bien que les pendaisons soient liées aux fusillades qui ont eu lieu dans cette région entre le 13 juillet et le 20 juillet. Le 13, les hommes de cette région hostile au régime, avaient placé une bombe pour viser un convoi des Pasdaran, le lendemain le régime avait réagi par une descente punitive dans plusieurs villages où les plus jeunes et les plus vieux avaient été mollestés en l’absence des hommes. Cette opération avait été répétée le 16 et 18 juillet et finalement le 20, les hommes de la région et les miliciens se seraient affrontés pendant une journée et selon les sources locales il y aurait eu plus d’une vingtaine de morts du côté des Pasdaran et d’autres ont péri sur le chemin du retour vers leur base, victimes de deux tirs de missiles SAM.
Le 4ème pendu est un jeune qui avait selon la presse iranienne, molesté un milicien. Il a été pendu dans la ville de Gonbad Kavouss, où par ailleurs 60 jeunes ont été arrêtés aujourd’hui pour différentes charges dont 3 pour adultère, une inculpation passible de la peine capitale.
Aujourd’hui également, le gouverneur militaire de la ville de Kerman a annoncé la pendaison prochaine de 12 malfrats dont les noms seront publiés. Ces pendaisons soulèvent l’indignation du monde entier mais aucun des soi-disant réformateurs ou militants officiels des droits de l’homme ne condamne ces actes.

Shirin Ebadi, notre lauréate du prix Nobel de la Paix, est absente des débats. Il faut dire qu’elle n’a jamais condamné la lapidation et n’a jamais utilisé les tribunes qu’on lui offre pour parler de cette peine barbare ou pour attirer l’attention de l’opinion occidentale sur la pédophilie rendue légale sous le régime des mollahs.

Shirin Ebadi est l’exemple parfait de « dissident » ou « faux opposant », son rôle est de prouver que l’on peut agir de l’intérieur pour améliorer le système islamique au pouvoir en Iran. Comme tous les faux opposants, elle ne parle pas du vrai Iran ou de ces condamnés à mort, mais d’autres faux opposants.

Ainsi, au lieu de condamner les pendaisons qui ont révolté le monde entier, elle a écrit à la Commission des droits de l’Homme de l’ONU pour dénoncer la « détention arbitraire » en Iran de l’universitaire irano-américaine, Haleh Esfandiari, en réclamant à nouveau sa libération. Haleh Esfandiari ressemble beaucoup à Shirin Ebadi : elle non plus, au cours de sa carrière d’universitaire spécialiste de la condition féminine en Iran n’a jamais cru utile de stigmatiser la pédophilie légalisée par les mollahs ou encore la lapidation.

Tous les jours des iraniens sont pendus sous de fausses accusations mais aucun opposant officiel du régime ne réagit. Il en va de même de la communauté des iraniens vivant en occident, aucun des people iraniens qui ont eu les honneurs de la presse de gauche n’a cru bon de condamner officiellement ces spectacles barbares.”

Propos repris intégralement du site Iran-Resist



Trap on the Web : Alerte Rouge – Fausse pétition en faveur des LGBT iraniens
August 7, 2007, 4:12 am
Filed under: Asylum, Féminisme, France, Gay, Homophobie, Homosexuality, Iran, LGBT, Pasdaran, Presse, Queer, Taghieh, Trap, Vigil

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Trap on the Web : Red Alert – False petition for the LGBT rights

Text in English
Le site gays-right.org (créé le 13 juillet) diffuse une fausse pétition en faveur de la défense des droits des homosexuels, des lesbiennes et tous LGBT en Iran.

Cette méthode appelée Taghieh (mensonge utile) est un piege destiné à lister et identifier des membres de la communauté. Son but est de ressourcer le mythe national, le nationalisme et la raison d’état.

Le mensonge utile a pour effet la transformation de la religion en arme d’État et la négation de la liberté de l’esprit.
Ici donc, le communauté LGBT se voit attaquée en son sein par des méthodes utilisées par des agents de services de renseignements qui deviennent des journalistes réformateurs, des militants LGBT ou des droits de l’homme.

Les agents utilisent le discours de contradiction pour ensuite déclarer que la République Islamique n’est pas fasciste.

Nous recommandons la plus grande prudence en ce qui concerne les blogs pro-LGBT iraniens.
Nous enquêtons sur certains venant d’Iran ou bien du continent américain.

Celui-ci est démasqué. Ne signez pas !

En savoir plus : Les recommandations et avertissements d’Iran-Resist. Les gays et lesbiennes d’Iran ont plus que jamais besoin de notre secours.
Nous devons déjouer ces tactiques, le régime essaie de piéger les homosexuels, les lesbiennes et les opposants politiques.

Lien Gay Republic Daily

A suivre.



Iran : Saghi Ghahreman – Scandale journalistique et mensonge utile
August 7, 2007, 2:07 am
Filed under: Féminisme, Gay, Ghahreman, Homosexuality, Iran, Lesbian, Lesbianisme, LGBT, Presse, Queer, Taghieh

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L’Iran interdit de publication l’entretien d’une poétesse iranienne exilée au Canada, sous le prétexte qu’elle est lesbienne.
L’Iran a interdit le quotidien Shargh pour la deuxième fois dans l’année après qu’il édite bientôt un entretien avec Saghi Ghahreman accusée d’être une activiste homosexuelle.
Shargh (qui appartient à Hachemi Rafsandjani) est le journal favori des “libéraux” iraniens, et cela succède à fermeture le mois dernier d’un autre quotidien Mihan.
Mehdi Rahmanian, directeur de Shargh, indique que cela n’a pas été encore officiellement annoncé, mais les “observateurs de la presse” ont demandé l’interdiction.
“Ils ont dit elle a eu des problèmes moraux, ils disent qu’elle est homosexuelle. Mais nous avons parlé en tant que poétesse.”
Le quotidien Kayhan, extrémiste, a indiqué que Ghahreman était la tête “d’une organisation iranienne d’homosexuels” et d’un groupe de “fugitifs contre-révolutionaires.”
“Les médias pensent que les observateurs croient que Shargh a interviewé cette homosexuelle à cause de la corrélation entre son identité sexuelle et des personnalités dissidentes du porno.”
L’homosexualité est strictement illégale dans la république islamique et théoriquement punissable par la mort.
Shargh était seulement ressorti en mai après eu une interdiction de neuf mois pour une caricature de Mahmoud Ahmadinejad.
Lundi, le journal a présenté des excuses en première page, pour dire il avait été “ignorant des traits personnels de cette personne” et à l’avenir “éviterait de telles personnes et de tels courants.”
Saghi Ghahreman n’a fait aucune référence explicite à l’homosexualité dans l’entretien mais avait indiqué que “les frontières sexuelles doivent être flexibles… L’immoral est imposé par la culture au corps.”

Source : ABC News

Attention : Il peut s’agir ici de désinformation, méthode appelée : “mensonge utile” (Taghieh), où la contre-information précède l’information (le journal n’a rien publié) et sert au régime pour créer des polémiques sur les sujets brûlant, ici le lesbianisme et l’homosexualité, associés à la post-pornographie.

D’un autre côté, Saghi Ghahreman savait à qui appartient Shargh et son entretien est aussi une intrigue.

Voir Interview d’elle en 2005 où elle affirme son hétérosexualité.
Article d’Iran-Resist sur le sujet.