Spartakus, queer et subversif


Chris Crocker: Gay People Don’t Want to Fight in Iraq War
September 28, 2007, 10:54 am
Filed under: 2007, Chris Crocker, Gay, Homosexuality, Iraq, Iraqi, Lesbian, LGBT, Other Video, Queer, Spartakism, Trans, Transsexuel, USA, Vidéo, War


Message de Pegah Emambakhsh

A message from Pegah Emambakhsh to all the groups and people who are helping her.

Thanks to a wonderful person, an Iranian woman who lives in Italy and who has been working for many years in the field of human rights, a friend we are proud to have among the members of the EveryOne Group, we are in almost daily contact with Pegah who is imprisoned in Yarl’s Wood prison.

Today,
September 8th, 2007, Pegah has sent through this mutual friend a message for all the groups, activists, politicians and everyday people who are trying to solve her case.

”Dear friends, as you well know, I am having a difficult time right now, with no assurances for the future and with a lot of pain in my soul. I cannot deny that I am still very frightened, and the separation from my beloved children hurts so much that at times it seems unbearable. You don’t know how much of a comfort it is to me to know that you are out there. You don’t even know me, yet you are working for my cause, sticking your necks out and fighting for me, you write to me and send me wonderful flowers. I wasn’t expecting anything like this. Even many of the Iranians I was in contact with here in the United Kingdom abandoned me when they found out the reason I had applied for asylum. I haven’t heard from them since, they don’t want anything to do with me. I never imagined there were groups like you around. I hope the future offers me the opportunity to meet each and every person who has shown me so much friendship. I am feeling much calmer, I am happy to have all this protection, all this love that instils in me new energy and a desire to go on living. My dear friends, I am taking good care of the flowers you sent me. I am so proud of them! They have aroused a bit of jealousy in the other women here at Yarl’s Wood. I read the letters and postcards you have sent me over and over again. I have had a lot of time to think about what is happening to me and, in spite of not feeling ready to speak in public yet, once I get out of here I want to do something for humanity. Many thanks to you all.
Pegah Emambakhsh”.

Everyone Group – Roberto Malini, Matteo Pegoraro, Dario Picciau, Ahmad Rafat, Steed Gamero, Arsham Parsi, Fabio Patronelli, Glenys Robinson, Salvatore Conte
roberto.malini@annesdoor.com



Ce que le cas de Pegah Emambakhsh nous apprend

cequelecas1.jpg

Ce que le cas de Pegah Emambakhsh nous apprend

Roberto Malini – Every One Group | 05.09.2007 00:12

Chers amis, notre proposition d’envoyer des fleurs à Pegah Emambakhsh a été relayée par des centaines de personnes partout dans le monde. Les bouquets magnifiques de roses, de lys et d’orchidées ont remonté son moral. Pegah vous sent tout près d’elle et votre présence lui donne courage et espoir en l’avenir. Pendant ce temps, le monde parle beaucoup de son cas. Le cas de Pegah Emambakhsh a montré que l’Europe a abandonné depuis longtemps la voie du respect des Droits de l’Homme. La crainte du combat entre les différentes cultures et le soupçon envers les autres ont lentement plongé notre civilisation dans un marais culturel et social. Les gens voient des ennemis partout. Les valeurs de la liberté ont été remplacées par celles, ambiguës et dangereuses, de la sécurité. Dans un scénario de terreur aveugle, nos dirigeants sans scrupule se nourrissent des fantômes des armes de destruction massive, des tentatives d’assassinat, de l’invasion démographique et de la chute de la civilisation occidentale, du racisme et de la xénophobie pour mener à son apogée leur puissance. Comme dans les années 1920 et 1930 (en Allemagne), la famille et la nation sont présentées par les gardiens de la mort comme un rempart contre la chute. Les personnes condamnées par cette société malade sont une fois de plus les personnes faibles, les pauvres, les personnes différentes, ils ne sont pas lapidés par les régimes fondamentalistes, mais par les nations dans lesquelles nous vivons. Le cas de Pegah nous fait comprendre que nous perdons les principes sur lesquels le monde libre est fondé : le respect des droits, traditions, opinions et rêves de l’humanité. Nous avons créé des lois immortelles, comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou la Convention du Statut des Réfugiés, lois qui nous guident pour traiter les minorités de façon juste, lois qui nous aident à échapper à la barbarie, lois qui nous indiquent comment construire un monde équitable, où chacun a la possibilité de s’exprimer et d’essayer d’être heureux. Mais aujourd’hui nous oublions ces lois sacrées. Le cas de Pegah Emambakhsh nous a montré que «l’information» (les médias), qui est la voix de nous tous, n’est plus un bien public, mais un instrument à la gloire des pouvoirs. Le Royaume-Uni, ces dernières semaines, est un exemple clair de ce déclin de l’information. Les vicissitudes de Pegah incarnent toutes ces valeurs que nous avons perdues. C’est une histoire d’amour, de courage, de quête de justice, de solidarité et en même temps une histoire de violence, de douleur, de mort et d’injustice. Le monde entier parle d’elle. On en parle dans les maisons où les gens se sont impliqués pour Pegah, et qui lui envoient des cartes postales et des fleurs. Fleurs qui ont pour destination Yarl’s Wood ! Au niveau politique le plus élevé, où l’on se demande comment il est possible qu’un état civilisé ait organisé des déportations de réfugiés vers la torture et la mort, comme dans les périodes les plus sombres de notre histoire. Mais la presse et la télévision du Royaume-Uni ont essayé de cacher l’histoire de Pegah par le silence. Un silence coupable, qui sera brisé, nous espérons, par certains journalistes courageux ou bien par un patron de presse qui a encore de la conscience. Quant à nous, nous avons été contactés par des journalistes britanniques et aussi interviewés par une télévision importante. Aucun mot de ceux que nous avons prononcé n’a été édité ou diffusé. Il y a une puissance plus forte que la liberté d’expression, de parole et d’information. Le cas de Pegah Emambakhsh, chers amis citoyens du Royaume-Uni, nous prouve que non seulement vous pouvez aider les hommes qui vous gouvernent à retrouver le chemin de la civilisation, mais aussi que vous pouvez aider tous ceux qui devraient fournir des informations à le faire avec honnêteté, comme des hommes libres, comme des hommes dotés de compassion et non pas comme des domestiques pour les puissants, particulièrement maintenant que les puissants se changent en bourreaux. Les citoyens du Royaume-Uni demandent vérité et justice. Exigez vérité et justice et si elles ne sont pas garanties, alors changez les hommes qui vous gouvernent et les hommes qui vous informent, jusqu’à ce que vous ayez le privilège d’exercer enfin la démocratie. D’un autre côté, alors que vous êtes distraits par des nouvelles stupides au sujet de Ronaldo (ce n’est qu’un exemple), vous les laissez libres de détruire tout votre patrimoine de vérité et de justice construit par des siècles de civilisation, de pensée et de progrès.
Groupe Every One, Roberto Malini. Traduction HJL, 6 septembre 2007.
www.annesdoor.com

P.S. : Pendant ce temps, Pegah attend avec inquiétude que justice soit faite. Nous vous invitons à lui envoyer des lettres et des cartes postales, qui l’aideront à passer sereinement le temps jusqu’à la décision des juges d’appel.
Écrire à l’adresse suivante :
Pegah Emambakhsh
Yarl’ s Wood Immigration Removal Centre,
Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom



Action : Des fleurs pour Pegah – Flowers for Pegah

Dimanche, 20:00 : Dernière minute, des centaines de bouquets sont arrivés à Yarl’s Wood et ont mis en crise les gardes, c’est une nouvelle façon de protester à laquelle le Royaume-Uni n’est pas habitué.
Roberto Malini.

Action : Des fleurs pour Pegah

Envoyez des fleurs à Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh est complètement déprimée et abattue.
Jusqu’à maintenant sa vie n’a été que douleur, crainte et mort.
Elle est une femme aimable, réservée, spirituelle et optimiste, mais le monde jusqu’à maintenant ne lui a offert que la discrimination, la haine, la persécution, l’humiliation, l’injustice et l’emprisonnement. Même maintenant que son drame est connu partout dans le monde, même maintenant que nous pensons très fort à elle, à son futur, elle est parquée dans une prison froide, sans intimité, sans amour ou chaleur humaine.
Chers amiEs, soutenons-la pour qu’elle ressente notre amour, lui exprimer que nous ne sommes pas tous les mêmes, que des personnes amicales existent, qui croient en la fraternité et en la solidarité.
Envoyez-lui une fleur ou un bouquet de fleurs par n’importe quel service d’expédition de fleurs : roses, lys ou gerberas. Des fleurs de toutes les couleurs, parfumées comme la vraie justice.
Roses et asile pour Pegah !
Les envoyer à l’adresse suivante :
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com

http://www.annesdoor.com/

PS : Ou écrire, ou envoyer tout soutien.

Send flowers to Pegah Emambakhsh
Pegah Emambakhsh is completely worn out. Till now her life has been characterized by pain, fear and death. She is a nice, reserved, religious and optimistic woman, but the world till now has offered her just discrimination, hatred, persecution, humiliation, injustice and imprisonment. Even now that her drama is known all over the world, even now that in many we pray for her, for her future, she’s penned in a cold prison, without privacy, love or human warmth. Dear friends, let’s make her to feel our love saying her that we’re not all the same persons, that good persons exist, people who believe in brotherhood and solidarity. Send her a flower or a bunch of flowers with any flowers shipment service: Roses, Lilies or Gerberas. Flowers of all the colours, perfumed like the justice.
Roses and Asylum for Pegah!
Send her flowers to the following address:
Pegah Emambakhsh
Yarl’s Wood Immigration Removal Centre, Twinwood Road,
Clapham, Bedfordshire MK41 6HL,
United Kingdom
Telephone 01234 821000
Every One Group, Roberto Malini
roberto.malini@annesdoor.com



Pegah : L’Angleterre joue avec nos nerfs, Hans Gert Pöettering contraint d’écrire à Gordon Brown

prisonuk4.jpg

Bruxelles, 30 août 2007.
Le président du Parlement Européen, Hans Gert Pöettering, a accepté de prendre en considération le cas de Pegah Emambakhsh, la lesbienne iranienne qui risque l’expulsion du Royaume-Uni vers Iran.
Après une proposition de l’Italien Giusto Catania (PRC), Membre du Parlement Européen (MEP), qui représente le groupe parlementaire “European United Left / Nordic Grenn Left” (GUE/NGL), faite aujourd’hui lors de la “Conférence des Présidents”, Hans Gert Pöettering a écrit directement à Gordon Brown, le premier ministre britannique.
La proposition a été soutenue par Graham Watson, le président du groupe libéral au Parlement Européen.
Le “British Home Office” refuse toujours d’accepter l’asile de Pegah Emambakhsh.
“Elle risque violences et tortures physiques, et sans aucun doute la mort, en raison du refus de Londres de lui accorder le statut du réfugiée politique pour “discrimination sexuelle””, a expliqué le GUE/NGL dans un rapport, ce soir.

Giusto Catania rajoute : “Hans Gert Pöettering a le devoir de convaincre Gordon Brown que l’expulsion de Pegah vers l’Iran constituerait une violation sérieuse des droits de l’homme et des conventions internationales et apporterait la honte non seulement sur un pays comme la Grande-Bretagne mais également sur l’Union Européenne dans son ensemble.”
“J’ai suggéré au Président qu’il souligne la bonne volonté de l’Italie d’accueillir Pegah
Emambakhsh qui n’est coupable d’aucun crime. Nous soutenons fortement Pegah et je suis sûr que tous les Parlementaires Européens vont continuer à suivre son cas très de près”, conclut Giusto Catania.
Traduit de UK Gay News
NB : Pegah Emambakhsh est toujours en détention.

À lire : “The case of Pegah Emambakhsh and the new frontiers of Human Rights” par Roberto Malini



La France accorde une carte de résident de 10 ans à Hamid, le jeune réfugié homosexuel iranien

hamid9

Dans une lettre adressée à David Auerbach Chiffrin, le président de l’association Tjenbé Rèd, Thierry Coudert, directeur de cabinet au Ministère de l’Immigration, confirme que la France a accordé à Hamid, le jeune réfugié homosexuel iranien, une carte de résident valable 10 ans.

République française
Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Codéveloppement

Le directeur de cabinet
Paris, le 23 août 2007

Monsieur le Secrétaire général,

Par un courrier du 31 juillet dernier, vous avez attiré mon attention sur la demande d’asile déposée par un ressortissant iranien, prénommé Hamid, contraint de quitter son pays en raison de son orientation sexuelle. Sur un plan plus général, vous demandez des éclaircissements sur la position de notre Ministère concernant les ressortissants étrangers présents en France et qui risqueraient, en cas de retour forcé vers leur pays, de se trouver exposés à des menaces ou à des persécutions au seul motif de leur homosexualité.

Sur le premier point, j’ai le plaisir de vous informer que l’intéressé, qui a été entendu le 2 août dernier par l’office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), s’est vu reconnaître la qualité de réfugié et remettre, en cette qualité, une carte de résident valable dix ans. Dès lors, il n’encourt plus aucun risque de retour forcé vers son pays.

D’une façon générale, je puis vous confirmer que les risques de persécutions encourus dans le pays d’origine à raison de l’orientation sexuelle figurent bien évidemment, au même titre que d’autres types de risques, parmi les motifs susceptibles d’ouvrir droit au bénéfice du statut de réfugié. Une telle décision est prise souverainement par l’OFPRA, au terme d’un examen individuel, sous le contrôle juridictionnel de la commission de recours des réfugiés.

Tels sont les éléments que je souhaitais porter à votre connaissance.

Je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire général, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Thierry Coudert

ATTN : Monsieur David Auerbach Chiffrin
Secrétaire général de l’Association Tjenbé Rèd
113, boulevard Voltaire
75011 Paris

Nous remercions, avec gratitude, toutes les personnes à l’origine de cette décision, les membres du cabinet ministériel qui ont oeuvré en faveur du cas d’Hamid, les fonctionnaires de l’OFPRA, et le ministre Bernard Kouchner qui fit faire le 26 juillet 2007, une déclaration de presse avec convocation de l’ambassadeur d’Iran pour y condamner les exécutions d’homosexuels. La France, ici, a eu une attitude émérite à l’égard du réfugié homosexuel (après une âpre lutte des activistes), en considérant les risques encourus par Hamid dans son pays d’origine, l’Iran, risques encourus (flagellation et pendaison) à cause de son orientation sexuelle.
Merci à Act-Up, à Tjembé Rèd, aux Panthères Roses et à Tapages 67.



Interview de Pegah Emambakhsh – Plutôt mourir que retourner en Iran

pegainterview2.jpg

Interview de Pegah Emambakhsh : Plutôt mourir que retourner en Iran
La Repubblica, 26 agosto 2007
Auteur: Paola Coppola
Titre: «Meglio morire che tornare in Iran»

Pegah Emambakhsh a peur. Elle sait que raconter son histoire peut lui coûter la vie. Elle l’a fait devant un juge et on ne l’a pas cru. Et toujours redire qu’elle ne veut pas retourner en Iran, revivre une expérience terrifiante : l’évasion, une attente de deux ans, le rêve d’une vie vécue à la lumière de son homosexualité, puis la prison et la terreur de revenir dans ce pays où elle a laissé deux fils, nés d’un mariage forcé, et le souvenir de son ancienne compagne, qu’il a été arrêtée, torturée et condamnée à la lapidation. Pegah est éprouvée. Le 13 août, elle a été incarcérée au centre de détention de Yarls Wood près de Sheffield, où elle a tenté de s’ôter la vie. Elle est fatiguée, mais depuis quelques jours, elle a recommencé à espérer que finalement, mardi prochain, elle ne montera pas dans cet avion de la British Airways en direction de Téhéran.
Cela fait deux ans qu’elle est déchirée entre le désir de vivre dans un pays libre et la crainte de devoir retourner en Iran. Comment a-t-elle vécu, jusqu’ici, cette attente ?
«Je suis fatiguée. Au début, j’étais pleine d’espoir, même si j’étais préoccupée pour mon père et que mes fils me manquent. J’avais appris que le Royaume-Uni était un pays ouvert, un pays qui reçoit tout le monde. Par conséquent, j’ai décidé de venir ici et j’ai demandé l’asile. À Sheffield, j’ai trouvé des amis qui m’ont aidée. De temps en temps, il m’a semblé que tout allait pour le mieux et que ma demande allait être acceptée, à d’autres moments, ils me disaient l’inverse, que le Home Office ne m’avait pas cru et qu’ils me forceraient à retourner en Iran. En ces moments-là, j’ai désiré mourir.»

Selon toi, pourquoi, est-ce qu’ils ne t’ont pas cru ?
«Je ne le sais pas. Je me suis échappée parce que je suis une femme lesbienne, parce que j’avais moi-même de l’amour pour une autre femme et que c’était de plus en plus difficile de nous cacher. Puis elle, elle a été arrêtée. Là, si je ne m’étais pas trouvée dans cette situation, je ne serais pas partie, parce que je suis très attachée à ma terre et que je voulais le bonheur de mes fils. Eux, ici, ils voulaient des preuves, mais je ne savais pas quelles preuves apporter».
As-tu eu des nouvelles de ta compagne après son arrestation ?
«Oui. elle a été interrogée et condamnée à la lapidation, parce qu’elle a été jugée comme une femme immorale. J’ai toujours beaucoup de mal à parler d’elle».

Sur son cas un mouvement a été créé : beaucoup de personnes, des proches, ont souffert avec elle, ont protesté, ont envoyé de lettres au Home Office, aux gouverneurs, aux ambassades. Ils demandaient au Royaume-Uni de lui accorder l’asile parce que cela leur semblait juste.
Tu as du te sentir moins seule ?
«Oui, ces voix m’ont aidée à espérer toujours plus. Mais quand ils m’ont emmenée à Yarls Wood, je n’ai fait que penser à la mort. Je n’ai plus eu de foi et j’ai souhaité mourir pour ne pas retourner en Iran où quelque chose m’attendait, de beaucoup plus dur, et de beaucoup plus douloureux que la mort. Je crois en la bonté de Dieu et à un moment, est arrivé un miracle.
»
«Pegah», m’a dit un jour au téléphone, un de mes amis, «tout le monde parle de toi. Un mouvement est né qui demande à te sauver la vie. Ton nom est dans journaux, sur Internet, ton nom est dans la bouche de tous». Tant de personnes se sont intéressées à moi, même un membre du Parlement anglais ! J’ai non seulement découvert avoir des amis dans les mouvements anglais pour les droits des homosexuels, mais également en Italie. La personne qui me suit ici et qui m’aide à Sheffield a donné un nom pour ces personnes : Friends of Pegah Campaign, Les Amis de campagne de Pegah.
En Iran les homosexuels sont obligés de se cacher parce que s’ils sont découverts, ils risquent la torture, et la douleur de cent coups de fouet et, s’ils récidivent, c’est la lapidation ou la pendaison.»
Les gays et les lesbiennes iraniens suivent son cas avec ferveur et ils la considèrent comme un symbole.
Que ressens-tu en pensant à eux ?
«Souci et angoisse. J’espère seulement que les choses vont changer, que les lois vont changer».
As-tu un message pour les autorités qui peuvent accorder asile aux homosexuels ?
«De sauver leur vie ».
Elle a été condamnée en raison de sa façon d’aimer, seulement parce qu’elle est differente de celle de la majorité. Elle a eu le courage de le dire à tout monde.
Que représente pour toi l’amour ?
«C’est la chose la plus importante. Grâce à l’amour, la plupart des hommes et des femmes créent une famille et réalisent leur vie. Ce fut l’amour qui a guidé ma vie et quoi qu’il arrive, ce sera l’amour qui me guidera.».
Si ton épreuve se conclut favorablement et que tes droits sont reconnus, as-tu déjà pensé au futur, et quels rêves voudrais-tu réaliser ?
«Je voudrais marcher au milieu des gens, m’observer au dessus de mes épaules, et répéter à l’intérieur de moi-même :
Je suis libre.»

Traduction HJL, 27 août 2007.
Merci au Groupe Every One, merci à La Manica Tagliata.

Compte-rendu du sit-in de Rome par Michael Petrelis
Vidéos du sit-in de Rome